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Impeachment : des élus républicains s’introduisent au Congrès pendant un témoignage à huis clos

Impeachment : des élus républicains s’introduisent au Congrès pendant un témoignage à huis clos




Scène de chaos au Capitole. “Je suis ici avec des dizaines de mes collègues du Congrès, car derrière ces portes ils [les démocrates, ndlr] ont l’intention de renverser les résultats d’une élection présidentielle. Nous voulons savoir ce qu’il se passe”, a tonné l’élu républicain de Floride Matt Gaetz devant un parterre de journalistes, ce mercredi 23 octobre. Des soutiens de Donald Trump se disaient furieux d’avoir été tenus à l’écart de l’enquête lancée par les démocrates en vue de la destitution du président américain.
Alors qu’un témoin était entendu à huis clos dans une salle sécurisée, une vingtaine d’élus à la Chambre des représentants se sont introduits dans la pièce, retardant l’audition d’un responsable du Pentagone, rapporte l’AFP.
Enfreignant ainsi les règles de sécurité de la Chambre, certains partisans de Trump ont même tweeté depuis cette pièce sécurisée – appelée SCIF – où les téléphones portables sont proscrits. “J’ai conduit 30 de mes collègues dans le SCIF où Adam Schiff [président démocrate de la commission du Renseignement à la Chambre, ndlr] recueille des dépositions secrètes pour l’impeachment”, s’est ainsi félicité Matt Gaetz, avant de supprimer son tweet.
Une vidéo montrant les parlementaires s’infiltrant dans la salle a été postée sur les réseaux suscitant l’incompréhension chez les démocrates, qui dénoncent une faille de sécurité. “J’ai travaillé dans un SCIF en tant qu’officier. L’importance de garder les lieux sécurisés nous est tellement inculquée que je faisais des cauchemars la nuit dans lesquels j’oubliais mon téléphone dans la poche de mon uniforme. Ce comportement est embarrassant”, a tweeté Pete Buttigieg, le candidat à l’investiture démocrate.
WATCH: here’s the video of when 2 dozen GOP members, led by @mattgaetz entered the secure hearing room (SCIF) to interrupt witness testimony in the #ImpeachmentInquiry as they demand access, despite not being committee members. They’re complaining it’s a “Soviet-style process”. pic.twitter.com/8KddYz3r9D— Scott Thuman (@ScottThuman) October 23, 2019

Freiner l’enquête qui pourrait mener à la destitution

Le Washington Post révèle par ailleurs qu’Adam Schiff, le démocrate menant l’investigation parlementaire qui vise le président américain, a été contraint d’appeler le sergent d’armes de la Chambre.
Pour leur défense, les républicains invoquent un manque de transparence de la part des démocrates. Ainsi, Adam Schiff aurait “pris le témoin” et serait “sorti de la pièce car il refusait que l’audition se déroule de manière transparente”, selon un enregistrement diffusé par l’élu républicain Alex Mooney. Les témoins sont pourtant entendus par l’ensemble de la commission du Renseignement, où une trentaine d’élus, démocrates et républicains, peuvent interroger les personnes auditionnées.
BREAKING–> My report from inside the SCIF hearing room where we are exposing Adam Schiff’s secret so-called impeachment inquiry. pic.twitter.com/fPcPJ94R9y— Rep. Alex Mooney (@RepAlexMooney) October 23, 2019

Cette “action” menée par les républicains révèle la volonté de certains partisans de Trump de freiner l’enquête au terme de laquelle les démocrates pourraient voter l’impeachment du président.
Deux jours avant que ces élus républicains viennent perturber l’audition à huis clos de ce responsable du Pentagone, Trump appelait les parlementaires de son bord à “s’endurcir” et “combattre” cette procédure de destitution qui le vise…

>> A lire aussi : Kim Jong-un entretiendrait une relation “particulière” avec Trump




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/24/actualite/actualite/impeachment-des-elus-republicains-sintroduisent-au-congres-pendant-un-temoignage-a-huis-clos/

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Publish date : 2019-10-24 16:45:46

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Nora Hamzawi décortique la charge mentale sur France Inter, et c’est hilarant

Nora Hamzawi décortique la charge mentale sur France Inter, et c’est hilarant




“Je pouvais pas deviner, il fallait me demander si t’avais besoin de quelque chose.”
Cette phrase, Nora Hamzawi ne supporte plus de l’entendre de la bouche de son conjoint… Pour sa chronique dans le 7/9 de France Inter, ce jeudi 24 octobre, l’humoriste et comédienne a choisi d’aborder la charge mentale. Ce syndrome qui touche les femmes, épuisées de “devoir penser à tout”. “J’en ai marre de mieux savoir que lui !” Une chronique drôle et réaliste qui parlera certainement à beaucoup…

>> A lire aussi : Nora Hamzawi et Anaïs Demoustier : “On s’est tout raconté !”



Source link : https://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/nora-hamzawi-decortique-la-charge-mentale-sur-france-inter-et-cest-hilarant/

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Publish date : 2019-10-24 11:52:47

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Le maire de Strasbourg, exclu du PS, dénonce le “caporalisme” du parti

Le maire de Strasbourg, exclu du PS, dénonce le “caporalisme” du parti




Le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, a été évincé du Parti socialiste, dont il est membre depuis 45 ans, a appris l’AFP, ce mercredi 23 octobre. En cause : la publication, le 19 octobre dans le Journal du Dimanche, d’une tribune appelant à la création d’un “pôle de gauche dans la majorité” gouvernementale pour porter “une voix sociale et républicaine”, dont l’élu strasbourgeois est signataire.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure s’est dit “surpris” de trouver le nom de Roland Ries au bas de la tribune parmi les 75 élus et anciens élus PS et écologistes signataires. “Pour moi, les choses sont extrêmement simples : on ne peut pas être à la fois dans l’opposition et dans la majorité. (…) Roland Ries se situe dans la majorité et ne soutient pas un candidat socialiste. J’en tire la conclusion qu’il n’est plus membre du PS”, a-t-il déclaré auprès du quotidien régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Dans un entretien accordé à l’AFP, Roland Ries, qui a ainsi appris son exclusion par voie de presse, dénonce le “caporalisme” du parti. “Je ne crois pas que l’on règle des problèmes politiques par des actes d’autorité, par le caporalisme, l’orthodoxie proclamée et les exclusions, mais par la discussion et l’acceptation de la différence”, a-t-il regretté.
“Je n’imaginais pas que le PS pouvait encore en être à ce niveau-là”, a encore avancé le maire de Strasbourg, arguant que “tout cela ne s’attaque pas à la racine des choses et au fait que le PS est tombé très bas en l’espace de très peu de temps”.

Il y aurait “mieux à faire que de s’exclure les uns les autres”

L’élu a par ailleurs fait valoir que, compte tenu de la “chute vertigineuse” des forces militantes du PS, de sa “perte d’influence” et de sa parole “de plus en plus inaudible”, il y aurait “mieux à faire que de s’exclure les uns les autres”.
Roland Ries se dit fidèle à ses convictions socialistes et indique qu’il souhaitait “faire perdurer cet esprit d’ouverture, en orientant la politique nationale vers la gauche. Une position non incantatoire, mais réaliste et pragmatique, à l’heure où le danger de la dérive populiste nous menace”.
L’homme regrette que le PS n’ait pas saisi l’occasion de la publication de cette tribune pour “s’interroger sur le sens d’une telle prise de position et sur ce qu’elle révèle du fonctionnement actuel du Parti socialiste.”
Celui qui évoluait depuis 45 ans sous l’étiquette PS a annoncé il y a quelques mois qu’il ne se représenterait pas à la mairie de Strasbourg en 2020 et ne divulguerait pas avant le mois de janvier à quel candidat il apportera son soutien. Au socialiste Mathieu Cahn ? Ou à son actuel premier adjoint, Alain Fontanel, ancien du PS et qui mènera la liste LREM ? La question se pose d’autant plus du fait de son exclusion.



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Publish date : 2019-10-24 12:59:44

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Kim Jong-un entretiendrait une relation “particulière” avec Trump

Kim Jong-un entretiendrait une relation “particulière” avec Trump




“Particulière” : voilà comment le dictateur Kim Jong-un a décrit sa relation avec Donald Trump. C’est du moins ce qu’a déclaré un haut responsable nord-coréen à l’agence officielle KCNA, le jeudi 24 octobre.
Un sentiment que le président américain semble partager. Il y a quelques jours, Donald Trump déclarait à l’agence Reuters au sujet de Kim Jong-un : “Je l’aime bien. Il m’aime bien. On s’entend bien. Je le respecte. Il me respecte.”

Une relation qui pourrait profiter à Pyongyang

Kim Jong-un chercherait actuellement à “négocier directement avec Trump”, comme l’a déclaré à l’AFP un professeur d’études nord-coréennes à Séoul, de façon à obtenir un accord sur le programme nucléaire en Corée du Nord. Et les accointances entre les deux hommes pourraient être profitables à Pyongyang. Le deuxième sommet qui avait eu lieu à ce sujet entre Donald Trump et Kim Jong-un à Hanoï (Vietnam), en février, avait ceci dit été un échec.

>> A lire aussi : Les 11 plus grands exploits de Kim Jong-un (et de son père)



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Publish date : 2019-10-24 11:11:24

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Procédure de destitution : Trump se dit victime d’un “lynchage”

Procédure de destitution : Trump se dit victime d’un “lynchage”




Le président américain a tenté, une nouvelle fois, la stratégie de la victimisation pour décrédibiliser la procédure de destitution qui le vise. Après avoir dénoncé une “chasse aux sorcières de caniveau”, Trump n’a pas hésité à comparer, sur Twitter, ce mardi 22 octobre, l’enquête qui pourrait mener à sa destitution à un “lynchage”.
“Si un démocrate devient président un jour, et que les républicains remportent la Chambre des représentants, même avec une toute petite marge, ils peuvent lancer une procédure de destitution du président, même sans respect des procédures, de l’équité ou du droit. Tous les républicains doivent se souvenir de ce à quoi ils assistent ici : un lynchage”, a ainsi tonné le milliardaire sur le réseau social.
So some day, if a Democrat becomes President and the Republicans win the House, even by a tiny margin, they can impeach the President, without due process or fairness or any legal rights. All Republicans must remember what they are witnessing here – a lynching. But we will WIN!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 22, 2019

Problème ? Ce terme désigne l’exécution sommaire, violente et sans jugement d’un individu par une foule. Mais il est encore plus lourd de sens aux Etats-Unis, où le lynchage renvoie à une période historique particulièrement sinistre ; celle de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle pendant laquelle des milliers d’Américains noirs ont été lynchés par des groupes suprémacistes blancs, dont le Ku Klux Klan, dans les Etats du Sud.
Nombre de responsables politiques américains se sont insurgés contre le tweet du locataire de la Maison Blanche, y compris des républicains.

“Comparer le processus de destitution constitutionnelle à un ‘lynchage’ est répréhensible et honteux”

“La mise en accusation à la Chambre est un acte d’accusation et non un procès. Le Sénat mène le procès. Le président Trump demande constamment un traitement spécial qui n’est pas accordé aux autres Américains. Et comparer le processus de destitution constitutionnelle à un ‘lynchage’ est répréhensible et honteux”, a ainsi dénoncé le républicain Justin Amash, représentant du Michigan à la Chambre des représentants.
Impeachment in the House is an indictment, not a trial. The Senate conducts the trial. President Trump constantly demands special treatment that is not afforded other Americans. And to liken the constitutional impeachment process to a “lynching” is reprehensible and shameful. https://t.co/P2nmaXiSiZ— Justin Amash (@justinamash) October 22, 2019

D’autres élus républicains se sont montrés plus modérés, déplorant l’utilisation de ce mot sans vraiment la condamner. Selon l’AFP, le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a par exemple déclaré auprès de journalistes : “Compte tenu de l’histoire de notre pays, je ne le comparerais pas à un lynchage, c’était un choix fâcheux de mots”.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley a par ailleurs assuré que “le président n’essayait pas du tout de se comparer à l’histoire terrible de ce pays”, défendant ainsi les propos tenus par le président. Donald Trump peut toujours compter sur ses plus fervents soutiens, à l’instar de Lindsey Graham qui a déclaré : “C’est un lynchage à tous les sens du terme”.

“Nous n’avons jamais rien vu de tel”

Côté démocrate, les responsables politiques sont unanimes. “C’est un mot qu’aucun président ne devrait utiliser pour lui-même”, a ainsi estimé James Clyburn sur CNN. “Je viens du Sud. Je connais l’histoire de ce mot. C’est un mot qu’il faut utiliser avec beaucoup, beaucoup de prudence”, a ajouté l’élu de Caroline du Sud.
“J’ai étudié avec attention l’histoire présidentielle, nous n’avons jamais rien vu de tel”, s’est-il encore indigné, rappelant que les trois autres présidents américains ayant fait l’objet d’un impeachment – Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton – n’ont jamais fait de pareilles références.
Même son de cloche du côté de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren. La candidate à la présidentielle de 2020 a dénoncé sur Twitter les propos tenus par le président, comme le rapporte le Huff Post : “Le lynchage est une tache épouvantable sur l’histoire de notre pays et il est honteux pour Donald Trump d’en invoquer un pour éviter d’être tenu pour responsable de ses crimes. Personne n’est au-dessus de la loi, pas même le président des États-Unis.”
Lynching is a horrific stain on our country’s history, and it is beyond disgraceful for Donald Trump to invoke one to avoid being held accountable for his crimes.

Nobody is above the law, not even the president of the United States.— Elizabeth Warren (@ewarren) October 22, 2019

En parallèle, l’enquête lancée par les démocrates en vue de destituer Trump poursuit son cours. Bill Taylor, chargé d’affaires américain en Ukraine, a été entendu à huis clos par la Chambre des représentants, ce mardi 22 octobre. Il aurait révélé au cours de cette audition que l’ex magnat de l’immobilier a bien conditionné une aide pour l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête par la justice ukrainienne sur Joe Biden et son fils.

>> A lire aussi : Une vidéo parodique de Trump exécutant des journalistes fait un tollé



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/23/actualite/actualite/procedure-de-destitution-trump-se-dit-victime-dun-lynchage/

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Publish date : 2019-10-23 16:41:28

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Cette semaine dans les Inrocks : Jane Birkin, Greg Gonzalez et une enquête sur la rentrée littéraire…

Cette semaine dans les Inrocks : Jane Birkin, Greg Gonzalez et une enquête sur la rentrée littéraire…




Jane Birkin : “Je n’ai pas l’impression de me dévoiler tout à fait”

Icône sans prétention, Jane Birkin publie Post-Scriptum, le deuxième volume de son journal qui couvre la période 1982-2013. L’occasion d’un retour sur une vie riche en rencontres amoureuses (John Barry, Serge Gainsbourg, Jacques Doillon…) et un parcours artistique qui l’a vue passer du cinéma populaire au cinéma d’auteur, du théâtre à la chanson.

Jane Birkin et Serge Gainsbourg, 1970 © Bert Stern/Conde Nast/Getty Images

Faut-il en finir avec la rentrée littéraire et les prix ?

Le 4 novembre, le Goncourt ouvrira le bal des prix et boostera les ventes de l’heureux élu. A dix jours de ce moment très attendu, enquête sur le rituel très français de la rentrée littéraire.

© Joël Saget/AFP

La mélopée suave de Greg Gonzalez, leader de Cigarettes After Sex

Greg Gonzalez nous a reçus à Los Angeles où il vient de s’installer. L’occasion d’évoquer Cry, un second album sombre et sensuel qui s’inscrit dans la continuité du précédent.

© Richard Dumas

Peter Hujar et David Wojnarowicz : la photo, l’amour, la mort

Deux expos, comme l’histoire d’une rencontre, en 1981, dans le New York des marges. Brièvement amants, éternellement liés, le photographe Peter Hujar et l’artiste David Wojnarowicz, bientôt emportés par le sida, auront capté un monde menacé de mort, souvent invisibilisé.

David Wojnarowicz par Peter Hujar, en 1981 © The Morgan Library & Museum, achat en 2013 grâce au Charina Endowment Fund © Peter Hujar Archive, LLC, courtesy Pace/MacGill Gallery, New York and Fraenkel Gallery, San Francisco

Le cinéaste Marco Bellochio, un éternel contestataire

Débutée en 1965, la longue carrière de Marco Bellocchio est émaillée de scandales. Alors que sort son nouveau film, Le Traître, sur un mafioso repenti, retour avec le cinéaste sur sa filmographie atypique et libre.

A Cannes, en mai 2019 © Thomas Chéné pour Les Inrockuptibles

Comment adopter une conso écologique et éthique

Malgré de bonnes résolutions, il peut être difficile de trouver les bons outils pour consommer responsable. Des projets émergent pour réduire les déchets et recycler au maximum.

© Arnaud Childéric – Kalice Photographie
Et toujours les critiques ciné, séries, musique, livres, scènes, arts…



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/23/actualite/medias-actualite/cette-semaine-dans-les-inrocks-jane-birkin-greg-gonzalez-et-une-enquete-sur-la-rentree-litteraire/

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Publish date : 2019-10-23 16:58:16

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La "taupe" anti-trump de la Maison Blanche va publier un livre

La "taupe" anti-trump de la Maison Blanche va publier un livre




Déjà sous la menace d’une procédure de destitution depuis septembre 2019, le président actuel des Etats-Unis va bientôt devoir faire face à une difficulté supplémentaire. Cette fois, c’est le haut responsable de la Maison Blanche – qui avait écrit une tribune à charge contre le président en septembre 2018 – qui sortira un bouquin sur lui, le 19 novembre, ont rapporté CNN et le Washington Post.

>> A lire aussi : Procédure de destitution : Trump se dit victime d’un “lynchage”

Pour ce livre intitulé A warning (Un avertissement), qui sera publié aux éditions Twelve du groupe Hachette, CNN précise que “des précautions ont été prises pour protéger l’identité de l’auteur”. La chaîne d’information en continu a révélé une ébauche de communiqué de presse où l’éditeur décrit le livre comme “explosif” et qui “offre un témoignage choquant, de première main, sur le président Trump et son travail”.

La suite d’une tribune incendiaire

L’auteur de cet ouvrage avait déjà provoqué la colère de Donald Trump, en septembre 2018, pour avoir écrit anonymement dans le New York Times une tribune intitulée “Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump”. Il y témoignait de la position de certains employés de la Maison Blanche qui, comme lui, luttaient en interne contre “les pires penchants” d’un président au leadership “mesquin, impétueux et inefficace”, souligne l’AFP.

>> A lire aussi : Un membre de son administration publie une tribune explosive contre Trump

A la suite de cette affaire, Donald Trump avait encouragé son ministre de la Justice de l’époque, Jeff Sessions, à ouvrir une enquête. Il avait également demandé que le New York Times révèle l’identité de l’auteur, qualifié de “lâche.”
Ces déclarations intervenaient au mauvais moment pour le président qui faisait déjà l’objet de vives critiques dans le livre Fear : Trump in the White House (Peur : Trump à la Maison blanche) du journaliste Bob Woodward, sorti également en septembre 2018. Dans cet ouvrage, l’auteur dépeignait un Donald Trump en proie à des crises de paranoïas et de colère.

>> A lire aussi : Bob Woodward raconte ce “putain de menteur” de Trump



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Publish date : 2019-10-23 17:41:13

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Trente-neuf corps découverts dans un camion au Royaume-Uni

Trente-neuf corps découverts dans un camion au Royaume-Uni




Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 octobre, trente-neuf personnes ont été retrouvées mortes à bord d’un camion qui venait de Bulgarie, rapporte l’AFP. La police a été alertée aux alentours de 1h30 du matin par les services de secours qui ont fait cette macabre découverte à Grays, dans l’Essex, à l’est de Londres.
L’identité et l’origine des victimes sont encore inconnues à l’heure actuelle. “Le processus d’identification est en cours”, a indiqué Andrew Mariner, responsable de la police de l’Essex dans un communiqué. Le chauffeur du camion, âgé de 25 ans et originaire d’Irlande du Nord, a été arrêté pour meurtre, a précisé la police britannique.

Trente-huit adultes et un adolescent

Selon les premiers éléments de l’enquête, le véhicule, en provenance de Bulgarie, était entré au Royaume-Uni, le 19 octobre à Holyhead, un port de la côte ouest de la Grande-Bretagne. Trente-huit adultes et un adolescent y ont été retrouvés morts.
Le ministère de l’Intérieur britannique a indiqué collaborer avec la police pour établir les circonstances de ce drame. Sans que l’on puisse affirmer à l’heure actuelle que les trente-neuf victimes tentaient de gagner illégalement la Grande-Bretagne, l’AFP précise que, “face au renforcement des contrôles sur les côtes de la Manche, l’Irlande peut constituer un pays de transit sur les routes de migration en raison de l’ouverture des frontières entre le pays et le Royaume-Uni”.
Par ailleurs, des migrants tentent régulièrement de rejoindre le Royaume-Uni en se cachant dans des remorques de camion pour passer la frontière.

Boris Johnson horrifié

Sur Twitter, le premier ministre britannique Boris Johnson, s’est dit “horrifié” par cette découverte, ajoutant : “Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu la vie et leurs proches”. La députée de la circonscription, Jackie Doyle-Price, s’est elle aussi déclarée “écœurée”. “Le trafic d’être humains est un business ignoble et dangereux”, a-t-elle ajouté, souhaitant que “ces meurtriers” soient traduits en justice.
I’m appalled by this tragic incident in Essex. I am receiving regular updates and the Home Office will work closely with Essex Police as we establish exactly what has happened. My thoughts are with all those who lost their lives & their loved ones.— Boris Johnson (@BorisJohnson) October 23, 2019

En 2015, un drame similaire s’était déjà produit en Autriche où les corps de 71 migrants originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan avaient été retrouvés dans la remorque d’un camion frigorifique. L’enquête avait finalement révélé l’existence d’un réseau de passeurs dirigé par un Afghan.

>> A lire aussi : A Paris, l’errance des familles de migrants à la recherche d’un endroit où dormir



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Publish date : 2019-10-23 18:18:58

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Un récit de la violence policière à Santiago du Chili

Un récit de la violence policière à Santiago du Chili




Les photos que Manuel Madariaga nous a fait parvenir par mail donnent une idée de l’ambiance des derniers jours à Santiago du Chili. Sur l’une d’elles, des gens investissent la rue, de nuit, en brandissant un grand drapeau chilien. Certaines personnes tapent sur des casseroles pour manifester leur colère. Sur le cliché suivant, des objets sont incendiés au milieu de la route, formant un début de barricade. Une banderole est déployée : “Organiza tu rabia. A cambiarlo todo !” (“Organise ta colère. Il faut tout changer !”).
D’autres images se succèdent : il fait jour à présent, un hélicoptère vert et rouge de la police patrouille au-dessus du quartier ; dans le supermarché du coin, les étagères sont désespérément vides. Puis vient cette photo prise derrière la vitre d’un bus : une voiture de carabineros (policiers) est arrêtée au bord de la route, une bâche orange a été déposée au sol, sur un corps inerte, la scène est protégée par un ruban jaune. “C’était lundi, alors que je marchais pour aller au travail. A un pâté de maisons de chez moi, je suis tombé sur un cadavre, résultat de la répression qui avait eu lieu dans la nuit”, nous raconte-t-il par message écrit (en nous joignant la photo ci-dessous).

Le corps d’un homme décédé gît sur le trottoir (Manuel Madariaga)

“Trente carabineros à moto sont arrivés, et se sont lancés contre nous”

Depuis le 14 octobre, début du mouvement social contre l’augmentation du prix du métro, dont les revendications se sont étendues bien au-delà depuis, on dénombre quinze morts, dont onze dans la région de Santiago (selon une annonce du gouvernement le 22 octobre). De plus, 239 civils ont été blessés, ainsi qu’une cinquantaine de policiers et militaires, et 2 643 personnes arrêtées. Selon l’Institut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, 84 des 239 civils blessés l’ont été par armes à feu.
Manuel Madariaga fait partie de ceux qui ont souffert de la répression à grande échelle lancée par le président Sebastian Piñera (étiqueté à droite), après qu’il a déclaré l’état d’urgence et le couvre-feu. Samedi 19 octobre, vers 16h, il était sorti de chez lui pour manifester avec les “cacerolazos” [forme de protestation populaire consistant à taper sur des casseroles, ndlr] du quartier Lo Hermida, bien connu pour son engagement historique contre la dictature de Pinochet (1973-1990).
Alors qu’il se trouvait au croisement de l’avenue Tobalada et l’avenue Grecia, “trente carabineros à moto sont arrivés, et se sont lancés contre nous”, raconte-t-il. “Ils ont renversé de nombreuses personnes, dont ma femme et mon fils aîné. En essayant de les aider, un motard m’a renversé par-derrière, m’a jeté à terre et est passé sur ma tête.” Malgré le choc, il n’est pas allé voir de médecin, par peur de traverser la ville quadrillée par les militaires, et d’être arrêté du fait de sa blessure – qui pouvait l’associer aux émeutiers aux yeux des policiers. Sa compagne, biologiste, lui a prodigué les premiers soins.

Le bras blessé de Manuel Madariaga (Manuel Madariaga)

>> A lire aussi : Chili : “Une violence policière répétée, arbitraire et extrême”

“Ils ont tiré des balles en caoutchouc. L’une d’elles m’a touché à la tête”

De fait, le lendemain, dimanche 20 octobre, il a de nouveau fait les frais de la répression : “En sortant de chez moi, ils ont tiré des balles en caoutchouc. L’une d’elles m’a touché à la tête. Tous les jours, nous avons manifesté au milieu de la répression”, décrit-il. Selon lui, l’origine du tir ne fait pas de doute : “C’était un tir de fusil d’un carabinero qui se situait à 50 mètres de moi. Il n’y a pas d’enquêtes, bien qu’il y ait eu plusieurs blessés ce jour-là.”
Ces violences physiques ne découragent cependant pas cet analyste de 53 ans, qui travaille aussi bénévolement pour la télé du quartier, TV8 Peñalolen. Il explique avoir rejoint les manifestants après que les élèves du secondaire se sont mobilisés contre la hausse du prix du ticket de métro. Comme beaucoup de Chiliens, il a rejoint le mouvement le 18 octobre, jour où tout s’est embrasé.
“Je me suis engagé parce que j’ai une conscience de classe, et de l’empathie pour mon peuple. Et tout cela n’est que la partie émergée de l’iceberg. La lutte concerne aussi des retraites plus justes, et la fin des abus de manière générale”, explique-t-il. Comme le relatent les spécialistes du Chili, bien que l’économie du pays se porte bien (le président Piñera a même parlé d’une “oasis” au cœur de l’Amérique latine), il est miné par des inégalités sociales criantes. Selon les Nations unies, 1 % des Chiliens concentrent ainsi plus de 25 % des richesses du pays.

>> A lire aussi : “La gauche chilienne ne s’est jamais remise du coup d’Etat de Pinochet”

Résistance

Ce 22 octobre dans la nuit, le président Sébastian Piñera – qui avait dans un premier temps déclaré le pays en “état de guerre” – a annoncé des mesures sociales censées calmer les tensions qui tiraillent le Chili. Mais rien ne dit que les protestataires vont s’arrêter là.

Manuel Madariaga (Manuel Madariaga)
Quand on lui demande si la peur ne va pas finir par étouffer le soulèvement en cours, Manuel Madariaga rappelle qu’il a 53 ans, et que dès ses 14 ans, il a participé “à la résistance contre la dictature militaire”. La peur n’a donc pas d’effet selon lui : “Dans les années 1980, dans les manifestations, il y avait des dizaines de morts et de blessés, et les gens ne se sont pas dégonflés. Ces victimes nous renforcent dans notre envie de lutter.”



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Publish date : 2019-10-23 18:51:46

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Chili : “Une violence policière répétée, arbitraire et extrême”

Chili : “Une violence policière répétée, arbitraire et extrême”




Depuis quelques jours, les images qui nous parviennent du Chili témoignent d’un climat de guerre civile qui n’est pas sans rappeler l’époque de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1989). Tanks et militaires armés investissent les rues, pourchassent les manifestants et sèment la panique dans des rassemblements pacifistes. On dénombre quinze morts depuis le début du mouvement de contestation contre la hausse du prix du métro, et plus largement contre les inégalités criantes qui divisent le pays.
Alors que le président chilien Sebastián Piñera (étiqueté à droite) a changé de braquet, en annonçant cette nuit du 22 octobre des mesures sociales, dont une augmentation de 20 % du minimum retraite, et le gel des tarifs de l’électricité, nous avons interrogé Felipe Agüero Piwonka, professeur de sciences politiques à l’Université du Chili, à Santiago.
🔴Tanquetas militares avanzan por calle Apoquindo entre La Gloria y Warren Smith, en #Santiago pic.twitter.com/Jr1xnhRNpb— BioBioChile (@biobio) October 21, 2019

Comment analysez-vous le soulèvement populaire qui a lieu au Chili depuis le 14 octobre ? La hausse du prix du ticket de métro est-elle l’unique raison de cette contestation sociale ?
Felipe Agüero Piwonka – Ce soulèvement a en effet commencé par une contestation de la hausse du prix du métro. Au départ, il n’était pas prévu que cette contestation initiale se poursuive jusqu’à la grande déflagration sociale qui a eu lieu vendredi 18 octobre. Ni qu’elle continue jusqu’à aujourd’hui, même s’il y avait de façon générale une épaisse couche de frustrations accumulées au sein de la population, du fait d’abus en tous genres.
Deux facteurs spécifiques expliquent que le mouvement se soit étendu si largement dans la population. D’une part, la violence policière répétée, arbitraire et extrême qui a été utilisée pour réprimer les jeunes collégiens et lycéens qui bloquaient le métro. Le fait que des étudiants, des usagers du métro et du public en général assistent à cette répression a contribué à augmenter la colère et la rage. Cela a mis en évidence l’attitude d’abus systématique à laquelle les jeunes sont soumis, et, plus largement, d’autres secteurs de la population. D’autre part, le gouvernement a été incapable de gérer la crise que nous vivons. Au lieu de montrer de l’empathie, de la compréhension, même partielle, et d’appeler au dialogue, il s’est contenté de réprimer, sans plus d’idées pour élaborer un scénario de sortie.
Il y a quelques jours, le président Sebastián Piñera a justement déclaré que le Chili était “en état de guerre”, et a mis en place l’état d’urgence. Que pensez-vous de cette manière martiale de gérer la crise ?
Comme je le disais précédemment, le gouvernement a témoigné d’une capacité incroyablement faible à gérer la crise. On croirait – car ce n’est pas la première fois que cela se produit, il y a eu des crises antérieures – que son ADN ne le conduit qu’à recourir à des méthodes répressives. On l’a vu dans le cas de l’Araucanie [région du sud du Chili, où un jeune mapuche a été tué par les Forces spéciales fin 2018, ce qui avait engendré une violente répression de la contestation, ndlr]. La déclaration irresponsable du président selon laquelle “nous sommes en état de guerre” n’a fait que contribuer à augmenter le conflit, et à désolidariser sa propre équipe. De fait, le militaire en charge des forces de l’ordre à Santiago, qui est responsable de la Zone en état d’urgence, a affirmé que lui n’était en guerre contre personne.
Chile president announces social measures to stem street violence #AFP https://t.co/Ao0eKBJ4L4
📷 @ugartep pic.twitter.com/h7dMSfZgKg— AFP Photo (@AFPphoto) October 23, 2019

Dans son discours, Piñera s’est dit plus précisément en guerre “contre un ennemi puissant (…) qui a l’organisation et la logistique propres à une organisation criminelle”. Cette rhétorique de l’ennemi de l’intérieur rappelle la rhétorique pinochetiste contre l’ennemi communiste. Le spectre du pinochetisme hante-t-il toujours le Chili ?
Sans nul doute, et cela se voit clairement dans ce type de conjoncture. Il y a des secteurs à l’intérieur du gouvernement qui sont directement issus du pinochetisme, comme par exemple son ministre de l’Intérieur. Mais la question la plus importante est sa myopie à voir plus loin, à comprendre que le mécontentement existe vraiment, pour des raisons tant objectives que subjectives. Pour le gouvernement, il est plus facile de considérer tout problème comme le résultat d’une conspiration organisée par des ennemis.
Esto pasó hoy 22.10.2019, Concepción, CHILE. Cerdos de mierda pic.twitter.com/pCNJ4dThTS— Álvaro Domínguez Montoya (@alvardominguez) October 23, 2019

Les images diffusées sur les réseaux sociaux témoignent d’un climat de guerre civile. 15 personnes sont mortes lors d’émeutes ces derniers jours, ce qui semble inconcevable en démocratie. Comment expliquer cela ?
Quand on met en marche un mécanisme d’action militaire, comme l’est l’état d’urgence, qui restreint les libertés de réunion et de mouvement, et que l’on ajoute à cela un couvre-feu, il est inévitable que des résultats militaires se produisent – c’est-à-dire des morts et des blessés.
Le mouvement social réclame la démission de Sebastián Piñera. Cela vous semble-t-il possible ?
Le cours des événements est toujours incertain. Je ne pense pas que le mouvement ait encore la force nécessaire pour obtenir sa démission. Mais ce qui serait plus important encore serait d’obtenir un changement de direction des orientations du gouvernement. Et, pour obtenir cela, il faut une mobilisation populaire soutenue, avec des leaders identifiés, qui n’existent pas encore. Dans ce contexte, je ne suis pas convaincu qu’une démission serait l’issue la plus positive. Le principal serait d’obtenir un changement des équipes ministérielles et de la configuration des instances de participation. Ce qui déboucherait sur un véritable changement de direction, toujours à l’intérieur des institutions.
Propos recueillis par Mathieu Dejean



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Publish date : 2019-10-23 12:07:10

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