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Des terroristes présumés envisageaient de “frapper” le 17 novembre

Des terroristes présumés envisageaient de “frapper” le 17 novembre




Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire, samedi 17 novembre, pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. En cause, un SMS envoyé par l’un des terroristes présumés à sa fiancée. Les mots sont lapidaires et tranchants : “Ça va saigner le 17 novembre”. C’est ainsi que les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) se sont mis sur la piste d’une possible attaque le jour de la mobilisation des “gilets jaunes”, qui ont bloqué les routes pour protesté contre la hausse des prix du carburant.
Ils voulaient profiter des “gilets jaunes” pour attaquer
Selon les informations du Parisien, les conspirateurs supposés de cette attaque comptait sur la mobilisation des “gilets jaunes” pour détourner l’attention des forces de l’ordre. Dès mardi 13 novembre, la sous-direction antiterroriste avait interpellé trois hommes à Saint-Étienne (Loire). Deux d’entre-eux, des frères âgés de 23 et 35 ans, sont connus pour radicalisation, et une troisième personne est âgée de 52 ans. D’après les éléments de l’enquête consultés par Le Parisien, le mentor du groupe, âgé de 25 ans, se trouvait alors en prison, pour des faits similaires datant d’il y a un an et demi. Mais il communiquait avec les autres avec un téléphone portable depuis la prison.
De la documentation pro-Daesh retrouvée
Le doute demeure sur la cible, qui n’est pas clairement définie, mais une arme de chasse et sept cartouches ont été retrouvées au domicile d’un des mis en examen. L’un des deux frères cherchait pour sa part à se procurer une kalachnikov. En garde à vue, ces hommes ont rapidement révélé soutenir la nébuleuse d’Al-Qaïda, et un autre vouloir se rendre au Yemen. De la documentation pro-Daesh a d’ailleurs été retrouvé sur le matériel informatique relevé lors des perquisitions. L’un d’entre eux a prétendu lors de sa garde à vue qu’ils souhaitaient commettre un braquage. Mais les juges anti-terroristes les soupçonnent d’avoir voulu commettre un attentat sur le sol français.



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Publish date : 2018-11-20 10:38:40

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Une représentation en 3D veut libérer le clitoris

Une représentation en 3D veut libérer le clitoris




Au collège, voire au lycée, saviez-vous ce qu’était un clitoris ? De notre côté, une chose est sûre : si à présent elle n’a plus de secret pour nous (enfin, à peu près, restons modeste), zéro souvenir d’une mention, en classe, de cette partie de notre corps.
Sans doute les recherches d’Odile Fillod nous auraient-elles été utiles à l’époque : en modélisant un clitoris à taille réelle imprimable en 3D, en 2016, cette chercheuse indépendante, qui souhaitait “contribuer à faire connaître la véritable anatomie du clitoris”, a permis de donner à voir, enfin, l’organe bulbo-clitoridien.



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Publish date : 2018-11-20 16:00:29

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Apprendre à être libres et égales: reportage au collège parisien Gérard-Philipe

Apprendre à être libres et égales: reportage au collège parisien Gérard-Philipe




“Les stéréotypes, je pensais que c’était des médicaments.” Avec son chignon porté bien haut et son charisme encore plus élevé, Assa *, 12 ans, vient de plier le game : l’hilarité de ses camarades est totale. Pourtant, à l’heure de cet atelier visant à lutter contre le sexisme, son intuition est bonne, voire très maligne : la société ne nous prescrit-elle pas, et ce structurellement, des c…



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Publish date : 2018-11-20 16:00:30

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Doit-on craindre un retour de la violence de l’ultra-droite en France ?

Doit-on craindre un retour de la violence de l’ultra-droite en France ?




Le 6 novembre dernier, six personnes étaient interpellées dans les départements de l’Ille-et-Vilaine et de la Moselle pour un projet d’action violente contre Emmanuel Macron. Des individus liés à la mouvance de l’ultra-droite, d’après une information de France Bleu Lorraine Nord confirmée par Christophe Castaner, le tout récent ministre de l’Intérieur, au micro de France Bleu Nord : “Il y avait des menaces concrètes qui nous ont inquiétés” et qui “ont conduit à ces interpellations”. Avec cet événement une question a été relancée, celle d’une violence de l’ultra-droite qu’on pensait enfouie dans les ruines du XXe siècle.
Projets “imprécis”, mais réelle volonté
L’interpellation de ces cinq hommes et une femme par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) tend pourtant à relativiser le sérieux du projet. L’enquête ouverte par le parquet de Paris “vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d’action violente contre le président de la République” selon une source de franceinfo. A l’origine de ces interpellations, des écoutes téléphoniques faisant état de “comportements d’un réseau lié à l’ultra-droite qui depuis quelques temps monte en puissance et se tourne vers l’hyper violence. Il y avait des menaces concrètes, c’est pourquoi la DGSI a procédé à des interpellations”, selon Christophe Castaner. Un réseau en réalité à ses prémisses, et où la volonté de passer à l’action – sans pour autant savoir comment – justifiait leur arrestation. Le 10 novembre, quatre hommes, âgés de 22 à 62 ans, sont présentés à un juge antiterroriste et mis en examen pour association de malfaiteurs et détention non autorisée d’armes en relation avec une entreprise terroriste. Ils reconnaissent qu’ils étaient sur le point de passer à l’action, et ont été placés en détention provisoire.
Cet événement fait écho à une actualité de plus en plus récurrente. Le 24 juin dernier, un certain Guy Sibra, chef présumé du groupuscule d’Action des forces opérationnelles, et une dizaine d’hommes, était arrêté avant d’être relâché début juillet. Ils étaient alors soupçonnés de préparer des attentats contre des mosquées et imams radicalisés, à coups d’explosions mais aussi en empoisonnant la nourriture halal dans les magasins. Un an plus tôt, en juillet 2017, un ancien membre de l’Action Française Provence, Logan Nisin était arrêté. Avec son groupe baptisé OAS, du nom de l’Organisation armée secrète sévissant dans les années 1960 pour lutter contre l’indépendance de l’Algérie, il envisageait de commettre des attentats contre des mosquées mais aussi des hommes politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou Christophe Castaner.
L’image d’accueil du site d’Action des forces opérationnelles reprenait une image du jeu vidéo Call of Duty : Modern Warfare 3, présentant une France ravagée par la guerre civile, notamment en raison de l’immigration de masse. (Capture écran).

Retour de l’ultra-droite et évolution de la violence
De ces arrestations, une formule imprègne les médias : “ultra-droite”, parfois vue comme imprécise voire fourre-tout. Cette expression “s’est imposée quand les Renseignements Généraux ont eu ordre de ne plus s’occuper de politique hormis pour les milieux violents”, détaille Nicolas Lebourg, spécialise de l’extrême droite. “L’expression leur permettait de bien spécifier qu’ils ne s’occupaient pas des militants légalistes d’extrême droite”, poursuit le co-auteur d’une étude intitulée La violence des marges politiques des années 1980 à nos jours. Dès lors, si la formule ne souligne pas forcément une absence de précisions, le chercheur remarque que comme tous les grand espaces politiques, celui-ci est empli de courants divers et contradictoires, mais avec quelques points communs : le cœur idéologique étant ici l’organicisme, c’est à dire une vision biologique de la société. “La feinte délicate c’est que les radicaux d’extrême droite sont ceux qui réclament une révolution anthropologique, par exemple les fascistes, précise Nicolas Lebourg. Or ces radicaux peuvent être non-violents, tandis que les modérés idéologiques peuvent participer de l’ultra droite en optant pour l’activisme ou le terrorisme.”
Peut-on pour autant parler d’un retour de cette violence ? “Il y a une remontée depuis 2014, et plus encore depuis 2015, par réaction aux attentats et à la crise des réfugiés. Cela s’inscrit dans un contexte européen : en Angleterre, en Grèce, en Allemagne, en Suède aussi avec la crise des réfugiés qui a provoqué de la violence d’extrême droite”, poursuit le chercheur. Pour autant, il tient à relativiser : “On n’est pas encore en 1979 où on avait eu cinquante attentats d’extrême droite à l’explosif en France, mais en visant plutôt les biens que les gens alors qu’aujourd’hui il y a l’extrême droite activiste qui a une envie de frapper les hommes et non les biens.”
Une violence en devenir ?
Une violence donc en évolution, portée par des hommes bien différents de ceux qui l’incarnaient dans la deuxième moitié du XXe siècle, qui eux avait connu la guerre et l’Occupation. “Beaucoup de membres de groupuscules d’extrême droite après la Seconde guerre mondiale avaient été formés par la Gestapo ou dans des officines nazies”, détaille le journaliste d’investigation Fréderic Charpier, auteur d’une enquête conséquente sur le sujet – Les plastiqueurs : une histoire secrète de l’extrême droite violente. “Quand vous avez combattu sur le front de l’Est ou servi d’auxiliaire pour la Gestapo, vous connaissez, par exemple, l’art de la clandestinité et avez manipulé des armes ou des explosifs.” Une expérience du combat tendant à relativiser les récentes arrestations de certains individus. “Il faut extrêmement se méfier de ceux qui ont un savoir-faire, un peu moins des naïfs qui racontent sur les réseaux sociaux qu’ils ont l’intention d’aller tuer Castaner ou Mélenchon”, souligne en riant jaune Fréderic Charpier.
Reste qu’hier comme aujourd’hui, une idéalisation de la violence à des “effets attractifs sur les gens”, reconnaît le journaliste. 
« Quand on est jeune, il y a une forme de romantisme associée à la bagarre, ou à la clandestinité, à la virilité. Il y a une sorte de frime chez certains. »
De son côté, Nicolas Lebourg a établi la violence comme un “élément esthétique majeur des mouvements de l’extrême-droite radicale”. Une esthétisation dont le point culminant pourrait être le suicide très théâtral d’un des maîtres à penser de l’extrême droite dans la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2013 : Dominique Venner. “Quelque part il a réveillé cette histoire particulière”, commente Fréderic Charpier. Une histoire que ce dernier n’estime pas ressuscitée en France. Ici, le suicide de Venner n’a pas eu l’effet escompté, c’est-à-dire le réveil des consciences contre l’attaque civilisationnelle que subirait l’Occident face à l’islam et l’immigration de masse.
“Certains de ses membres peuvent se marginaliser eux-mêmes pour passer à l’action”
“Mais en Italie, par exemple, il y a eu un effet Venner qui s’est traduit dans la republication de beaucoup de ses bouquins. Un responsable de Casapound [mouvement néo-fasciste dont la version française est aujourd’hui le Bastion social] l’a récupéré, et le diffuse très largement”, relate Fréderic Charpier pour qui la violence de l’ultra-droite est pour l’instant plus à craindre dans les autres pays européens. “Avec une actualité marquée par la montée des populismes au niveau européen, la menace est de plus en plus forte parce que les réseaux existent déjà”, souligne le journaliste. Ainsi des Européens issus de ces mouvances sont partis se battre en Ukraine ou en Syrie. Sur ces terrains, ils acquièrent une expérience pour de potentielles actions futures. “Mais en France, pour l’instant, il n’y a pas d’organisation clandestine organisée, structurée, qui échapperait à la surveillance des services secrets. Parce qu’on n’a pas encore réuni toutes les conditions pour la formation de ces groupes.”
Les militants du groupe d’inspiration néo-fasciste, Casapound, manifestaient le 29 août 2018 contre l’arrivée et l’hébergement de migrant à l’église catholique ‘Mondo Migliore’ à Rocca di Papa, près de Rome (Photo by Andreas SOLARO / AFP)

D’autant que les principaux mouvements politiques d’extrême droite français se caractérisent par l’intériorisation de l’impopularité de la violence, comme nous le confiait en juillet dernier un autre spécialiste de l’extrême-droite française, Stéphane François, précisant que “certains de ses membres peuvent se marginaliser eux-mêmes pour passer à l’action”, comme cela a été le cas pour Logan Nissin. “Ceci dit justement lorsque Génération identitaire a occupé une mosquée à Poitiers en 2012, donc même pour une action symbolique, il y avait des militants fichés S et des qui ont un vrai CV en matière d’action violente. Ainsi les identitaires sont un mouvement non-violent qui peut aider à canaliser des personnalités qui sans lui iraient à la violence. Mais comme les items idéologiques qu’ils mobilisent sont ceux qui motivent les activistes il y a bien sûr une partie des gens dans la zone grise”, complète Nicolas Lebourg.
Une violence, pour l’instant, maîtrisée, organisée où l’émergence, par exemple, de salles de boxe serviraient ce contrôle “d’homme de violence” théorisé par Birgitta Orfali. Pour autant, “il faut se méfier des discours d’extrême droite, rappelle gravement Fréderic Charpier. Ce que j’entends par là, c’est ce qu’ils appellent la métapolitique, c’est-à-dire les masques. Parler avec le drapeau dans sa poche, et parler autrement en affirmant qu’ils ont passé le cap de la violence. Car au fond, vous avez des écrits qui évoquent la ‘rémigration’, le rembarquement. Et c’est là que les esprits s’échauffent pour potentiellement devenir violents.” En mai 2018, justement, Marion Maréchal-Le Pen lançait son Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), première pierre d’une reconquête culturelle et métapolitique à la Gramsci. Une reconquête se voulant dénuée de toute violence physique. Plus récemment, La Nouvelle librairie, rassemblant auteurs de la droite de la droite mais aussi collaborationnistes, faisait son entrée dans le quartier Latin, et sonnait une fois de plus le tocsin de ce nouveau combat.



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Publish date : 2018-11-20 17:20:24

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Comment le PCF s’est arrangé pour tourner la page Pierre Laurent en douceur

Comment le PCF s’est arrangé pour tourner la page Pierre Laurent en douceur




Le Parti communiste s’apprête à faire ses adieux à Pierre Laurent. Invités à se prononcer sur les quatre textes en lice pour servir de base commune à l’orée du Congrès national, les militants ont mis en minorité le sénateur de Paris, secrétaire national depuis 2010. Une première pour le PCF depuis les changements des statuts du Congrès de Martigues en 2000. A la place, les 110 000 adhérents revendiqués (dont la moitié est à jour de cotisation) ont préféré le “Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle”, porté par le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne.
“C’est un désaveu pour la direction sortante et pour Pierre Laurent”, souligne Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine qui décrit toute l’ambiguïté qui flotte autour du futur ex Secrétaire national. “Sa modération est appréciée dans ce monde politique de plus en plus violent où l’invective a remplacé le débat. Ce n’est pas sa personnalité qui est remise en question, mais l’incohérence ou, pire, l’absence de stratégie du parti ces dix dernières années.”
Ne pas subir une nouvelle fois “l’humiliation” de 2017
Ian Brossat, adjoint au logement à la mairie de Paris abonde à pas feutrés : “Il y a, dans ce vote du 6 octobre, une forte conscience chez nos adhérents de nous dire qu’on ne peut pas se permettre de se planter une fois supplémentaire.” Dans son vaste bureau du cœur de Paris, celui qui a été nommé chef de file du PCF pour les européennes explique que “2017 a été vécu, au-delà même de l’échec, comme une humiliation”. En novembre 2016, le PCF avait décidé à l’issue d’un vote très discuté (53,6 % des voix pour) de se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. “Au moment où nous avons fait ce choix, nous n’avions plus le choix en réalité de porter notre propre candidature”, regrette aujourd’hui M. Brossat.
Dans ces conditions, l’annonce de M. Laurent de sa “disponibilité”, au lendemain du vote du 6 octobre, pour mener la futur direction du PCF en a surpris plus d’un du côté de la Place du Colonel Fabien. A commencer par le député du Nord, Fabien Roussel, que beaucoup annoncent comme possible nouveau Secrétaire national : “Pierre Laurent a dit que nous n’avions pas la majorité (le texte arrivé premier a réuni 42 % des voix). Je lui réponds que la direction sortante a été mise en minorité (38 % des voix). Je pense donc que ce sont surtout Pierre Laurent et son équipe qui devraient s’interroger sur ce qu’ils ont fait et en tirer les conséquences… normalement.”
“On va faire tout notre possible pour soigner sa sortie”
En fin connaisseur des arcanes de son parti, Pierre Laurent avait très bien calculé son coup en annonçant cette disponibilité. “Si Chassaigne et Roussel avaient opté pour la tactique du ‘Pousse-toi de là que je m’y mette’, ils se seraient cramés, explique un cacique. Au PCF, on ne fait pas des choses pareilles, ce n’est pas celui qui se pousse du col qui prend du galon.” Plus d’un mois de discussions en coulisses ont été nécessaires pour trouver d’éventuelles portes de sorties offertes à Pierre Laurent. Une autre huile résume : “Il y a trois hypothèses : soit Pierre décide, avant le congrès, que Fabien est le plus à-même de lui succéder. Le congrès valide et on se présente avec une liste unique. Deuxième hypothèse : Pierre Laurent propose le nom d’une troisième personne, mais, à ma connaissance, aucun nom n’a été mentionné. Dernière hypothèse : il considère qu’il est le point d’équilibre et décide d’y aller jusqu’au bout et qu’on présente deux listes. Et là, je ne réponds plus de rien.” D’autant qu’il y avait bien eu un nom mis en avant, pour “arranger tout le monde”, en la personne du député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville, mais il a décliné.
Or, après des semaines de tractations, Pierre Laurent lui-même a pris la parole dans une interview, lundi 19 novembre à l’Humanité. Interrogé sur sa “disponibilité”, Pierre Laurent la justifie par le fait de “continuer à faire preuve de créativité au service de cette équipe (…) en soulignant qu’elle devait préparer dans les deux ans le changement de Secrétaire national.” Toutefois, il formule une proposition, une quatrième hypothèse, partager la conduite de la liste : “L’un de nous sera secrétaire national et l’autre pourra occuper une fonction de premier plan à ses côtés. Personnellement, j’accepterai le choix de la commission et du congrès sur la répartition proposée. Le plus important pour moi, c’est que ce choix soit garanti par la construction d’un collectif exécutif solide et rassembleur au sein du conseil national.” .
Quid de La France insoumise ?
Dans l’immédiat, cette proposition de M. Laurent évite aux militants un choix entre deux listes qui auraient pu avoir des conséquences ravageuses pour le parti créé en 1920 et aujourd’hui en position de faiblesse. “S’il y avait deux listes, je pense que je me serais abstenue, reconnaît Elsa Faucillon dont le texte “Pour un printemps du communisme”, favorable à des discussions plus poussées avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, avait recueilli 12 % des voix, le 6 octobre. Car les propositions faites par Fabien Roussel et André Chassaigne, bien que plus marquées dans une réaffirmation de l’identité communiste, gardent le même flou stratégique que celles de Pierre Laurent. Aucun pas n’est fait en direction d’une analyse de la crise du communisme.” Sous couvert d’anonymat, un membre de la direction sortante “respecte cette position” mais diverge sur l’analyse : “Je ne suis pas convaincu que ce sois possible pour nous de travailler avec Mélenchon tant que celui-ci considère le PCF comme quantité négligeable.”
En attendant d’éventuelles alliances en vue des européennes, M. Roussel semble avoir accepté la main tendue par Pierre Laurent : “Marquer le changement en changeant de secrétaire national, avec la présence de Pierre Laurent à un niveau important, pourquoi pas président du Conseil national, ça peut être une bonne solution”, a-t-il commenté mardi 20 novembre à l’AFP faisant comprendre qu’un accord a bien été trouvé entre les deux parties durant ce mois et demi de tractations. Un positionnement résumé par le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, au Monde : “Les communistes veulent que le Parti communiste retrouve une présence et une influence plus fortes dans le débat politique. Il faut nous doter d’une direction en phase avec les orientations décidées. Pierre Laurent veut additionner les forces. C’est une attitude très responsable qui garantit l’unité.” Il nuance cependant : “L’incarnation est importante, mais le collectif reste nécessaire. Il y a un besoin de changement, mais aussi un besoin d’expérience. Le secrétariat national n’est pas une sinécure, c’est du lundi matin au dimanche soir.”
“Une tragicomédie”
Pour Elsa Faucillon en revanche, cette décision collégiale correspond à “de petits arrangements au sommet.” Sévère, elle considère dans Le Monde, que “c’est du grand n’importe quoi, une tragicomédie.” En coulisses, on laisse sous-entendre qu’une liste alternative pourrait être déposée lors du Congrès d’Ivry-sur-Seine. A cinq jours de la fin de celui-ci, l’unité du Parti communiste reste loin d’être acquise.



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Publish date : 2018-11-20 17:35:36

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Alain Pacadis : portrait d’un écorché chic, figure des nuits parisiennes des années 1970-1980

Alain Pacadis : portrait d’un écorché chic, figure des nuits parisiennes des années 1970-1980




C’est une scène de petit matin, comme il se doit. Déboule rue Mouffetard quelque chose comme un gang punk : des garçons, des filles, ils ont la beauté des mannequins et ils en ont l’arrogance. Les commerçants de la Mouffe regardent cette horde qui sort de club avec l’inquiétude des conducteurs de carriole, dans les westerns, quand débarquaient les tueurs à gages le plus affûtés.
Des apaches Bel…



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Publish date : 2018-11-20 16:00:59

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Le service national universel pourrait démarrer dès juin prochain

Le service national universel pourrait démarrer dès juin prochain




Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal, est à la recherche d'”options plus rapides”. Alors que le dernier rapport projetait la mise en pratique du Service national universel (SNU) en 2026, le jeune secrétaire d’État a annoncé, dans un entretien au Parisien, qu’il pourrait commencer en juin 2019. Son application reposera sur l’appel à des “centaines”, voire des “milliers”, de jeunes volontaires. Gabriel Attal assure qu’il veillera à ce qu’ils soient “représentatifs de la société française”, tant par leurs origines sociales que leurs parcours d’études.
Deux phases distinctes
Ce projet, promesse de campagne du président Emmanuel Macron, concernera, chaque année, une classe d’âge entière à partir de 16 ans : soit de 600 000 à 800 000 jeunes gens. Ils se verront proposer deux phases, la première obligatoire, l’autre facultative. Dans un premier temps, pour une durée de 1 mois, les jeunes de 16 ans participeront à une “intégration”, de 15 jours en hébergement collectif. Le but de cette démarche est d’introduire un “brassage social”, au sein d’une même génération. Suivront alors 15 jours d’engagement en petits groupes, potentiellement, comme l’avait annoncé Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation et de la jeunesse, durant les vacances scolaires.
La deuxième phase, facultative, pourra être accomplie jusqu’à 25 ans. D’une durée de 3 à 12 mois, elles concernera ceux voulant “s’engager davantage encore”. Les domaines d’engagements des jeunes citoyens pourront s’étendre, selon leurs choix, de “la défense [à] l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat, la culture”, avait affirmé le ministre de l’Éducation. Le Service civique pourra être une manière de participer à cette deuxième phase.
Si, en février dernier, un rapport, commandé en septembre 2017 par Édouard Philippe, questionnait la faisabilité financière de ce projet (dont le coût est estimé à 1,7 milliard d’euros), notamment concernant les frais d’hébergement de tout une classe d’âge, les critiques les plus virulentes portent, aussi, sur d’autre sujets. Cet été, un collectif de jeunesse a rédigé une tribune, publiée dans le JDD, pour s’opposer au SNU.
L’organisation – elle compte des syndicats étudiants (notamment la Fage et l’Unef), des syndicats de lycéens et des organisations de jeunesse, comme Jeunesse ouvrière chrétienne –  s’étonnait que la jeunesse soit “tenue à l’écart des projets qui la concernent par des politiques paternalistes, soupçonneuses et systématiquement pensées dans la défiance”. C’est donc, en plus du coût, au caractère obligatoire du SNU, jugé antinomique de la notion de “service”, que le collectif s’oppose.



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Publish date : 2018-11-20 10:40:32

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Les Finlandais se moquent de Trump après ses propos sur le ratissage de leurs forêts

Les Finlandais se moquent de Trump après ses propos sur le ratissage de leurs forêts




Samedi 17 novembre, le président des États-Unis Donald Trump s’est rendu en Californie, sur les lieux de l’incendie qui, en 11 jours, est devenu le plus dévastateur qu’a connu le pays. À Paradise, une ville entièrement réduite en cendre, le président a critiqué une “mauvaise gestion” des forêts par les autorités locales et a donné pour exemple les Finlandais qui, selon lui, sauvegardent leur pays forestier des incendies grâce à un ratissage intensif. Depuis, sur les réseaux sociaux finlandais, nombreux ont tourné en dérision les propos du président américain.
“They spend a lot of time on raking and cleaning and doing things, and they don’t have any problem”: Pres. Trump suggests raking could prevent wildfires while touring a town impacted by the deadly California Camp Fire on Saturday. https://t.co/kamY4rB5wa pic.twitter.com/lXjIZL3GS4— CBS News (@CBSNews) November 19, 2018

Le président-jardinier en herbe s’est donc fendu de cette analyse lors d’une scène pour le moins embarrassante : “Il faut s’occuper des sols, vous savez ? Les sols des forêts sont très importants. Si vous prenez l’exemple d’autres pays, où les choses sont faites différemment, le résultat est très différent. J’étais avec le président finlandais et il a dit que nous sommes une nation forestière. Ils passent beaucoup de temps à ratisser et nettoyer et faire des choses. Et ils n’ont aucun problème.”
Détournements ironiques
Donald Trump a, en effet, rencontré le président finlandais à Paris une semaine plus tôt, lors de la cérémonie du 11 novembre 2018. Sauli Niinisto s’est confié dans l’édition dominicale du journal finlandais Ilta-Sanomat : “Je lui ai dit que la Finlande était un pays couvert de forêts, mais que nous avons un bon système et réseau d’alerte”. D’après lui il n’a pas été question de ratissage.
Très vite, le terme est devenu le mot le plus populaire sur Twitter en Finlande et les réseaux sociaux du pays se sont emparés du sujet avec humour, ayant recourt à des arguments détaillés pour défaire la fine analyse du président américain.
Dear America. We do not rake our forests. We have actual winter here for most of the fucking year. @realDonaldTrump #Finland 🇫🇮🇫🇮 pic.twitter.com/nR1AwBqQt6— Riia (@Siruoes) November 18, 2018

“Chère Amérique, nous ne ratissons pas nos forêts. Nous avons un ‘putain’ de véritable hiver ici, qui dure presque toute l’année.”
Not on my watch!#Rakenews pic.twitter.com/SOt8LHQZjt— Arto Aspfors (@aspfors) November 18, 2018

“Pas sous ma surveillance!”
“Make America Rake Again”
La couverture du Daily News, un quotidien new-yorkais, a rencontré un large succès des deux côtés de l’Atlantique avec son titre, parodiant le slogan de campagne de Donald Trump : “Make America Rake Again”, (“Faire que l’Amérique ratisse à nouveau”).
Did my part already 👍😎🇫🇮 #rakenews @FinValko pic.twitter.com/39uPgZ0WXT— Kari (@sorkKari) November 18, 2018

En Californie, après 11 jours d’incendie, le bilan atteint déjà les 79 morts et on compte près de 1 000 disparus. Accumulant les indélicatesses parfois cruelles, Donald Trump a cru bon de renommer la ville de Paradise où il se trouvait, “Pleasure”, (“plaisir”). Une nouvelle sortie que les réseaux sociaux américains n’ont pas manqué de commenter.
“What a name”: President Trump mistakenly called Paradise, California “Pleasure” after touring the wildfire wreckage there https://t.co/4zR48rP68A pic.twitter.com/rMADuALx6U— CBS News (@CBSNews) November 19, 2018




Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/11/20/actualite/les-finlandais-se-moquent-de-trump-apres-ses-propos-sur-le-ratissage-de-leurs-forets-111145408/

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Publish date : 2018-11-20 12:49:56

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Show marketing et promesses de miracles : le business florissant des églises évangéliques en France

Show marketing et promesses de miracles : le business florissant des églises évangéliques en France




Ses lèvres tremblent légèrement, ses yeux se ferment, se crispent, et une larme s’échoue doucement sur son visage. Les bras tendus autour d’un peu de pain et de vin dans une position quasi-christique, Christian Fondacci, pasteur évangélique toulonnais, prophétise en ce soir de novembre 2017. “Ça sera très douloureux cette année”, annonce-t-il gravement. Dans le coin, une caméra le fixe… A Toulon, son église, c’est le Christian Fondacci Ministère (CFM), une des 2 400 que compte le pays.
“On veut toucher des gens riches et puissants”
En France, l’évangélisme est la religion qui progresse le plus. D’après une étude du Conseil national des évangéliques en France (CNEF), en janvier 2017, une nouvelle assemblée de Dieu s’implante tous les dix jours. Depuis 1970, leur nombre a triplé. Une réussite discrète dans une société laïque. Mais en Amérique du Sud, l’avancée est plus évidente. En 1970, 92 % de la population brésilienne se déclarait catholique. En 2010 ils n’étaient plus que 64,6 % au profit des évangéliques, comme le relevait déjà le journal Marianne en 2016. Une tendance qui a favorisé l’émergence de Jair Bolsonaro. Ainsi, 72,5 % des évangéliques avaient l’intention de voter pour le candidat d’extrême-droite au deuxième tour de l’élection présidentielle qui a vu son élection le 28 octobre – selon un sondage Ibope paru deux semaines plus tôt. Le succès d’une foi cristallisé en France par des prêcheurs comme Christian, à coups de financements divers, de modernisation, miracles bon-marché et de mises en réseaux d’hommes d’influence.
>> A lire aussi : Homophobie, foot, prières de rue : plongée dans la déferlante évangélique au Brésil
“On veut toucher des gens riches et puissants. Imaginez si le maire se convertit demain”, s’extasie d’ailleurs sans pudeur le pasteur qui revendique ouvertement le prosélytisme dans la rue ou sur internet. “Leur paroisse, c’est la rue. C’est une église de militants”, explique Didier Pachoud, ancien évangéliste et président du Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI), une association de prévention contre les sectes.
Toucher les puissants : une volonté à peine cachée lorsque le prélat s’implique en novembre 2017 dans le lancement discret d’un nouveau parti politique, Refondation. Parti “personnaliste”, cherchant une troisième voie entre communisme et capitalisme, son secrétaire général est un ancien candidat à la primaire socialiste Régis Passerieux, connu pour ses convictions religieuses.
Prêches en direct sur Facebook Live
Au-delà de la quête d’influence, l’intérêt est aussi financier. Christian doit assurer sa survie. Et pour cause, les églises “envoient leurs missionnaires et assurent le revenu du pasteur. Ce dernier doit par la suite assurer son autonomie financière”, précise Didier Pachoud. Une fois cette autonomie gagnée, des sommes gigantesques peuvent être amassées. Au Brésil encore, Edir Macedo, fondateur et leader de l’Eglise Universelle du Règne de Dieu, est le pasteur évangélique le plus riche du pays avec une fortune de 725 millions d’euros, comme le relate le Centre contre les manipulations mentales.
De son côté, et pour assurer la pérennité de son projet évangélique, Christian use de son passé de business man à une échelle plus modeste. Les locaux de l’église de Christian sont ainsi ceux de son centre d’affaire ; C.D.F Coworking développement Formation, entreprise louant ses salles pour des séminaires, le tout pour une dîme modique allant de 900 à 1 600€ par mois. Les salles peuvent être également empruntées à l’heure pour une fourchette de 12 euros (à l’heure) à 250 euros (les 4h). Quant à la teneur religieuse des lieux, pas un mot sur le site web en question. C’était aussi le moyen “d’obtenir une salle pour l’église”, souligne le pasteur avant d’ajouter que “c’est de plus en plus dur d’obtenir un bâtiment lorsqu’on se déclare évangélique.”
Chaque homme d’affaires qui loue ses salles repart avec Bible et autres textes religieux sous le bras… Dans la salle de réunion, on aperçoit des tableaux soulignant une approche ouvertement marketing. Chaque “bras” de l’Eglise, (CFM Edition, CFM TV…etc.) est associé à des stratégies publicitaires. Démarchage, stand, emailing, du prosélytisme qui intervient sur divers média, tels Facebook (où la page de Christian Fondacci avoisine les 2 000 “j’aime”) ou YouTube – avec un modeste nombre de 500 abonnés, pour toucher un public large. Des chiffres sûrement en-dessous de la réalité. CFM TV propose également un visionnage privé sur Youtube où il est impossible de dire exactement le nombre de téléspectateurs lors des prêches, à moins de faire partie de l’équipe technique. Des moyens conséquents qui expliquent la diversité géographique de la petite cinquantaine de fidèles présents (Nîmes, Nice, Marseille, Valence…etc.) mais des spectateurs également italiens, où Christian a prêché de nombreuses années, et même africains.
Au sein de l’église de Christian, comme beaucoup d’autres, une véritable stratégie marketing est mise en place. (Crédit : VP)
A cet attirail s’ajoutent un studio télévisé, dédié à la rediffusion en direct des prédications – sur Facebook ou YouTube notamment – ainsi que sa propre maison d’édition. De nombreux produits dérivés sont aussi proposés à l’entrée de la salle de prêche, comme des rangées de livres de pasteurs, dont l’autobiographie de Christian, et de CD de musiques chrétiennes produites par des fidèles… mais vendus par l’église. Une dîme qui ne dit pas son nom.
Dieu Rock’n Roll
“La musique prépare les âmes”, préfère prêcher celui qui se qualifie de “Prince de la nuit” dans son autobiographie. A 20 ans, il avait déjà connu l’ivresse des “longues nuits arrosées” dans les boites de nuit, et des femmes qui y dansent, mais aussi le proxénétisme, et même quelques semaines de prison suite à une rixe. Une période rockstar qu’il retrouve en galvanisant la foule des fidèles. Sur des chansons de rock chrétien, les adeptes s’enivrent d’une extase mystique, levant les bras au ciel, se grisant de chaudes larmes. Ici, Christian distribue le feu sacré. “On touche le Christ, on le sent physiquement en nous”, s’émeut Francis, 67 ans, retraité qui ne cesse de reprocher à l’Eglise catholique sa sobriété. Et, de sa main sur leur front, le pasteur jette un cri violent : “Feu”. Les corps s’effondrent. Certains se convulsent quand d’autres restent simplement immobiles, tous saisis d’une transe sauvage.
Au centre, le couple Benoit et Amandine reprennent des chansons évangéliques anglophones en français, et dont les versions sont disponibles à l’entrée de l’église sous forme de CD. Derrière, une femme agite un oripeau empli d’une flamme ocre et de sang comme un symbole du divin.   (Crédit : VP)
“C’est cette promesse de miracle et d’absolu qui attire face à un monde ultra rationalisé”, souligne Didier Pachoud se rappelant ses années passées comme évangéliste. “Mettez ça en scène avec la musique et autres, on ne peut pas s’ennuyer comme on le fait à l’Eglise.” Mieux, l’attrait de l’évangélisme est avant tout un “état émotionnel. C’est comme ça qu’on tient les gens”, soupire Didier. L’émotion, elle est dans la soif du surnaturel, mise en scène par les pasteurs mais aussi lors de congrès à travers le monde. Des superproductions réunissant des milliers de croyants qui allient concert rock et prêches tout en promettant sur scène la guérison de tous les maux, terrestres ou spirituels. Le 18 décembre dernier, la petite église se rend justement à l’une d’entre elle à Rome pour rejoindre 5 000 fidèles venus de toute l’Europe. Un congrès organisé sous l’égide d’un certain Guillermo Maldonado, pasteur américain dont les prêches hebdomadaires attirent entre 15 000 et 20 000 fidèles en Floride. Il a d’ailleurs intronisé Christian comme l’un de ses apôtres.
“Comme quand j’allais voir Goldman !” 
Au sud de la Ville Sainte, d’immenses salles de spectacles accueillent grands écrans, jeux de lumières, et des enceintes à exploser les tympans. “C’est comme un festival” s’enthousiasme dans la foule une fidèle septuagénaire. “Comme quand j’allais voir Goldman !” Et à l’image d’un festival, les gens crient, hurlent, pleurent, rient, se balancent et se ruent, se jettent à terre en sanglots, se secouent à l’unisson dans une ambiance mystique et l’espoir déréglé d’attirer Son attention. Leur ecstasy, c’est l’Esprit Saint. Et en une nuit, corps et âmes sont appelés à s’embraser dans la certitude de renaître, purifiés et bénis, de leurs cendres terrestres. Là-bas, hommes et femmes montent sur une scène pour se faire guérir d’un mal de dos ou d’infertilité. Qui croit à cette ivresse, s’ouvre au miracle, et à l’apothéose sur terre…
Quant à Christian, c’est l’occasion de “montrer aux fidèles qu’on est nombreux à partager cette foi ensemble”. Mais son chemin de croix ne s’arrête pas là. Son rêve : obtenir une église aussi large que celle de Samuel Peterschmitt, en Alsace, accueillant plusieurs centaines de croyants chaque dimanche à Mulhouse. “Dieu m’a promis 5 000 fidèles”, assure-t-il avec un large sourire.
“Incontro Sopranatural”, ou rencontre surnaturelle, un congrès de 5 000 évangéliques tenu à Rome le 18 et 19 décembre 2017. (Crédit : VP)



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Publish date : 2018-11-20 11:59:03

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Les Inrocks

Près de 9 Françaises sur 10 victimes d’au moins une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue

Près de 9 Françaises sur 10 victimes d’au moins une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue




L’étude “doit être reçue comme un coup de poing à l’estomac”, a insisté sur franceinfo lundi 19 novembre, Gilles Finchelstein. Le directeur général de la fondation Jean-Jaurès a commenté l’enquête réalisée avec l’IFOP et rendue publique ce lundi. L’étude a été menée sur 1 004 femmes âgées d’au moins 18 ans, issues de milieux différents et de régions diverses. Difficile pour l’instant de savoir si ces chiffres importants sont liés à une certaine libération de la parole des femmes dans un monde post-MeToo ou bien si les agressions ont augmenté.
Et les résultats sont effrayants : 86% des Françaises ont, au moins, une fois, été victimes d’une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue. Un chiffre “absolument terrifiant” et “inquiétant”, a réagi Gilles Finchelstein. Parmi ces atteintes ou agressions sexuelles, la situation la plus fréquemment rencontrée réside dans se faire siffler ou regarder avec insistance dans la rue.
L’orientation sexuelle : un facteur aggravant
En seconde position on trouve les injures, le harcèlement (dont la moitié des Françaises ont déjà été victimes) et qui se trouve dans le fait d’être suivie ou abordée de manière très insistante dans la rue. Plus inquiétant encore, près d’un quart des femmes ont déjà été victimes d’agression sexuelle, de caresses ou d’attouchements.
La plupart des victimes sont relativement jeunes, moins de 35 ans, et sont issues de milieux divers (étudiantes comme cheffes d’entreprises). Parmi elles, les homosexuelles ou bisexuels sont trois fois plus harcelées ou agressées dans la rue que les hétérosexuelles.



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Publish date : 2018-11-20 11:10:29

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