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Le parquet Suédois abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange

Le parquet Suédois abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange




En 2010, Julian Assange était accusé de viol par une femme, en Suède. Près de dix ans plus tard, le parquet suédois a finalement décidé d’abandonner les poursuites pour ces faits présumés qui visaient depuis le fondateur de WikiLeaks, actuellement détenu dans une prison à Londres.
“Tous les actes d’enquête ont été épuisés (…) sans apporter les preuves requises pour une condamnation”, a expliqué lors d’une conférence de presse la procureure en chef adjointe Eva-Marie Persson, comme le rapporte l’AFP. Pour rappel, la plaignante avait accusé Assange de l’avoir violée durant son sommeil, sans préservatif, après avoir refusé au préalable et à plusieurs reprises d’avoir un rapport sexuel non protégé avec lui. L’Australien, dont elle avait fait la connaissance dans la capitale suédoise à l’occasion d’une conférence de WikiLeaks, a quant à lui toujours affirmé qu’elle avait accepté ce rapport, et également donné son accord pour ne pas utiliser de préservatif.
“Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits, avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve (…) au point que j’ai décidé de classer l’enquête sans suite”, a également affirmé la procureure adjointe. Si l’enquête suédoise avait été classée une première fois en 2017 – Julian Assange étant à l’époque réfugié dans l’ambassade équatorienne, à Londres, le parquet suédois avait considéré qu’il ne serait pas sorti avant la prescription des faits, datée au 17 août 2020 -, elle avait été rouverte après son arrestation par la police à Londres, en avril 2019.

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Outre jusqu’ici ces poursuites pour viol, désormais abandonnées, Assange reste en effet poursuivi aux Etats-Unis pour publication de documents classifiés. Il y risque l’extradition – l’audience en décidant devant avoir lieu en février 2020 -, et notamment 175 ans d’emprisonnement.

>> A lire aussi : [VIDEO] Julien Assange, fondateur de WikiLeaks, a été arrêté à Londres



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/19/actualite/monde/le-parquet-suedois-abandonne-les-poursuites-pour-viol-contre-julian-assange/

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Publish date : 2019-11-19 19:11:16

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Taylor Swift dénonce le “contrôle tyrannique” des dirigeants de son ancien label

Taylor Swift dénonce le “contrôle tyrannique” des dirigeants de son ancien label




“Scott Borchetta et Scooter Braun ont dit que je n’étais pas autorisée à jouer mes vieilles chansons à la télévision.” Jeudi 14 novembre, via un post Twitter, Taylor Swift s’est indignée du comportement des dirigeants de son ancien label avec lesquels elle est en conflit depuis déjà plusieurs mois.
Cette fois, ils l’empêcheraient d’interpréter d’anciennes chansons à elle lors des prochains American Music Awards, sous prétexte qu’elle ne détient pas encore les droits de ces dernières. Et comme si cela ne suffisait pas, ils bloqueraient l’usage de ces mêmes titres pour un projet de documentaire Netflix sur sa vie, “alors même qu’il n’y a aucune mention d’eux ou de Big Machine Records [ancien nom du label au sein duquel elle a débuté sa carrière, ndlr] dans le film”, a-t-elle notamment déclaré.
Don’t know what else to do pic.twitter.com/1uBrXwviTS

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— Taylor Swift (@taylorswift13) November 14, 2019

Un combat de longue haleine

Le conflit qui oppose Taylor à Borchetta et Braun a débuté il y a quelques mois, alors que son contrat avec Big Machine Records touchait à sa fin. La chanteuse avait alors annoncé rejoindre Universal Music Group. Seulement voilà : en août 2019, son ancien label était racheté par le manager de Kanye West et Justin Bieber, Scooter Braun, qu’elle accuse de l’avoir harcelée des années auparavant. Via ce rachat, l’artiste a en outre perdu la majorité des droits de ses œuvres passées, qu’elle avait légués au label par la signature d’un contrat alors qu’elle avait… 15 ans. De quoi susciter la colère de la pop star qui, afin de ré-acquérir ses droits, avait annoncé vouloir ré-enregistrer ses anciens morceaux.

>> A lire aussi : Pourquoi Taylor Swift veut-elle réenregistrer ses premiers albums ?

L’appel au soutien de ses fans

Excédée de voir sa performance aux American Music Awards potentiellement remise en cause, la jeune chanteuse a demandé à ses fans de lui venir en aide : “Le message que m’envoient ces deux hommes est basique et très clair (…) C’est pourquoi je me tourne vers vous pour demander de l’aide. Faites leur savoir ce que vous pensez de leurs méthodes. Peut-être qu’à force de pressions, ces hommes qui exercent un contrôle tyrannique changeront d’avis”, a-t-elle tweeté.
Si Braun et Borchetta n’ont pas encore réagi, la toile n’a pas tardé à s’enflammer. Ce matin, le hashtag #standwithtaylor [“soutien pour Taylor”, ndlr] faisait partie des top tweets sur Twitter. De nombreuses personnalités – dont la chanteuse canado-américaine Kaya Jones, le très influent blogueur Perez Hilton ou encore l’artiste Tinashe – lui ont également apporté leur soutien.
Fuck that. We’re with you— TINASHE (@Tinashe) November 14, 2019

>> A lire aussi : Taylor Swift est-elle enfin à la conquête de la France ?




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/15/actualite/actualite/taylor-swift-denonce-le-controle-tyrannique-des-dirigeants-de-son-ancien-label/

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Publish date : 2019-11-15 17:54:43

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Traitement des plaintes pour violences sexuelles : “A toutes les étapes il y a des choses à revoir”

Traitement des plaintes pour violences sexuelles : “A toutes les étapes il y a des choses à revoir”




Ce fut un choix réfléchi, argumenté, féministe et éminemment politique. Elle ne représente qu’elle-même et parle pourtant au nom de toutes. “Il y a tellement de femmes qu’on envoie se faire broyer, soit dans la façon dont on va récupérer leur plainte, soit dans la façon dont on va disséquer leur vie et porter le regard sur elles. La faute, c’est elles”. A l’image, les mots d’Adèle Haenel sont aiguisés, tranchants, et résonnent comme des outils de lutte. Ils sont criants de vérité. Dénoncent un monde sclérosé. Par un déni de justice dans lequel la vie des femmes compte finalement peu. Et par une culture du viol qui irrigue un système de domination profond. Cette tendance collective – consciente ou non – à banaliser les actes des violeurs et à culpabiliser les victimes.
Dans une longue enquête de Mediapart, la comédienne de 30 ans accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’ “attouchements” et de “harcèlement sexuel”. Elle a fait le choix de parler à un média, expliquant ne pas vouloir porter l’affaire devant la justice. Des propos qui ont “choqué” la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, déclarant deux jours après sur France Inter : “Je pense au contraire qu’elle devrait saisir la justice qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations.”
Une injonction aussi bien décriée par les uns qu’encouragée par les autres. Qu’en pensent les associations d’aide aux victimes de violences faites aux femmes ? Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) analyse ce déni de justice et pointe un véritable manque de moyens.

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Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’ “attouchements” et de “harcèlement sexuel”. La comédienne a fait le choix de ne pas porter l’affaire devant la justice qui, selon elle, “condamne si peu les agresseurs” et uniquement “un viol sur cent”. “La justice nous ignore, on ignore la justice”, déclare-t-elle. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Marilyn Baldeck – Ce témoignage est bien sûr formidable, et notamment parce qu’il a pu être vu par un grand nombre de personnes. Nous avons aussi été frappées par la similitude de ses analyses avec celles des femmes que l’on rencontre à l’association. Ce qui a été salué sur les réseaux sociaux comme étant quelque chose d’assez inédit, de “hors norme”, est au contraire, pour nous, totalement la norme. Encore cette semaine, nous avons reçu une jeune femme quelques jours avant son procès contre son agresseur, quand on lui a demandé ce qu’elle attendait de la justice pénale, elle a haussé les épaules, levé les yeux au ciel en disant qu’elle n’en attendait rien du tout. Il y a de plus en plus de femmes qui cherchent des alternatives à la justice pénale.

>> A lire aussi : Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?

A l’AVFT, on ne peut pas dire que l’on n’a pas intérêt à ce que les femmes se saisissent de la justice pour que la loi ne reste pas lettre morte, qu’elle ne soit pas une simple loi de papier. Pour autant, on se garde bien, comme le fait Sandrine Rousseau, de considérer que c’est un bémol dans leur analyse. On ne pousse jamais les femmes à porter plainte.
Nous sommes trop engluées tout au long de l’année dans des procédures pénales, dans des parcours de victimes qui les revictimisent, pour se permettre de dire que c’est un problème quand une victime dit qu’elle se passera de la plainte pénale. On reçoit leur récit, leur plainte, leur témoignage, et on fait un diagnostic de la situation et des voies de réparation qu’elles peuvent emprunter qui sont la voie civile, la voie pénale etc. C’est à elles de décider ce qui leur convient le mieux. Notre intérêt c’est celui des victimes. D’abord, c’est leur choix le plus stricte de porter plainte ou non. Par ailleurs, je n’ai pas du tout entendu dans le discours d’Adèle Haenel quelque chose de dogmatique. Elle disait simplement : “Moi, pour moi, je ne porterai pas plainte”. Elle énonçait son point de vue qui est le sien, et qui est éminemment respectable.
“Je n’ai jamais vraiment envisagé la #justice, il y a une violence systémique qui est faite aux femmes dans le système judiciaire. Je crois en la justice mais elle doit se remettre en question pour être représentative de la société” – Adèle Haenel https://t.co/e4lN8WQqmt #MeToo pic.twitter.com/e3GGbK3LQq— Mediapart (@Mediapart) November 6, 2019

Mercredi 6 novembre, à la suite de son témoignage, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité” et “harcèlement sexuel”. Qu’en pensez-vous ?
Le fait que le parquet décide d’ouvrir une enquête à la suite de ces révélations, crée chez nous un sentiment paradoxal. D’un côté, c’est en quelque sorte la moindre des choses puisqu’Adèle Haenel fait état d’agissements qui relèvent d’une infraction pénale. Mais d’un autre, je serai tentée de penser que c’est un système judiciaire dans lequel la justice pénale est aussi dysfonctionnante en matière de traitements des plaintes pour violences sexuelles.
Le parquet ne devrait pas être obligé de se saisir d’une procédure – dont la victime ne veut pas – simplement pour se donner “bonne conscience”. Là, l’institution judiciaire est tellement piquée au vif par les déclarations d’Adèle Haenel que sa réaction c’est de dégainer une enquête. Forcément, dans le contexte actuel où ces plaintes sont globalement horriblement traitées, c’est ce qu’il fallait faire. Mais pourquoi le parquet se saisit-il dans le cadre d’une affaire où la victime présumée dit qu’elle ne veut pas de la justice pénale ? A quoi bon outrepasser sa volonté si c’est pour ensuite classer à tour de bras les procédures dans lesquelles des femmes font la démarche volontaire de porter plainte ?
A la suite du récit d’Adèle Haenel, avez-vous constaté une augmentation d’appels ou de mails ?
En effet nous avons reçu un certain nombre de mails. Ce n’est pas non plus une avalanche, mais des femmes disent avoir retrouvé de l’énergie pour se battre après avoir entendu la comédienne et demandent que l’AVFT intervienne à leur côté.
On estime qu’environ neuf personnes sont violées chaque heure en France. Seules 10 % des plaintes aboutissent à une condamnation. Et en 2016, 73 % des personnes mises en cause dans des affaires de violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, harcèlement) ont vu leur cas classé sans suite. Comment expliquez-vous ces chiffres ?
A toutes les étapes il y a des choses à revoir. Ce qui pêche en premier c’est bien évidemment le dépôt de plainte, sans parler de la question des délais, et du coût financier. Vient ensuite la qualité des enquêtes menées qui sont extrêmement variables d’un service enquêteur spécialisé à un autre. A Paris, ce sont les polices judiciaires qui sont compétentes en matière de viols et les agressions sexuelles les plus graves. Et la méthodologie varie énormément entre les services de PJ. Et puis d’une enquête à une autre, la question des moyens ne sera pas la même. Celle menée par le parquet de Paris suite aux plaintes adressées à Denis Beaupin devrait être l’enquête type en matière de violences sexuelles dans les relations professionnelles. Il y en a d’autres comme celle-ci bien sûr, mais cela reste tout de même très aléatoire pour les victimes. Beaucoup sont encore trop négligées. Parfois, personne d’autre n’est interrogé.

>> A lire aussi : Marlène Schiappa : “Le témoignage d’Adèle Haenel ne sera pas le dernier”

Nous accompagnons en ce moment une plaignante au tribunal correctionnel de Strasbourg pour des faits de harcèlement sexuel au travail. Plusieurs personnes n’ont pas été entendues dans le cadre de l’enquête. Il aurait fallu par exemple aller rechercher d’anciens collègues pour savoir s’il y a eu d’autres victimes puisque cet homme a travaillé dans différents endroits. Sans forcément qu’elles portent plainte, mais simplement pour avoir un dossier plus solide. Du coup, nous essayons à l’AVFT de mener une contre-enquête pour aider notre plaignante en faisant attester des personnes qui n’ont pas été entendues par les policiers. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas à la partie civile de faire ça dans une procédure pénale, où le parquet est la partie poursuivante qui doit établir un faisceau d’indices concordants.
Et donc forcément le taux de classement sans suite ne peut pas baisser dans ces conditions-là… Nous ne supportons plus d’entendre : “Dans ces dossiers il n’y a pas de preuves”. Il faut se donner les moyens d’aller les chercher ces preuves, cela demande du travail, de la réflexion et une stratégie d’enquête. Qui va-t-on entendre et dans quel ordre pour que ces personnes ne puissent pas communiquer entre elles ? Et tout ça nécessite bien sûr des moyens humains. Je ne jette pas la pierre aux policiers qui sont aussi parfois las de savoir que de toute façon le dossier sera classé sans suite, ou qui sont tenus par la politique du chiffre. Il est urgent de créer un cercle vertueux, que la poursuite des violences sexuelles soit une priorité en matière de justice pénale.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/societe/traitement-des-plaintes-pour-violences-sexuelles-a-toutes-les-etapes-il-y-a-des-choses-a-revoir/

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Publish date : 2019-11-12 18:31:39

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Vasectomie : Et si on partageait la charge contraceptive ? 

Vasectomie : Et si on partageait la charge contraceptive ? 




Faites le test: abordez le sujet de la vasectomie auprès des hommes de votre entourage et vous serez généralement confronté·e à des mines crispées, ne souhaitant pas s’attarder sur la question. Quelles sont les raisons d’une telle réaction ? “Un défaut de connaissance, avance Lucie, 34 ans, mariée à un homme vasectomisé. Certains s’imaginent que ça impacterait négativement leur virilité, leur performance.” Pourtant, cet acte de stérilisation a pour seul et unique but de couper le passage des spermatozoïdes dans le sperme. Les hormones ne sont pas impactées et l’opération ne modifie ni le désir sexuel, ni la capacité érectile, comme l’indique Pierre Nevoux, chirurgien urologue de la Clinique urologique de Nantes. Lors de ses consultations, il tient toujours à informer ses patients qu’il est possible de faire une autoconservation du sperme avant opération, si jamais ceux-ci changent d’avis et souhaitent à nouveau procréer.

>> A lire aussi : On a rencontré des hommes utilisant la contraception masculine

Mieux informer pour dépasser les clichés

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Le mari de Lucie, Michael, 35 ans, a réalisé une vasectomie en avril 2019. D’origine britannique, il connaissait cette méthode parce que son père et son frère y avaient eu recours avant lui. “La vasectomie est beaucoup plus démocratisée dans les pays anglo-saxons, où environ 20% des hommes en âge de procréer sont vasectomisés”, explique Daniel Aptekier, membre de  l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (ARDECOM). Au Royaume-Uni, les généralistes sont tenus d’informer leurs patients de toutes les méthodes existantes, féminines et masculines. A contrario, en France, “on n’en entend pas parler”, note Michael. À tel point qu’il a envisagé pendant un temps de se rendre au Royaume-Uni pour se faire opérer, pensant que sa demande de vasectomie serait refusée par les médecins français. En France, seuls 9 240 hommes se sont tournés vers ce moyen contraceptif en 2018, selon les chiffres de l’Assurance maladie, rapportés par Libération. 

“La vasectomie est considérée comme la contraception la moins chère, la plus efficace et celle qui comporte le moins de risques.”

Pourtant, rien de plus simple. Contrairement aux stérilisations féminines, qui sont des opérations lourdes et onéreuses, la vasectomie est “un geste chirurgical excessivement simple et rapide”, selon Daniel Aptekier. “Deux incisions de deux centimètres, réalisées sous anesthésie locale ou générale” décrit le Dr Nevoux, puis quelques jours d’abstinence. “La vasectomie est considérée comme la contraception la moins chère, la plus efficace et celle qui comporte le moins de risques”, poursuit  Daniel Aptekier. Toutefois, l’accès à cette méthode est très irrégulier sur le territoire. Si elle est légalisée depuis 2001, certains urologues sont encore réticents à pratiquer la stérilisation masculine, notamment quand la personne est jeune et sans enfant. Mais pas que… Lors de la première consultation, Agnès, 43 ans, a choisi d’accompagner son mari. “Je n’avais plus envie d’assumer la contraception et nous avions fait le choix de la vasectomie. On y allait sans peur et pourtant, au cours de la consultation, l’urologue a été odieux en me disant ‘vous allez bientôt être ménopausée donc est-ce bien nécessaire ?’ J’ai ressenti ça comme une grande violence.” 

Un outil d’égalité au sein des couples hétérosexuels 

“Les professionnel·le·s de santé touchent plus facilement au corps des femmes qu’au corps des hommes”, déplore Daniel Aptekier. Par ailleurs, la question contraceptive est devenue, depuis la fin des années 60, du ressort quasi exclusif (à l’exception du préservatif) des femmes, en accord avec leur médecin ou gynécologue. Des schémas dépassés, qu’ARDECOM souhaite bousculer: “Pour nous, la contraception masculine est un outil de l’égalité femmes-hommes. On souhaite que les hommes se considèrent comme partie prenante de la contraception et que chacun·e puisse choisir la méthode qui lui convient”, explique Daniel Aptekier. 

“Je l’ai fait par amour pour mon ex-conjointe, qui supportait mal la pilule.”

Selon Libération, le nombre de personnes ayant eu recours à une vasectomie en France a été multiplié par cinq entre 2010 et 2018. Une augmentation constante dont est évidemment témoin le Dr Nevoux, qui réalise de plus en plus de vasectomies à la clinique. Cette progression peut également être corrélée avec les récentes mises en garde contre les effets secondaires inquiétants des contraceptifs hormonaux féminins. Ce fut l’une des motivations d’Olivier, 56 ans. Il a réalisé l’opération en 2008, car sa compagne d’alors ne supportait plus aucun moyen de contraception. Idem pour Mickael, 47 ans. “J’ai eu recours à une vasectomie il y a quatre ans, juste après la naissance de ma fille. Je l’ai fait par amour pour mon ex-conjointe, qui supportait mal la pilule. Ça la rendait régulièrement nauséeuse et lui donnait des maux de tête.” 
Les femmes interviewées sont d’ailleurs unanimes. Elles perçoivent la vasectomie comme un cadeau de la part de leurs compagnons. Un moyen de se décharger de cette responsabilité liée à une relation hétérosexuelle et d’acquérir une tranquillité dans leur sexualité à deux, sans risque de procréer.  De quoi libérer les esprits… et les corps.
Cet article a été initialement publié sur Cheek Magazine



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Publish date : 2019-11-09 14:48:33

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Pourquoi les femmes racisées auraient dû s’arrêter de travailler dès le mois de juin

Pourquoi les femmes racisées auraient dû s’arrêter de travailler dès le mois de juin




Nous sommes le 5 novembre, et si vous êtes une femme, vous n’êtes déjà plus payée depuis 16h47… et vous travaillerez donc bénévolement jusqu’à la fin de l’année. Selon Eurostat, l’écart de rémunération en France entre les femmes et les hommes en 2017 était de 15,4 %. Un chiffre d’ailleurs légèrement en hausse par rapport à l’année précédente, qui représente la différence moyenne de rémunération horaire brute entre les travailleurs de sexe féminin et masculin.
Initié en 2016 par la newsletter féministe “Les Glorieuses”, un mouvement encourage chaque année les Françaises à quitter leur travail à une date symbolique – cette année derrière le hashtag #5Novembre16H47. Une opération qui permet de mettre en lumière les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Mais qu’en est-il des femmes racisées ?
En 2016 donc, Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses, a comme un déclic. La même année, en octobre, partout en Islande, des femmes quittent en effet leur travail à 14h38. La raison ? Sur une journée de huit heures, comparativement à leurs homologues masculins, les femmes islandaises travaillent sans être payées après cet horaire-là. Ce mouvement est alors organisé à l’appel de syndicats et d’associations féministes, de façon à dénoncer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Pour rappel, ces dernières gagnaient en moyenne 16% de moins que les hommes à l’échelle européenne en 2018. 

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Comment combattre ces inégalités ?

Et cette année, en France, Les Glorieuses ont décidé de mettre en lumière un aspect spécifique de cette question : celui des inégalités salariales entre femmes blanches et femmes racisées. Pour se faire, elles ont réuni le temps d’une conférence de presse Rachel Keke, du comité des grévistes des femmes de chambre de l’hôtel Ibis du XVIIe arrondissement, ainsi que Tiziri Kandi, du syndicat CGT-HPE (hôtels de prestige et économiques).
Si l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est un problème régulièrement abordé dans la sphère publique, celui entre femmes blanches et racisées ne l’est encore que très rarement. Et pour cause : en France, les statistiques relatives à “l’origine ethnique ou la race” sont jugées anticonstitutionnelles. Outre-Atlantique, une étude de l'”Institute for Women’s Policy Research” révèle que les femmes noires perçoivent 38 % de moins que les hommes blancs, et 21 % de moins que les femmes blanches. “En d’autres termes, quand un homme blanc gagne un dollar, une femme noire touche 69 centimes”, résume Rebecca Amsellem qui a calculé que, selon ces statistiques, les femmes noires auraient dû s’arrêter de travailler dès le mois de juin… Cinq mois avant les femmes blanches donc. Comment alors mettre le doigt sur cette réalité en France ? Et comment combattre ces inégalités ?
Aujourd’hui, c’est le #5Novembre16h47. Dans la newsletter @Les_Glorieuses je propose un long entretien avec la sociologue Carmen Diop où on explore les écarts de rémunération entre les femmes blanches et les femmes racisées.
👉 https://t.co/DOE07jEzmS pic.twitter.com/hgGzW97558— Rebecca Amsellem (@R_Amsellem) November 5, 2019

Nettoyer le monde est la tâche qui revient en majorité aux femmes racisées, comme nous le racontait lors d’une récente interview la politologue et féministe Françoise Vergès. Un travail bien souvent invisible (majoritairement en horaires de nuit) et sous-payé. L’origine ethnique apparaît ici comme “un facteur aggravant”, comme le démontre la sociologue Carmen Diop, qui travaille sur les questions de genre dans le milieu du travail. La chercheuse a en outre conduit une étude sur cinquante femmes noires diplômées, où elle explore les trajectoires professionnelles et les expérience sociales de chacune.

“Femmes de chambre”

Dans le XVIIe arrondissement de Paris, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles poursuivent leur lutte. Depuis le 17 juillet dernier, elles sont 24, employées par STN (un sous-traitant du groupe Accor), à avoir entamé une grève illimitée pour protester contre leurs conditions de travail. “L’hôtellerie profite de la sous-traitance et donc des femmes. Ils tuent les salariées”, insiste Rachel Keke qui travaille depuis 16 ans à l’Ibis des Batignolles. “Nous sortons de notre hôtel pour demander de travailler dans la dignité et le respect.”
Employées par un prestataire externe, les femmes de chambre ne possèdent pas le statut de salariées de l’hôtel, et ne bénéficient donc pas des avantages de la convention collective hôtelière, comme l’indemnité nourriture par exemple. “Nous étions payées à la chambre, pas à l’heure. Et, pendant la grève, on nous a installé une pointeuse qui nous permet d’être désormais payées à l’heure”, souligne toutefois Rachel Keke, qui ajoute : “C’est une petite bataille de gagnée.” Elle souligne d’ailleurs la banalisation de l’expression “femmes de chambre”, au détriment de celle de “valets de chambre”.

>> A lire aussi : Femmes de chambre en grève, à Paris : “Elles ont si peu à perdre qu’elles sont très déterminées”

“En France, la division sexuelle et raciale du travail est très profonde. Des personnes sont assignées à un certain type d’emploi”, relève la responsable syndicale Tiziri Kandi, qui se réjouit que les femmes de chambre aient réussi à organiser leur lutte et à se tourner vers la CGT-HPE. Et ce, étant donné le taux de syndicalisation très bas chez les femmes, et encore plus chez les femmes racisées. “Le travail de nettoyage est très majoritairement fait par des femmes racisées, et elles ont souvent des problématiques administratives (difficultés à obtenir des titres de séjour, etc.), ou des mères isolées. Les employeurs jouent là-dessus pour maintenir les salariées dans des situations de précarité”, martèle Tiziri Kandi.
Pour tenter de lutter contre les inégalités salariales, le gouvernement a mis en place cette année l’index de l’égalité femmes-hommes. Un outil assez critiqué par les syndicats, qui dénoncent le fait que les entreprises s’attribuent elles-mêmes une note, des écarts de barème tolérés, ou encore l’absence de critères comme la non-mixité de certains métiers. “Et les questions de race, on n’en parle même pas…”, souligne la journaliste Arièle Bonte, qui colloabore avec Les Glorieuses. “C’est aux femmes blanches de se poser aussi la question de ce qu’elles peuvent faire”, conclut ainsi Rebecca Amsellem.



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Publish date : 2019-11-05 19:30:12

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