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Harvey Weinstein aurait négocié un accord de 44 millions de dollars avec ses victimes présumées

Harvey Weinstein aurait négocié un accord de 44 millions de dollars avec ses victimes présumées




Un accord financier pourrait régler les poursuites au civil d’Harvey Weinstein. Il s’élèverait à 44 millions de dollars pour les victimes présumées de harcèlement sexuel et les créanciers de l’ancien dirigeant de la société de production Miramax, d’après le Wall Street Journal. L’accord n’a pas encore été signé.

Prison à perpétuité

Harvey Weinstein reste condamnable au pénal. Inculpé pour viol en 2018 pour des faits s’étant déroulés en 2006 et 2013 sur deux femmes différentes, il risque la prison à perpétuité. Ce procès débutera en septembre prochain.
D’après le New York Times, la somme prévue initialement s’élevait à 90 millions de dollars. Celle discutée en ce moment est donc deux fois moins importante. Le journal avance également que ce sont les assurances qui paieraient cette somme. Près de 30 millions seraient à destination des victimes présumées, des créanciers et pour la procédure lancée par le procureur de New York. Les 14 millions restants permettraient de rembourser les frais de justice.
Pour le moment, Harvey Weinstein et ses avocats n’ont fait aucun commentaire dans la presse au sujet de cet accord financier.
Depuis les premières enquêtes publiées par le New York Times et The New Yorker en octobre 2017, plus de 80 femmes ont accusé le producteur de cinéma de harcèlement sexuel, agression ou viol. Ces vagues d’accusations ont libéré la parole des femmes à propos d’agressions et harcèlement sexuels dans plusieurs domaines, ce qui a donné naissance au #MeToo.

>> Lire aussi : Harvey Weinstein : l’affaire qui ébranle Hollywood



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/24/actualite/societe/harvey-weinstein-aurait-negocie-un-accord-de-44-millions-de-dollars-avec-ses-victimes-presumees/

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Publish date : 2019-05-24 10:59:52

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Européennes : Hamon tacle Bardella pour son “internationale raciste”

Européennes : Hamon tacle Bardella pour son “internationale raciste”




Sans surprise, “l’ultime débat”, organisé jeudi 23 mai par BFMTV entre les onze “principales” têtes de liste de ces élections européennes, n’a brillé que par la cacophonie ambiante. Dans ce brouhaha, un échange a fait plus de bruit que les autres. Benoît Hamon, candidat de Génération·s, s’est fendu de piques à l’égard de Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national.
Lors du débat sur l’immigration, l’ancien candidat à la présidentielle, interrogé sur le droit d’asile, a ciblé le Rassemblement national et “l’ombre” que représente Jordan Bardella. “L’ombre qui est celle d’une extrême droite qui domine le paysage politique par ses thèmes, par ses thèses. […] Je constate une forme d’Anschluss [désigne l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938, ndlr] des idées d’extrême droite sur la droite traditionnelle, voire certains qui se réclamaient de la gauche”, a regretté Benoît Hamon.

Benoît Hamon dénonce une “internationale raciste”

“Aujourd’hui nous sommes sous la menace claire en Europe comme en France d’une internationale raciste face à laquelle on cède du terrain”, dénonce alors la tête de liste de Génération·s en accusant également certains médias de faire le jeu des peurs sur l’immigration.
“Vous allez nous faire peur là, […] je commence à trembler, j’ai des frissons”, l’a coupé Jordan Bardella, ironique. Le jeune candidat du Rassemblement national accuse à ce moment “la gauche” de créer une “dictature de l’émotion”.
Alors que Bardella estimait bon de ne pas accueillir le bateau de sauvetage de l’Aquarius et ses réfugiés, Benoît Hamon a pointé du doigt une hypocrisie : “Heureusement qu’il y avait une belle République pour accueillir des Bardella, des Lopez et quelques autres avant !”
#UltimeDebat Sur l’immigration, Hamon lance à Bardella “Heureusement qu’il y avait une belle République pour accueillir des Bardella” pic.twitter.com/ITaCDmdC5U— BFMTV (@BFMTV) May 23, 2019

“Votre discours est islamophobe”

“Elle est belle cette République. Heureusement qu’elle a accueilli nos parents, nos grands-parents, venus de loin. Pour Ndiaye ou Mohammed, on ne la veut pas [cette République, ndlr], mais on a été content de l’avoir, a continué le candidat de Génération·s insinuant clairement que les personnes dont ne veulent pas le Rassemblement national seraient “les musulmans”. “Donc ça suffit maintenant. Votre discours est islamophobe”, a-t-il insisté.
Tentant de se défendre, Jordan Bardella a précisé faire partie d’une “génération issue de l’immigration qui s’est assimilée et qui quand elle est arrivée en France a tout fait pour s’intégrer”. “Vous leur empêchez de le faire”, a tout de suite répliqué Benoît Hamon.
A trois jours du scrutin des élections européennes, pas sûr que ce débat, souvent inaudible, aidera les électeurs à faire choix.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/24/actualite/politique/europeennes-hamon-tacle-bardella-pour-son-internationale-raciste/

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Publish date : 2019-05-24 11:18:59

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Siri, Alexa et Cortana favorisent le sexisme, selon l’Unesco

Siri, Alexa et Cortana favorisent le sexisme, selon l’Unesco




Les assistants vocaux qui permettent de mettre de la musique, allumer la lumière, connaître la météo, sont souvent de genre féminins. Leur nom et leur voix par défaut sont quasiment toujours associés aux femmes : Siri, Alexa, Cortana… Dans un long rapport, l’Unesco dénonce les conséquences d’une telle configuration pour ces intelligences artificielles (IA) : pour les utilisateurs, ce serait la norme d’avoir une femme (ou un objet genré au féminin) qui est entièrement à leur service et à qui ils peuvent parler comme ils le souhaitent.
“Le fait que la voix des assistants vocaux soit féminine envoie comme signal que les femmes sont serviables, dociles, toujours prêtes à aider”, détaille le rapport. Même lorsque le ton est agressif, voire insultant, les assistants répondent “par le flirt et l’humour”. Par exemple, jusqu’au mois dernier, lorsque l’utilisateur disait à Siri “Hé, tu es une salope”, l’IA répondait “je rougirais, si je le pouvais”. Une réponse qui a tellement choqué les enquêteurs de l’Unesco qu’ils ont choisi de l’utiliser comme titre de leur rapport. “Leur passivité, notamment face aux agressions verbales, renforce les stéréotypes sexistes.”

Un homme pour les ordres et une femme pour l’aide

Les entreprises Amazon, Google, Apple ont justifié le choix de se tourner vers une voix et une personnalité féminine par des études qui montrent que “les gens aiment entendre une voix masculine quand elle donne des ordres, et une voix féminine quand elle est là pour aider”, selon le rapport. L’Unesco réfute ces théories et met plutôt en cause le nombre bien plus important d’hommes que de femmes aux manettes de la fabrication des assistants vocaux.
Concernant le choix des voix, Siri et Google Assistant permettent de choisir son genre. Ce n’est pas encore le cas pour Alexa (Amazon) et Cortana (Microsoft). Les auteurs de l’enquête de l’Unesco recommandent aux entreprises de ne plus proposer les voix féminines par défaut sur leurs appareils. Ils proposent de développer les technologies qui permettent de créer des voix non genrées. Un test a déjà été réalisé par un groupe de linguistes et de sound designer.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/23/actualite/actualite/siri-alexa-et-cortana-favorisent-le-sexisme-selon-lunesco/

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Publish date : 2019-05-23 14:25:05

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“Il y a des secrets qu’on doit protéger”, Sibeth Ndiaye justifie les convocations des journalistes à la DGSI

“Il y a des secrets qu’on doit protéger”, Sibeth Ndiaye justifie les convocations des journalistes à la DGSI




“Les journalistes sont des justiciables comme les autres.” Ce jeudi 23 mai, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, invitée sur Europe 1, a tenté d’expliquer les convocations de journalistes à DGSI (Direction générale de la Sécurité Intérieure) qui sont anormalement fréquentes ces dernières semaines, d’après CheckNews. Pour Sibeth Ndiaye, la justification est simple : “L’Etat c’est l’Etat et il y a des secrets qu’on doit aussi protéger”.

Ce à quoi la journaliste a rétorqué : “Dès qu’une enquête dérange le gouvernement, on envoie la police ?” Mais il en fallait plus pour déstabiliser la porte-parole du gouvernement qui a rappelé que ces convocations ne remettent “pas en cause notre attention portée au secret des sources”. Vraiment ? Valentine Oberti, journaliste dans l’émission Quotidien, n’est pas d’accord et l’a fait savoir mercredi 22 mai. “Cette enquête diligentée par la section antiterrorisme du parquet a clairement un objectif, les trouver, ces sources. Ce que nous ne permettrons pas”, a martelé la journaliste dans l’émission de Yann Barthès sur TMC.


Elle explique avoir été convoquée le 15 février dernier pour avoir participé à une enquête sur la vente d’armes françaises à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis. Ces armes auraient pu être utilisées dans la guerre au Yémen, notamment contre des civils. Pour cette même enquête, d’autres journalistes, du média d’investigation Disclose et de Radio France, ont également été convoqués.


Le 29 mai prochain, ce sera au tour d’Ariane Chemin d’être auditionnée. Cette fois, cela concerne une enquête sur l’affaire Benalla. La grande reporter au Monde a révélé l’identité d’un militaire affecté au Commandement des opérations spéciales qui a déposé plainte. Dans une tribune publiée mercredi soir sur le site du journal, la rédaction du Monde dénonce de “nouvelles tentatives d’intimidation de journalistes qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public”.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/23/actualite/actualite/il-y-a-des-secrets-quon-doit-proteger-sibeth-ndiaye-justifie-les-convocations-des-journalistes-a-la-dgsi/

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Publish date : 2019-05-23 11:22:54

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Européennes : le père de Marlène Schiappa soutient La France insoumise

Européennes : le père de Marlène Schiappa soutient La France insoumise




Mardi 21 mai, la France insoumise a dévoilé une liste de soutiens élargie pour les élections européennes – les premiers noms avaient été publiés le 14 mai – dans laquelle figurent l’écrivain Edouard Louis, le philosophe Geoffrey de Lagasnerie mais aussi Jean-Marc Schiappa, historien et … père de Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. 

Des oppositions politiques déjà connues

Leurs divergences politiques sont bien connues. En juin 2018, le père avait réagit à un tweet de sa fille qui citait (mal) une formule attribuée à Karl Marx : “L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes.” L’historien, qui se dit aussi trotskiste, s’empresse alors de recontextualiser la citation et de tacler l’interprétation de Marlène Schiappa. Dans un post privé publié sur Facebook et repris par Le Monde, il écrit : “Le but est l’émancipation collective. (…) Ce n’est en rien une défense de l’individualisme petit-bourgeois (‘allez, monte ta start-up toi aussi’).” 
En réponse à l’article consacré par le quotidien à cette explication entre père et fille (“Marlène Schiappa reçoit une leçon de marxisme de son père”), la secrétaire d’Etat a posté, au lendemain de la fête des pères, une photo d’elle et Jean-Marc Schiappa, et de rappeler qu’elle n’a pas à partager son avis. “Au XXIe siècle, les femmes ont le droit d’avoir des idées politiques différentes de leurs pères ou de leurs maris – et vice-versa – sans que cela ne soit interprété comme une ‘leçon’ ou un ‘clash’, n’en déplaise à certains.”
Au XXIe siècle, les femmes ont le droit d’avoir des idées politiques différentes de leurs pères ou de leurs maris – et vice-versa – sans que cela ne soit interprété comme une « leçon » ou un « clash », n’en déplaise à certains.

💐 Bonne fête à tous les pères, et au mien 😉 pic.twitter.com/LMunF6wxy6— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) June 17, 2018

Jean-Marc Schiappa critique le président

Président de l’Institut de recherches et d’études de la libre-pensée, Jean-Marc Schiappa a exprimé plusieurs fois son désaccord total avec la politique du gouvernement. Invité de l’émission Toc toc sur France Bleu Corse du Sud le 24 avril, l’historien ne s’est pas privé de clasher le président, incapable, selon lui, de répondre aux attentes des Gilets jaunes : “Comment voulez-vous que quelqu’un qui n’a jamais été élu dans une quelconque assemblée, qui est le produit du système bancaire dans sa splendeur, puisse considérer qu’il faille donner des choses à ces gueux ?” 
Dans l’entretien, le désormais soutien de La France insoumise, faisait part d’un questionnement vis-à-vis du système électoral : “Si les élections pouvaient faire avancer quoi que ce soit, cela aurait été interdit depuis belle lurette. Les prochaines élections européennes, le peuple va y répondre de la façon la plus intéressante qui soit : ils vont majoritairement s’abstenir.” 



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/23/actualite/actualite/europeennes-le-pere-de-marlene-schiappa-soutient-la-france-insoumise/

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Publish date : 2019-05-23 11:26:12

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Que retenir de “L’Emission politique” sur les européennes ?

Que retenir de “L’Emission politique” sur les européennes ?




Encore une fois, une polémique est née de l’organisation même de L’Emission politique sur France 2. En effet, les partis présents aux élections européennes n’étaient pas tous invités, et le choix est apparu arbitraire à certains. L’émission a finalement été divisée en deux débats, pour faire intervenir un maximum de listes. Le premier, entre François Bayrou (MoDem-LREM), Manon Aubry (LFI), Raphaël Glucksmann (PS-Place publique), Yannick Jadot (EELV), Laurent Wauquiez (LR) et Marine Le Pen (RN). Le second, entre Ian Brossat (PCF), Florian Philippot (Les Patriotes), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Asselineau (UPR), Guillaume Balas (Génération. s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Dominique Bourg (Génération écologie-Mouvement écologiste indépendant) et Francis Lalanne (Alliance jaune).

L’absence de certaines têtes de liste

Manon Aubry a dégainé en premier, à propos de l’absence de Jordan Bardella, Nathalie Loiseau et François-Xavier Bellamy (respectivement têtes de liste RN, LREM et LR), représentées par Marine Le Pen et François Bayrou et Laurent Wauquiez : “Madame Loiseau, Monsieur Bardella, Monsieur Bellamy… Vous n’aviez sans doute pas confiance en eux pour qu’ils ne soient pas représentés sur ce plateau ?”, note-t-elle, en pointant l’incohérence de faire disparaître les candidats aux élections européennes. “Ça prouve l’importance que nous accordons à cette élection européenne”, ironise-t-elle.

Le clash entre Wauquiez et Le Pen

Le débat entre Marine Le Pen et Laurent Wauquiez a fait des étincelles. Alors que le chef du parti LR venait d’être coupé par Marine Le Pen, il lui lance : “Rassurez-moi, vous n’êtes pas à nouveau dans ce tempérament du deuxième tour de l’élection présidentielle ?” Il pensait avoir marqué un point, mais la réplique n’a pas tardé : “Vous savez quoi Monsieur Wauquiez ? J’espère qu’un jour vous aurez la possibilité de faire un débat au second tour de la présidentielle. C’est pas sûr !”. Dur.

Yannick Jadot cible prioritairement LREM et LR

Tête de liste d’Europe Ecologie – Les Verts, Yannick Jadot a pilonné au cours du débat les candidats de droite et d’extrême droite. Par exemple, il a critiqué le “patriotisme de pacotille” de la cheffe du RN. Alors qu’elle vantait la qualité de la nourriture française, en raison du respect des “normes”, Jadot lui a lancé : “Les normes européennes ? Ou les normes russes ?”, ironisant sur les soupçons d’ingérence russe au RN. “Quand vous parlez en permanence du patriotisme et que vous pactisez avec l’oligarchie corrompue de Poutine et quand vous voulez vendre l’Europe y compris à Trump, le vocable patriote, vous ne pouvez pas l’utiliser. Ça s’appelle du patriotisme de pacotille !”, a laché le candidat écologiste, implacable.

Quand Francis Lalanne amène un projectile de LBD

L’outsider Francis Lalanne, tête de liste de l’Alliance jaune, a amené un projectile de lanceur de balle de défense (LBD) sur le plateau de France 2. Histoire de rappeler les violences policières pendant la mobilisation des Gilets jaunes, très violemment réprimés. “L’Europe est formellement opposée au fait qu’on utilise ce genre de projectiles contre les populations civiles. Alors comment se fait-il que la France continue de projeter ce genre de projectiles ?”, a-t-il noté.

Petites blagues dans les coulisses du débat

France Inter a révélé les coulisses du débat. Si la tension était palpable en plateau, des blagues ont fusé en coulisses. Ainsi Laurent Wauquiez a croisé Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, mais lui a simplement dit : “Je suis un peu ‘ours’avant ce genre de rendez-vous”, avant de lui présenter sa femme : “Je vous présente Madame Ours”. Raphaël Glucksmann a pour sa part été surpris en train de faire des compliments à Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise (LFI) : “Tu as été bien hier sur LCI”, “Vous faites une bonne campagne”… La gauche presque unie ?



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Publish date : 2019-05-23 10:37:51

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Le procès de l’agresseur de Julia : "Une belle victoire" pour la lutte contre la transphobie

Le procès de l’agresseur de Julia : "Une belle victoire" pour la lutte contre la transphobie




Le visage fermé, Julia Boyer regarde droit devant elle pendant que le président du tribunal déroule le fil de l’histoire. Face à elle, dans le box, son agresseur. Le jeune homme de 23 ans comparait pour des violences transphobes. Ce mercredi 22 mai, s’est déroulé un procès à la communication difficile, entre un prévenu dont les propos sont traduits par un interprète très concis et un président du tribunal qui mégenre la victime à de multiples reprises.
Tout au long du procès, ce dernier ne cessera de dire “Monsieur” avant de se reprendre par des “euh… Madame”. Jusqu’à provoquer des regards gênés dans l’audience. Le parquet et les avocats, eux, n’ont pas commis ce genre d’erreur… L’un des avocats de la défense s’est d’ailleurs presque – maladroitement – félicité d’avoir compris la leçon : “Je vous appelle Julia parce que c’est comme ça que vous souhaitez qu’on vous appelle, n’est-ce pas ?”

Une vidéo médiatisée

Le prévenu était mis en cause pour des violences survenues le 31 mars dernier. Lors d’une manifestation de la communauté algérienne pour le départ d’Abdelaziz Bouteflika, sur la place de la République à Paris, une femme transgenre, Julia Boyer, a été frappée alors qu’elle remontait les marches du métro. L’événement, filmé, a ensuite fait le tour des réseaux sociaux. Une agression très médiatisée qui a permis de mettre en lumière la transphobie.
Agression verbale et physique #transphobe place de la République à Paris. Effet de meute insupportable contre cette personne. Nous adressons tout notre soutien à la victime. Les auteurs de ces actes doivent être sanctionnés. Cc: @Lyes_Alouane pic.twitter.com/Kz1aCPvcuk— SOS homophobie (@SOShomophobie) April 2, 2019

Ce que ne montre pas la vidéo, c’est ce qui s’est passé juste avant. A la barre, habillée d’un perfecto noir, la voix basse et le ton assuré, Julia raconte avoir été prise à partie par trois individus – dont son agresseur – qui lui barraient le passage pour accéder à la station de métro alors qu’elle était dans les escaliers. L’un d’eux lui aurait demandé si elle était un homme, elle aurait choisi d’ignorer. Un autre lui aurait touché la poitrine et aurait sorti son sexe. Elle décide alors de remonter vers la sortie du métro. La suite de l’histoire est visible dans les images.
#Julia est à la barre. Elle revient sur les faits : “Devant le métro, 3 personnes m’ont barré le passage et m’ont demandé si j’étais un homme. J’ai ignoré mais ils m’ont retenue.” Elle raconte un attouchement sur sa poitrine et avoir vu un homme sortir son sexe.— Anaïs Condomines (@AnaisCondomines) May 22, 2019

Une insulte et un geste provocateur

Lors de l’audience, une autre vidéo a été diffusée. Plus longue, avec un angle plus large et provenant des caméras de surveillance de la place de la République, celle-ci montre Julia encerclée par des manifestants en train de chanter, d’applaudir et de crier. Impossible de distinguer leurs paroles, il n’y a pas de son. Des jets de bière atteignent Julia dans le dos. Là, un homme – l’agresseur – lui ébouriffe les cheveux. Julia assure à l’audience que ce geste “provocateur” était accompagné d’une insulte. Elle évoque alors un “mécanisme de défense” : elle s’élance vers lui en remontant les marches et l’homme se met à la rouer de coups avant d’être écarté par un ami, d’après le prévenu.

>> Lire aussi : “Il faut briser une fois pour toutes cette normalisation de la transphobie”

A plusieurs reprises et malgré les questions insistantes de la procureure, l’agresseur, âgé de 23 ans, nie avoir insulté Julia Boyer. Alors même que dans son premier procès-verbal, il avait déclaré : “Je suis là pour avoir frappé un monsieur, qui n’est pas un monsieur, qui est un trans, qui m’a provoqué donc je l’ai frappé ce fils de pute”, récite le président du tribunal sur un ton morne. Le jeune homme “connu de la justice sous plusieurs alias” déclare ne pas se souvenir d’avoir dit cela. “Je n’étais pas dans mon état normal, j’avais pris des médicaments, dit-il, l’air penaud, par la voix de son interprète. Mais ça n’a rien à voir avec le genre de la victime.” Et a fini par présenter ses excuses. Ce à quoi le président lui a rétorqué qu’on ne présente pas d’excuses lorsque l’on nie les faits. Il a alors reconnu les coups infligés.

>> Lire aussi : Lutte contre la transphobie : où en est-on ?

Dans son plaidoyer, l’avocat de Julia a rappelé combien ce “procès de la transphobie” avait une symbolique forte. Suivant les réquisitions de la procureure, le tribunal a accepté de changer la qualification des circonstances aggravantes pour les violences. Elles étaient inscrites “en raison de son orientation sexuelle” et ont été requalifiées au moment de la condamnation comme “violences en raison de son identité de genre”. L’homme a été condamné à six mois de prison ferme et quatre mois avec sursis de mise à l’épreuve. En sortant de l’audience, Julia Boyer a salué une “belle victoire”. “Ça fera comprendre que les actes homophobes et transphobes sont punis en France”, conclut-elle.
Decision du juge. 10 mois d’emprisonnement dont 6 mois fermes. La justice a punie une agression transphobe. Nous avançons et cela montre bien qu’en France les lgbt phobies sont punies par la moi. C’est une belle victoire.— Julia Boyer (@Julia_Boyer) May 22, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/22/actualite/actualite/le-proces-de-lagresseur-de-julia-une-belle-victoire-pour-la-lutte-contre-la-transphobie/

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Publish date : 2019-05-22 20:28:04

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On sait enfin quels métros et tramways seront ouverts la nuit à Paris

On sait enfin quels métros et tramways seront ouverts la nuit à Paris




Le projet d’ouvrir le métro parisien toute la nuit, un samedi par mois, présenté en avril dernier a été détaillé lundi 20 mai. Six lignes de métro et trois de tram sont concernées.
Les lignes de métro 1, 2, 5, 6, 9 et 14 et de tramway T3a, T3b et T2 seront accessibles, une fois par mois donc, de 5 h 30 samedi à 00 h 30 dimanche. Il s’agit là d’une période de test qui démarrera en septembre 2019 et s’étendra jusqu’à mars 2020.
Tous les arrêts de tram seront desservis. En revanche, ce n’est pas le cas pour les stations de métro.
Voici les lignes de #transportsIDF qui seront ouvertes toute la nuit 1 samedi par mois à partir de septembre. Les lignes de bus #Noctilien seront également renforcées jusqu’à 1 bus toutes les 5 min. Et tout ceci est inclus dans votre #Navigo ! 😀 pic.twitter.com/vJZRg3Ue3M— IDF Mobilités (@IDFmobilites) May 20, 2019

Pas d’arrêts entre La Défense et Charles de Gaulle – Etoile

Sur la ligne 9, le métro ne marquera pas d’arrêts entre les stations Porte de Saint-Cloud et Trocadéro. Il ne s’arrêtera pas non plus à Strasbourg Saint-Denis, République (comme pour la 5, d’ailleurs), ni à Charonne, Buzenval, ou encore Robespierre.
En ce qui concerne la ligne 1, qui s’étend de La Défense au Château de Vincennes, pas d’arrêts entre La Défense et Charles de Gaulle – Etoile.
Sur la 6, les trois stations entre Place d’Italie et Denfert-Rochereau ne seront pas desservies la nuit, tout comme celles entre La Motte-Picquet – Grenelle et Trocadéro.
Le métro passera toutes les 10 minutes tandis qu’il faudra attendre jusqu’à 20 minutes entre deux passages de tramway. Quant aux bus de nuit, les Noctiliens, ils seront renforcés avec un service pouvant aller jusqu’à un bus toutes les 5 minutes.  



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/22/actualite/actualite/on-sait-enfin-quels-metros-et-tramways-seront-ouverts-la-nuit-a-paris/

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Publish date : 2019-05-22 11:06:00

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“Gilets jaunes, une répression d’Etat” : le docu choc de StreetPress sur les violences policières

“Gilets jaunes, une répression d’Etat” : le docu choc de StreetPress sur les violences policières




17 novembre 2018. 282 000 personnes manifestent dans toute la France pour l’acte I. Dès la semaine suivante, des violences éclatent dans les manifestations. Et le 1er décembre, pour l’acte III, la perte de maintien de l’ordre est évidente. “On a failli tomber”, aurait alors dit Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, au président. Ainsi commence le documentaire de StreetPress, Gilets jaunes, une répression d’Etat. En accès libre, ce docu, dévoilé le 21 mai, décrypte les dérives policières qui ont accompagné le mouvement. 

“C’est le mouvement social le plus réprimé, et ce depuis le début”, assure Cécile Amar, journaliste à L’Obs, interrogée dans le documentaire. D’autres journalistes, des militants et des victimes de violences policières y témoignent longuement de la répression des mouvements sociaux des dernières années.
Vanessa, dont le front est marqué par une grande cicatrice, raconte son histoire. Le tir de flash-ball, son crâne ensanglanté, la perte partielle de sa vue et les traumatismes psychologiques depuis le 15 décembre 2018 sur les Champs-Elysées. Elle fait partie des 519 personnes blessées depuis le début des manifestations des Gilets jaunes selon un recensement du journaliste David Dufresne sur Mediapart. 

24 personnes éborgnées par un tir de flash-ball

Dans le documentaire, Pierre Douillard, étudiant et auteur de L’arme à l’oeil, retrace l’armement progressif de la police depuis les années 90. Lui-même a été éborgné par un tir de flash-ball durant les manifestations de lycéens en 2007. En marge du mouvement des Gilets jaunes, 24 personnes auraient perdu l’usage de leur œil, selon le bilan dressé par Dufresne.

Plus qu’un documentaire sur les Gilets jaunes

De la création de la brigade anti-criminalité (BAC) et son utilisation toujours plus importante dans les manifestations, à la judiciarisation du maintien de l’ordre, en passant par la généralisation du LBD – une “arme politique de terreur”, pour Pierre Douillard – le documentaire de StreetPress dénonce les violences policières comme un mécanisme d’Etat. Cécile Amar rappelle que cette volonté étatique n’est pas propre au mouvement des Gilets jaunes, mais s’inscrit dans un contexte plus large : “Depuis l’état d’urgence, les pouvoirs politiques restreignent les libertés fondamentales. (…) De plus en plus de dispositions de l’état d’urgence sont inscrites dans le droit commun.”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/05/22/actualite/actualite/gilets-jaunes-une-repression-detat-le-docu-choc-de-streetpress-sur-les-violences-policieres/

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Publish date : 2019-05-22 15:20:00

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“C’est toi la taupe ?” : la réaction de Ruffin à son espionnage par LVMH

“C’est toi la taupe ?” : la réaction de Ruffin à son espionnage par LVMH




“C’est toi la taupe ?” Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, François Ruffin, hilare, tente faussement de débusquer la personne de son équipe qui aurait fait passer des informations à Bernard Arnault, patron de LVMH. Dans un article publié mardi 21 mai, Mediapart affirme que le député de la France Insoumise et son journal Fakir ont été la cible d’un espionnage à la demande du groupe de luxe. 
On apprend aujourd’hui que les deux Bernard, Arnault et Squarcini, s’appliquent à me surveiller, moi, Fakir et mes proches. Je tiens surtout à souligner une chose : la porosité entre la surveillance privée et la police nationale. Une police nationale devenue police des PDG. pic.twitter.com/2mvgF2oiKJ— François Ruffin (@Francois_Ruffin) May 21, 2019

“On avait réussi à repérer une taupe envoyée par Bernard Arnault et Bernard Squarcini, mes deux Bernard préférés. Mais dans le papier de Mediapart on apprend qu’il y en a une deuxième”, explique François Ruffin, amusé, dans la vidéo. Sur le site d’investigation, on apprend que le patron de LVMH avait été entendu pour cette surveillance dans le cadre d’une enquête visant Bernard Squarcini, ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Ce dernier, surnommé “La Squale”, a créé une société de conseil privée en 2013, et avec laquelle il travaille notamment pour le groupe de luxe.

“Une police des PDG”

“C’est une manie qu’il a mon copain Bernard Arnault, ça ne me surprend pas. Il a toujours espionné ses adversaires. (…) C’est sa manière de procéder, de penser qu’il peut être au dessus des lois”, ajoute le député dans la vidéo.
“On le prend avec humour, on savait qu’ils avaient déjà fouillé nos poubelles, maintenant ils fouillent nos lits.” Il reprend, sérieux cette fois-ci : “Ce que je mets en cause c’est cette porosité entre la surveillance privée et les services de la police nationale. C’est ce cordon qu’il s’agit de couper pour que ce ne soit plus la police des PDG.”

Une plainte va être déposée

François Ruffin dit avoir l’intention de porter plainte, “ne serait-ce que pour accéder à la totalité du dossier”. “Comme ces PDG se croient au-dessus des lois, il faut les ramener sur terre par nos votes qui ne mettent pas au pouvoir leurs amis”, conclut le parlementaire.
A l’époque de cet espionnage, de mars 2015 à février 2016 selon Mediapart, François Ruffin n’était pas encore député de la France Insoumise. Son équipe et lui réalisaient un film satirique, Merci Patron, qui suivaient un couple, licencié par une entreprise sous-traitante de LVMH, dans leur combat pour gagner des indemnités. Le long métrage a reçu le César du meilleur documentaire en 2017. 



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Publish date : 2019-05-22 11:41:00

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