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Les débuts sur Twitter d’Alexandre Benalla

Les débuts sur Twitter d’Alexandre Benalla




Il fallait oser. Il y a exactement un an, Le Monde révélait qu’Alexandre Benalla, alors chargé de mission d’Emmanuel Macron, était présent le 1er mai 2018 place de la Contrescarpe à Paris, et qu’il avait malmené un manifestant, en usurpant vraisemblablement la fonction de policier. S’en est suivie l’affaire la plus retentissante du quinquennat jusqu’à présent. Mais le principal intéressé semble toujours prendre avec une légèreté déconcertante les accusations qui planent sur lui (une enquête préliminaire a été ouverte pour “violences par personne chargée d’une mission de service public”, “usurpation de fonctions” et “usurpation de signes réservés à l’autorité publique”). Ce 17 juillet, après avoir accordé une interview au Nouvel Economiste, il a fait son entrée sur Twitter. Il s’y présente comme fondateur du Groupe Comya.

“J’ai eu un sens du lead assez précoce”

Après avoir retwetté l’interview au Nouvel Economiste, il a répondu à un commentaire des Scouts unitaires de France, qui relativisaient son passage au sein du mouvement. En effet, Alexandre Benalla déclare dans cette interview : “J’ai eu un sens du lead assez précoce, ayant été chef scout chez les Scouts unitaires de France à 15 ans. Malgré mon jeune âge, dans les fonctions que j’ai été amené à assumer, j’ai toujours été un peu leader en travaillant avec des personnes plus âgées sans que cela ne pose le moindre problème.” Mais Agnès Cerbelaud, responsable communication de ce mouvement de scoutisme, lui a répondu sur Twitter (où il n’était pas encore) : “Bonjour, je suis la responsable de communication des @ScoutsUnitaires. Nous avons fait des recherches de notre côté. D’après nos archives et les chefs de groupe de l’époque, Alexandre Benalla a fait un camp d’été chez les #SUF à 12 ans. Donc, 3 semaines dans notre mouvement.”

#Ecoledevie

L’intéressé n’a pas voulu laisser passer ça. Il s’est donc fendu de plusieurs tweets, photos de lui à 13 ans à l’appui : “J’avais 13 ans, retour d’un week-end en forêt à Saint-Evroult, six mois après le grand camp passé avec les Scouts d’Europe. #PèreAlexis Mes camarades de la Troupe de Sées et de la patrouille du léopard ne m’ont pas oublié c’est le principal :-)” Prenant en mains sa communication, il a ensuite interpellé plusieurs médias qui avaient écrit à ce sujet, pour qu’ils corrigent : Voici, Gala, Le Point… Le tout agrémenté du hashtag #Ecoledevie. Il a donc rapidement géré les codes du tweet game.
[email protected] J’avais 13 ans, retour d’un week-end en forêt à Saint-Evroult, six mois après le grand camp passé avec les Scouts d’Europe.
Mes camarades de la Troupe de Sées et de la patrouille du léopard ne m’ont pas oublié, c’est le principal 🙂 #écoledevie #PèreAlexis pic.twitter.com/mjdjQoSkyN— Alexandre Benalla (@ABenalla_) July 17, 2019

“On se fume une chicha quand tu veux poto”

Par ailleurs, le journaliste Taha Bouhafs, à l’origine de la vidéo de la place de la Contrescarpe qui lui a coûté son poste à l’Elysée, a interpellé Alexandre Benalla sur le réseaux social, pour qu’il le suive.
Je suis déçu, @ABenalla_ follow @TPMP et pas moi 😢

RT pour qu’il voit.— Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) July 17, 2019

Benalla il me fume, il arrive dans le tweet game en mode entrepreneur, 1 an après l’affaire qui porte son nom comme si de rien était 😭😭

Et sinon Alexandre on se fume une chicha kaloud quand tu veux @ABenalla_ 🗣💨 pic.twitter.com/gxaZ3AuLGn— Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) July 17, 2019

Finalement, et de manière assez ironique, il l’a bel et bien suivi. “C’est la consécration. On se fume une chicha quand tu veux poto”, a réagi Taha Bouhafs.
Yess @ABenalla_ me suit, c’est la consécration. On se fume une chicha quand tu veux poto 😘 pic.twitter.com/8OytiZOj84— Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) July 17, 2019

Par ailleurs, poursuivant ce qui s’apparente sensiblement à un plan com’, Alexandre Benalla “like” de nombreux posts, sur François de Rugy et Edwy Plenel, mais aussi et surtout sur lui, qu’ils soient critiques, ou de soutien. Voilà qui débute bien.
Exactement un an après l’affaire qui porte son nom, Alexandre Benalla se lance sur Twitter.

Pour le moment, @ABenalla_ ne fait que retweeter son interview pour présenter sa nouvelle boîte de sécurité,COMYA.
Et il aime certains tweets concernant Rugy & Plenel.

Pour le moment. pic.twitter.com/qgZ6yPrQfs— Paul Larrouturou (@PaulLarrouturou) July 17, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/18/actualite/societe/les-debuts-sur-twitter-dalexandre-benalla/





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“Send her back” : Trump et ses partisans se déchaînent sur une élue démocrate

“Send her back” : Trump et ses partisans se déchaînent sur une élue démocrate




“Send her back” (“Renvoyez-la”) scandent en choeur les partisans de Donald Trump, alors qu’il termine un discours vindicatif à l’encontre de l’élue démocrate Ilhan Omar, lors d’un meeting tenu mercredi 17 juillet à Greenville en Caroline du Nord. En début de semaine, le président américain s’en est déjà pris à la jeune femme et trois autres représentantes au Congrès sur Twitter, sans les nommer, les invitant à “retourner” d’où elles viennent. Somalienne réfugiée aux Etats-Unis depuis son enfance et naturalisée américaine, Omar est cette fois directement visée.
Crowd chants “send her back!” at President Trump’s combative North Carolina rally https://t.co/hmUF44X4SK pic.twitter.com/uTOirDzXhR— TIME (@TIME) July 18, 2019

Dans son discours, Trump accuse notamment l’élue du Minnesota de trouver des excuses au terrorisme, tenir des propos antisémites et diaboliser Israël, allié des Etats-Unis. Une campagne de désinformation à l’encontre de la démocrate dénoncée par le Washington Post. Le journal signale des interviews tronquées et déformées qui présentent Ilhan Omar comme hostile aux Etats-Unis.

Une scène qui a choqué

Ces images montrant le président américain muet face aux cris de la foule déchaînée ont provoqué un tollé, y compris chez les Républicains dont certains ont exprimé leur désapprobation sur les réseaux sociaux.
Ben Shapiro, commentateur politique favorable aux Républicains, par exemple écrit : “Abominable. Omar est terrible. C’est une antisémite radicale avec des opinions terribles. C’est aussi une citoyenne américaine et scander des chants pour demander sa déportation parce qu’elle fait usage du premier amendement (de la Constitution américaine, établissant la liberté d’expression et de religion, ndlr) est dégoûtant.”
Vile. Omar is awful. She is a radical anti-Semite with terrible views. She is also an American citizen and chanting for her deportation based on her exercise of the First Amendment is disgusting. https://t.co/Y4nzHPzba4— Ben Shapiro (@benshapiro) July 18, 2019

“C’est l’un des moments les plus racistes de l’histoire politique américaine moderne, s’insurge l’écrivain et activiste Shaun King. Alors que Trump commençait à attaquer mon amie membre du Congrès, Ilhan Omar, la foule a commencé à scander ‘renvoyez-les, renvoyez-les’. C’est tout à fait odieux et dangereux. Nous sommes en sommes là aujourd’hui. C’est dégoûtant.”
This is one of the single most racist moments in modern American political history. As Trump began attacking my friend Congresswoman Ilhan Omar, the crowd began chanting “SEND HER BACK, SEND HER BACK.” It’s utterly despicable and dangerous. We are here. We are in THAT time. UGLY. pic.twitter.com/6M0PBXe4Lr— Shaun King (@shaunking) July 17, 2019

“En 1919, les racistes auraient crié ‘Si vous êtes noirs, reculez’. En 2019, les partisans du 45e président crient “Renvoyez la” en référence à Ilhan Omar. Ne vous trompez pas. C’est toujours le même extrémisme qui divise irrémédiablement notre nation”, tweete pour sa part le démocrate Rashid Qasim.
In 1919 racists would scream “If you’re Black stay back.”

In 2019, 45‘s followers scream “SEND HER BACK,” referring to Rep Ilhan Omar

Make no mistake. This is the same extremism of yesteryear & irreparably harms our nation

We need compassion, not hatepic.twitter.com/lRgwl6Ak9j— Qasim Rashid, Esq. (@QasimRashid) July 18, 2019

La réaction d’Ilhan Omar n’a pas tardé, elle cite tout simplement la poétesse américaine Maya Angelou : “Vous pouvez me viser avec vos mots, vous pouvez me défigurer avec vos regards, vous pouvez me tuer avec votre haine. Mais toujours, comme l’air, je m’élèverai.”
You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I’ll rise.

-Maya Angelou https://t.co/46jcXSXF0B— Ilhan Omar (@IlhanMN) July 18, 2019

Trump encore plus populaire auprès de ses électeurs

Loin de le mettre dans la tourmente, ces polémiques semblent, au contraire, augmenter la popularité du président des Etats-Unis. Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé lundi 15 et mardi 16 juillet, le taux d’approbation de Trump chez les Républicains aurait gagné 5 points. Et sa côte auprès de l’ensemble de la population serait restée inchangée depuis la semaine dernière stagnant à 41 %.
Il semblerait que le milliardaire reprenne la thématique de l’immigration comme fil conducteur pour cette nouvelle campagne, une question qui avait déjà marqué celle de 2016. Ce “Send her back” pourrait bien devenir un symbole de la campagne de Trump pour les présidentielles de l’année prochaine, à l’image du “Lock her up” (“Enfermez-la”) à propos d’Hillary Clinton lors de la dernière course à la présidence.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/18/actualite/actualite/send-her-back-trump-et-ses-partisans-se-dechainent-sur-une-elue-democrate/





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Ce qu’il faut savoir sur FaceApp, cette appli qui vous vieillit en un clic

Ce qu’il faut savoir sur FaceApp, cette appli qui vous vieillit en un clic




Vous y avez peut-être déjà “joué” avec des personnes de votre entourage. Ces derniers jours, l’application FaceApp (disponible sur AppStore et PlayStore) a fait un énorme carton. En cause : son incroyable filtre qui permet de vieillir les visages de 60 ans. Le principe est simple, et le résultat impressionnant. Comme nous disait un collègue récemment, avec la voix un peu coincée dans la gorge, en voyant sa tronche marquée par un demi-siècle en plus : “Cette personne, elle existe”.
A priori, les résultats de FaceApp sont plutôt crédibles. Flippant. pic.twitter.com/H86Fo4vmzD— Raphael Grably (@GrablyR) July 17, 2019

Comment l’utiliser ?

Utiliser FaceApp est simplissime – et gratuit (elle propose juste de payer pour l’utiliser sans pub, et disposer de tous les filtres, mais on peut s’en passer). Il suffit de se prendre en selfie, ou de prendre une photo en portrait de n’importe qui, puis d’importer la photo dans FaceApp, et de la transformer. Cela marche aussi pour des photos de célébrités que vous pouvez trouver sur internet. L’application utilise des modifications automatiques pour vieillir les visages, grâce à des logiciels d’“apprentissage automatique”, explique Le Monde. Et c’est souvent confondant de réalisme. De plus, le logiciel se perfectionne au fur et à mesure que des personnes l’utilisent, puisqu’il enregistre les images comparées et modifiées.
Hey vous savez, le filtre “vieux” sur #faceapp ?
En fait on peut l’appliquer, puis l’appliquer à nouveau, puis encore une fois, et à la fin on ne dort plus jamais de sa vie quand on voit les résultats. pic.twitter.com/JpxRXCHrtE— -Boulet- (@Bouletcorp) July 17, 2019

Y a-t-il un risque pour la vie privée ?

Alors que FaceApp était en tête des classements des applications les plus téléchargées sur iPhone et Android, mercredi 17 juillet, des voix alarmistes se sont levées pour avertir ses utilisateurs. Comme beaucoup d’applis, celle-ci collecte des données de ses utilisateurs : adresse IP, identifiants publicitaires et autres métadonnées, comme le relate Le Figaro.
Certains s’inquiétaient aussi que l’application accède à toutes les photos d’un smartphone, et les télécharge sur ses serveurs. C’est faux, comme l’a expliqué sur Twitter ce chercheur en cybersécurité :
Reminder: Serious journalists don’t based an article only on a tweet. Did you listen @9to5mac? You created an article on a speculation which is incorrect. I will show you 1/n https://t.co/twIS0fpY7j— Elliot Alderson (@fs0c131y) July 16, 2019

En fait, l’application demande d’abord l’autorisation de l’utilisateur pour accéder à sa galerie, et ne télécharge que les photos que l’utilisateur lui donne. La contrainte du téléchargement sur ses serveurs est obligatoire, car l’appli utilise des algorithmes très puissants, inaccessibles à la plupart des smartphones.
En revanche, à partir du moment où vous acceptez, vous cédez les droits sur la propriété de cette image. Yaroslav Goncharov, PDG de FaceApp, peut alors l’utiliser comme il le souhaite, pour entraîner ses logiciels et les améliorer par exemple. Voire en faire un support publicitaire.
If you use #FaceApp you are giving them a license to use your photos, your name, your username, and your likeness for any purpose including commercial purposes (like on a billboard or internet ad) — see their Terms: https://t.co/e0sTgzowoN pic.twitter.com/XzYxRdXZ9q— Elizabeth Potts Weinstein (@ElizabethPW) July 17, 2019

Pas en conformité avec le règlement européen des données personnelles (RGPD)

Plusieurs sites relèvent que l’appli n’est pas en conformité avec le règlement européen des données personnelles (RGPD). En effet, FaceApp a été créée en 2017 (avant l’entrée en vigueur de la RGPD), et elle ne prévoit pas que les données de ses utilisateurs européens soient protégées en fonction des lois européennes. L’entreprise russe à l’origine de l’appli disposera donc de vos images, et pourra en faire ce qu’elle veut. L’inquiétude est si sérieuse que le Parti démocrate a officiellement demandé aux candidats à la primaire en vue de la présidentielle de 2020 de ne pas la télécharger.
Come again? pic.twitter.com/wYglh7hDNI— Nicki Jhabvala (@NickiJhabvala) July 17, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/18/actualite/societe/ce-quil-faut-savoir-sur-faceapp-cette-appli-qui-vous-vieillit-en-un-clic/

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Notre agenda “recommandé” de la semaine 

Notre agenda “recommandé” de la semaine 




Marche Adama III

Adama Traoré / Archive personnelle
Trois ans jour pour jour après la mort d’Adama Traoré dans la cour de la gendarmerie de Persan dans le Val-d’Oise à l…



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/16/actualite/actualite/notre-agenda-recommande-de-la-semaine/

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Publish date : 2019-07-16 18:00:00

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Rugy se compare à Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé après avoir démissionné

Rugy se compare à Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé après avoir démissionné




Après avoir annoncé sa démission du ministère de Transition écologique ce 16 juillet sur Facebook et dénoncé un “lynchage médiatique”, François de Rugy a comparé sa situation à celle de Pierre Bérégovoy sur Twitter.
Comment ne pas penser aux mots de François Mitterrand en hommage à Pierre Bérégovoy. https://t.co/4NrjZjzya6— François de Rugy (@FdeRugy) July 16, 2019

Visé par plusieurs révélations mettant en cause son train de vie et son utilisation de l’argent public, l’ancien ministre d’Etat a joint à son message une vidéo d’archives. François Mitterrand y rend hommage à son ancien Premier ministre “livré aux chiens”. L’homme politique s’était suicidé en 1993 à l’âge de 67 ans, sans laisser d’explications. Bérégovoy avait démissionné de ses fonctions de Premier ministre un mois auparavant alors que des suspicions de corruption pesaient sur lui et que la gauche venait de subir une lourde défaite aux législatives.

Une comparaison qui passe mal

“Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous”, déclare François Mitterrand sur ces images tournées aux obsèques de son ministre. Une vidéo que de Rugy a précédée de la mention “Comment ne pas penser aux mots de François Mitterrand en hommage à Pierre Bérégovoy”, faisant référence à sa propre situation. Cette comparaison passe mal auprès des internautes qui qualifient de “honteuse” cette “instrumentation” du suicide de Pierre Bérégovoy.
François Fillon avait déjà utilisé cette technique.

Instrumentaliser le suicide de Bérégovoy est purement et simplement à vomir. Vous devriez avoir honte, @FdeRugy.— Ludovic (@LudovicHbg) July 16, 2019

Non mais quelle honte ce tweet 😳 https://t.co/Q7e4KrgxyP— Elodie Jauneau (@ElodieJauneau) July 16, 2019

Vous osez !!!
Mais c’est un film , c’est pas possible !— L. Reine Margot ✞ (@c_toujours_moi) July 16, 2019

Euh… @FdeRugy s’est fait pirater son compte Twitter ou bien ne connaît-il tout simplement pas ce que « décence » veut dire ? #OnEstChezLesFous #Beregovoy #StopÇaSuffit pic.twitter.com/fTD6h68Whg— Alexandre Dubuis (@alexdubuis) July 16, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/17/actualite/actualite/rugy-se-compare-a-pierre-beregovoy-qui-setait-suicide-apres-avoir-demissionne/

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Qu’est-ce que le mouvement des “Gilets noirs” ?

Qu’est-ce que le mouvement des “Gilets noirs” ?




“Ni rue ni prison, papiers et liberté.” Mardi 16 juillet, non loin du Tribunal de Grande instance (TGI) de Paris, une banderole affichant ce message a été installée. Au-dessus, inscrits au marqueur sur du papier cellophane, ces deux mots : “Gilets noirs.”  Quelques membres de ce mouvement de “sans-papiers, sans-voix, sans-visages” – créé en Île-de-France en novembre 2018 pour demander la “régularisation de tous les sans-papiers” dans le pays mais aussi des logements et des conditions de vie dignes – ont fait le déplacement ce matin. Ils attendent des nouvelles : plusieurs de leurs “camarades” passent actuellement devant le juge des libertés et de la détention, pour contester leur placement en centre de rétention administrative. 
Le contexte : vendredi 12 juillet, plusieurs centaines de Gilets noirs investissent le Panthéon, dans le Ve arrondissement de Paris. Cette action s’inscrit alors dans une campagne nommée “Gilets noirs cherchent Premier ministre”, dont le but est “d’instaurer un rapport de force avec l’Etat”, comme nous le raconte une membre de La Chapelle debout, collectif avec lequel l’action a été menée, tout comme l’association Droits devant ! “Celui-ci est composé d’habitants d’une cinquantaine de foyers d’Ile-de-France, mais aussi de locataires de la rue. En tout, 17 nationalités sont représentées.” Il s’agit donc à la fois de sans-papiers mais aussi de demandeurs d’asile et de personnes sans-abris – les situations pouvant se combiner -, même si la Chapelle debout réfute “toutes les différences que l’Etat veut créer pour diviser les gens”. 

“Des Gilets jaunes qui ont été noircis par la colère”

Au Panthéon, les Gilets noirs demandent un rendez-vous avec le Premier ministre, en sus de leurs revendications. Selon les journalistes sur place, la situation est calme. Ils seront finalement évacués, et 37 d’entre eux interpellés par les forces de l’ordre pour des vérifications d’identité  – un membre de la Chapelle debout, lui, emploie le terme de “rafle”, évoquant plusieurs charges policières “très violentes”, une quarantaine de blessés, des insultes racistes et une “volonté de faire peur et casser le mouvement”. Comme le souligne ce papier de France info, plusieurs journalistes sur place ont en effet constaté des tirs de gaz lacrymos, des charges policières et des évacuations de blessés (voir par exemple ce long papier de Basta!, qui publie aussi plusieurs vidéos). 
[INFO] Action et symbole très fort : le collectif des #GiletsNoirs vient d’investir le Panthéon. Occupation en cours ! @Bastamag est à l’intérieur. pic.twitter.com/OyzicubkcW— Thomas Clerget (@Thomas_Clerget) July 12, 2019

⚠️ La dispersion de la manifestation des #GiletsNoirs au #Panthéon se déroule actuellement dans des conditions absolument terrifiantes. @Place_Beauvau @CCastaner, ces violences policières sont inacceptables !

Libération immédiate de tout·e·s ! https://t.co/wa000oEA66— Attac France (@attac_fr) July 12, 2019

Une vingtaine de Gilets noirs ont au final été placés en rétention administrative. Lundi 15 juillet, La Chapelle debout expliquait dans un communiqué que “huit Gilets noirs [avaient] été libérés grâce à la mobilisation politique” mais aussi grâce au “soutien financier” de tous et toutes, une cagnotte ayant été créée pour payer des avocats. Lesquels ont, selon le collectif, constaté des irrégularités dans les procédures, d’où la libération de leurs clients. Mardi 16 juillet, ce sont sept autres personnes qui passaient devant le TGI. 
L’action au Panthéon n’était pas la première organisée par le mouvement, dont le nom a été trouvé, selon la Chapelle debout, par un Gilet noir qui a eu cette formule lors de la marche “contre le racisme d’Etat et les violences policières”, en mars, à Paris : “On est des Gilets jaunes qui ont été noircis par la colère.”
En janvier, un rassemblement avait eu lieu devant la Préfecture de police de Paris. En mai, rebelote avec l’occupation du terminal 2F de Roissy. Selon un membre de la Chapelle debout, le but était de “dénoncer la participation d’Air France” aux expulsions – “Nous on dit déportation” – de personnes immigrées hors de l’Etat français. Enfin, en juin, plusieurs centaines de “gilets noirs” avaient investi les locaux du groupe de restauration collective Elior, à la Défense, de façon à “dénoncer l’exploitation de sans-papiers et leurs conditions de travail” dans cette entreprise, qui, selon eux, capitaliserait sur le “business” de l’emploi de personnes sans-papiers de façon à les “faire travailler gratuitement”. 

“Les Gilets noirs, c’est un mouvement social” 

“On va organiser la riposte, ajoute ce membre du collectif, qui se félicite du soutien de plusieurs personnes et associations, par exemple Assa Traoré et le comité Vérité et justice pour Adama (c’est moins le cas de Marine Le Pen, qui a parlé d’occupation “inadmissible”, ou encore d’Edouard Philippe, qui a mis en avant “le respect des monuments publics”). Les Gilets noirs, c’est un mouvement social, pas un mouvement de sans-papiers. C’est un mouvement qui appartient à tous ceux qui combattent le racisme, qui sont d’accord qu’aucun être humain n’est illégal, et qui veulent une vie digne pour tout le monde.” Et d’ajouter : “C’est un mouvement d’impatience : on en a marre d’attendre pour une vie digne, marre d’attendre pour sortir de l’isolement.”
L’idée de collectif est en effet très forte au sein des Gilets noirs, comme nous le raconte Camara, qui vit dans un foyer et milite aux côtés du mouvement depuis novembre 2018 : “Il est important de s’organiser et de se mobiliser collectivement. Ce qu’on vit, c’est de l’esclavage moderne. La police veut nous faire peur, mais on n’a plus peur. On va aller jusqu’au bout : tout ce qui arrive, c’est notre destin.” Même discours du côté de Samba, dont le petit-frère, interpellé au Panthéon, était présenté au TGI ce mardi : “On va se battre, ensemble, jusqu’au bout de nos ongles. On n’arrêtera pas.” Quelques heures plus tard, un membre de la Chapelle debout nous envoie ce sms : “Tout le monde est libre, on est partis ensemble.” Il précise que la préfecture a fait appel sur “quelques dossiers”.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/17/actualite/actualite/qui-se-cache-derriere-le-mouvement-des-gilets-noirs/

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[Vidéo] La scène surréaliste d’un journaliste qui demande à Mediapart de balancer ses sources

[Vidéo] La scène surréaliste d’un journaliste qui demande à Mediapart de balancer ses sources




C’est un moment de télévision quelque peu surréaliste… Quelques heures après la démission de François de Rugy, ce mardi 16 juillet, le journaliste de Mediapart Michael Hajdenberg était en duplex sur LCI dans l’émission Le Grand Dossier. Il est l’un des auteurs des enquêtes qui ont été publiées depuis une semaine sur le ministre de l’Ecologie et ses dîners fastueux, ou ses travaux aux frais du contribuable, ou bien encore l’utilisation douteuse de ses frais professionnels… Seulement voilà, les journalistes présents sur le plateau de LCI avaient plusieurs remarques à faire à ce sujet, comme l’a révélé le twitto BalanceTonMédia. Le tout dans une séquence sobrement intitulée “Mediapart en voulait-il à De Rugy ?”.
“Coup de grâce”, “il pouvait ne pas être au courant”, ou encore “Vous n’aviez pas besoin de vous refaire la cerise avec une affaire qui claque un peu ?”, a interpellé sérieusement Hélène Lecomte, présentatrice de LCI. Présent dans l’émission, le journaliste de Valeurs Actuelles Louis de Raguenel a dénoncé une “culture de la délation”, et un journal qui se serait, d’après lui, déjà trompé dans le passé… “En quoi s’est-on trompé ?”, demande alors le journaliste de Mediapart, qui rappelle que le journal n’a jamais été condamné, y compris dans les révélations autour de l’affaire Libyenne.

“Il faut que ces gens-là assument !”

“Il n’y a pas de culture de la délation il y a une culture de l’information”, a rétorqué Michael Hajdenberg avant de poursuivre : “Si vous ne comprenez pas que le métier de journaliste c’est de sortir des infos qui sont parfois cachées, alors on n’a pas la même conception du métier de journaliste. Eh bien j’en suis désolé. Vous, vous pouvez commenter et raconter n’importe quoi sur des dossiers que vous ne connaissez pas, nous, on sort des informations, et on n’est pas condamnés en justice.”
Michael Hajdenberg (Mediapart) était en duplex sur LCI hier soir dans l’émission Le Grand Dossier et visiblement les personnes présentes sur le plateau avaient beaucoup de questions et de remarques a lui faire.#Macron #DemissionDeRugy #kebab pic.twitter.com/4ayN6oyPWr— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) July 17, 2019

Une autre séquence isolée de l’émission montre Pascal Jalabert, rédacteur en chef des pages d’informations générales des quotidiens régionaux du groupe Ebra (Est Bourgogne et Rhône-Alpes) demander au journaliste de révéler ce qu’il appelle le “making-of” de son enquête. “Est-ce que vous pouvez nous révéler les personnes (…) qui vous ont envoyé les photos des homards et des bouteilles, et nous dire qui à EELV vous a envoyé les cotisations pour que les lecteurs sachent, que ce soit transparent. Comment vous avez eu les infos, il n’y a pas de secret de sources là-dessus, il faut que ces gens-là assument aussi !”, a-t-il insisté sérieusement avant d’ajouter sur un ton presque menaçant : “On les donnera, nous, les noms si on les a, et on va les avoir”. “Le secret des sources c’est la base du journalisme, on protège les gens qui mettent en danger leur vie pour nous informer”, a alors répondu le journaliste de Mediapart.
Scène surréaliste sur LCI ou un éditorialiste demande à @mhajdenberg (Mediapart) ses sources dans l’affaire De Rugy:

– Qui vous a donné ces infos ?
– il n’y a pas de secret des sources la dessus
– Dites-nous !
– On les aura nous les noms, on va les avoir !

#DeRugyDemission pic.twitter.com/mQsny7jAty— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) July 16, 2019

La protection du secret des sources

La protection des sources d’information des journalistes est considérée par la Cour européenne des droits de l’Homme depuis le 27 mars 1996 et son arrêt Goodwin c/ Royaume-Uni comme “l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse.” En France, la loi du 29 juillet sur la liberté de la presse, article 2 sur la protection du “secret des sources des journalistes dans l’exercice de leur mission d’information au public” a été par ailleurs consacrée par la loi du 4 janvier 2010 qui interdit toute atteinte directe ou indirecte au secret des sources. De plus, le code de procédure pénale (article 326 et 437) affirme que les journalistes, entendus comme témoins devant la Cour d’assises ou le tribunal correctionnel disposent de la faculté de ne pas révéler l’origine de leurs sources.
Pour rappel, Pascal Jalabert avait été l’un des chefs de file de l’interview collective d’Emmanuel Macron donnée à plusieurs quotidiens régionaux le 20 mai dernier. La Voix du Nord et Le Télégramme avaient refusé d’y participer. Et pour cause, dans un tweet, le rédacteur en chef de La Voix du Nord, Patrick Jankielewicz, avait jugé qu'”à cinq jours du scrutin, cela perturberait l’équilibre du traitement de la campagne auquel nous essayons de veiller”. “Et la publication est soumise à la relecture préalable de l’Elysée. Donc c’est sans nous”.
@lavoixdunord ne participe pas à l’interview d’E. Macron par la PQR. A 5 jours du scrutin, cela perturberait l’équilibre du traitement de la campagne auquel nous essayons de veiller et la publication est soumise à la relecture préalable de l’Elysée. Donc c’est sans nous. #Macron— Patrick Jankielewicz (@PJankielewicz) May 20, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/17/actualite/medias-actualite/video-la-scene-surrealiste-dun-journaliste-qui-demande-a-mediapart-de-balancer-ses-sources/





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François de Rugy est le 11e ministre démissionnaire du gouvernement… Vous rappelez-vous des autres ?

François de Rugy est le 11e ministre démissionnaire du gouvernement… Vous rappelez-vous des autres ?




Et de onze. En annonçant, mardi 16 juillet, sa volonté de démissionner du gouvernement François de Rugy devient le onzième ministre du quinquennat Emmanuel Macron à mettre un terme prématurément à sa mission. Un chiffre conséquent, auquel il faut ajouter la non-reconduction de quatre autres personnes à l’occasion du remaniement d’octobre 2018 (Françoise Nyssen, Stéphane Travert, Jacques Mézard et Delphine Gény-Stephann).

Richard Ferrand, le premier couac de Macron

Nommé ministre de la Cohésion des territoires au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron, le 17 mai 2017, Richard Ferrand se retrouve très rapidement rattrapé par les affaires. Le 24 mai, le Canard enchaîné révèle que l’ancien socialiste a organisé l’achat de locaux par sa compagne à Brest pour le louer aux Mutuelles de Bretagne, dont le directeur général n’est autre que M. Ferrand. D’abord conforté à son poste par Edouard Philippe le 31 mai, il est poussé à la démission le 19 juin par Emmanuel Macron qui lui demande de postuler à la présidence du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale.

François Bayrou lance “la malédiction du ministre d’Etat” et entraîne avec lui Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard

Véritable prise de guerre d’Emmanuel Macron lors de la campagne, François Bayrou est bombardé garde des Sceaux et ministre d’Etat dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe. Peu de temps après, le Canard enchaîné affirme dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Mouvement démocrate au Parlement européen que l’assistante parlementaire de Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou et elle aussi nommée au gouvernement (ministre des Affaires européennes), serait en réalité la secrétaire particulière du président du MoDem, et donc rémunérée par le Parlement européen pour un emploi fictif. Après 35 jours en poste, il cède et annonce, le 21 juin qu’il ne fera plus partie du gouvernement. Dans son sillon, il entraîne Marielle de Sarnez, mais également Sylvie Goulard (la ministre des Armées, elle aussi venant du MoDem), qui demande elle aussi à ne pas être reconduite “pour être en mesure de démontrer librement [sa] bonne foi” dans l’affaire des assistants parlementaires du parti centriste.

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Nicolas Hulot claque la porte en direct à la radio

Léa Salamé et Nicolas Demorand s’en rappellent comme d'”un moment de grâce, un moment unique”. Le 28 août 2018, Nicolas Hulot a des trémolos dans la voix, sur le plateau de la matinale de France Inter. Sans prévenir sa hiérarchie, le ministre d’Etat claque la porte en direct, estimant que l’écologie n’est pas vraiment une priorité gouvernementale. Sa décision est précipitée par sa découverte, peu de temps avant, d’une réunion entre le président et des chasseurs, où un lobbyiste était présent, ce qui a mis très en colère le ministre de la Transition écologique et solidaire. Au début de l’année 2018, Nicolas Hulot avait été très affaibli par les révélations de l’Ebdo (disparu après dix numéros), qui avait affirmé qu’en 2008, une plainte pour viol avait été portée contre Nicolas Hulot par une jeune femme, pour des faits remontant à 1997.

Laura Flessel, par la petite porte

Un communiqué laconique avançant des “raisons personnelles”. Le 4 septembre 2018, l’ancienne épéiste quitte son poste de ministre des Sports pour “poursuivre [son] action par d’autres voies pour retrouver des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale”. Très rapidement pourtant, le Canard enchaîné et Mediapart évoquent une société d’exploitation du droit à l’image de la ministre qui poserait problème à cause de “manquements déclaratifs de la ministre”.

Gérard Collomb boucle la malédiction du ministre d’Etat

Il était le dernier des quatre mousquetaires ministres d’Etat du quinquennat en cours. Souvent à la marge du Parti socialiste (il en est longtemps le représentant de “l’aile droite”), le Lyonnais est nommé ministre de l’Intérieur et ministre d’Etat. Mais le 18 juillet 2018, il sent le vent tourner. Le Monde publie les premières révélations de l’affaire Benalla, dans laquelle le premier flic de France est sous le feu des projecteurs. Le numéro 2 du gouvernement est auditionné par la commission des Lois de l’Assemblée nationale le 23 juillet et, dans la foulée, son chef de cabinet le quitte. En septembre, il annonce dans L’Express qu’il sera candidat à la mairie de Lyon en 2020 et qu’il quitte donc ses fonctions. Il présente sa démission le 1er octobre 2018 qui est une première fois refusée avant d’être finalement acceptée le lendemain. Il quitte finalement le gouvernement le 3 octobre.

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Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi se lancent dans la bataille pour Paris ; Nathalie Loiseau en pince pour les Européennes

Marcheur de la première heure et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux annonce sa démission le 27 mars 2019, pour se consacrer à la campagne municipale de 2020 dans laquelle il vise Paris. Tout comme son collègue secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi qui annonce peu ou prou la même décision quelques heures après celle de M. Griveaux. Un peu plus de trois mois plus tard, cette échappée s’est révélée fatale pour M. Mahjoubi ; son concurrent ayant été choisi pour mener la bataille de Paris sous les couleurs de La République en marche. Nathalie Loiseau quitte elle aussi, le même jour sa chaise de ministre chargée des Affaires européennes. Le 14 mars, elle avait annoncé en direct dans L’Emission politique de France 2, qu’elle allait conduire la liste majoritaire pour le scrutin européen du 26 mai 2019.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/07/17/actualite/politique/francois-de-rugy-est-le-11e-ministre-demissionnaire-du-gouvernement-vous-rappelez-vous-des-autres/





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Les Inrocks

De jeunes influenceurs font l’éloge du SNU, en partenariat avec le gouvernement

De jeunes influenceurs font l’éloge du SNU, en partenariat avec le gouvernement




Ils s’appellent Tibo InShape, Sundy Jules ou encore Enzo, Tais-Toi !, ont tous plus d’un million d’abonnés à leur chaîne YouTube… et ont offert leurs services d’influenceurs au gouvernement. Ce week-end, ils ont en effet relayé simultanément des vidéos vantant le Service national universel (SNU) voulu par Emmanuel Macron, alors qu’il a surtout été décrié lors de son lancement, parsemé de couacs.

>> A lire aussi : Le Service national universel résumé en neuf vidéos malaisantes

“Un truc trop, trop stylé”

Il en va ainsi de Sundy Jules, qui présente le SNU comme “un truc trop, trop stylé”, en introduisant “une vidéo inédite du SNU en France, c’est iconique”. Celui-ci a été critiqué à ce sujet par des internautes mécontents qu’il fasse le service après vente du gouvernement.
Le gouvernement rémunère des influenceurs pour promouvoir le SNU auprès des jeunes. Imaginez si les ressources finançant cette propagande étaient mises au service de la prévention contre le harcèlement scolaire, les LGBTphobies ou les féminicides… pic.twitter.com/mDAlepp4HE— Antoine (@ApprentiVivant) July 13, 2019

Enzo, Tais-Toi ! (660 000 abonnés sur Instagram) utilise les mêmes éléments de langage : “C’est une expérience inédite autour des valeurs de Liberté, Egalité, Fraternité. C’est un moment où vous allez pouvoir apprendre, comprendre les valeurs du pays, les vivres et surtout échanger, c’est le plus important, avec d’autres personnes”, garantit-il.
Après @TiboInShape (6 millions d’abonnés sur Youtbube) et @SundyJules (1 million d’abonnés sur Instagram, c’est au tour de @enzotaistoi (1 million d’abonnés sur Youtube) de faire la propagande du SNU pour le gouvernement auprès de son très jeune public.pic.twitter.com/e5ssHWFdU6— Jean Hugon🔻 (@JeanHugon3) July 13, 2019

Une communication adressée aux jeunes

Tous partagent cette vidéo de la chaîne YouTube du gouvernement : 
Pour compléter le dispositif, les comptes Instagram du SNU et du gouvernement sont mentionnés à chaque fois par les deux influenceurs, comme le relate Libération, ce qui laisse vraiment penser qu’il s’agit d’une opération de communication. On ignore en revanche s’ils ont été rémunérés. L’agence Follow, qui s’occupe d’eux, confirme bien au quotidien qu’il s’agit de partenariats. Le secrétariat de Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, explique aussi avoir axé sa communication “sur les médias sociaux où les jeunes sont présents (Instagram, TikTok, YouTube)”.

“On compte sur vous”

Le youtubeur Tibo InShape (6,1 millions d’abonnés) a pour sa part réalisé une vidéo d’immersion avec le SNU en Guyane, et même avec Gabriel Attal. Sa vidéo mentionne bien qu’elle “inclut une communication commerciale”.
Immersion au #SNU par le Youtuber @TiboInShape ! https://t.co/kp5CV6UkSz— Gabriel Attal (@GabrielAttal) July 13, 2019

Gabriel Attal en profite pour passer un message important : “On aura besoin de beaucoup de volontaires et on compte sur vous pour vous porter candidat.”




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Les Inrocks

Le chanteur Johnny Clegg est mort

Le chanteur Johnny Clegg est mort




Le chanteur sud-africain Johnny Clegg, notamment connu pour avoir écrit et interprété les hymnes Asimbonanga, dédié à Nelson Mandela et Scatterlings of Africa, est mort à l’âge de 66 ans des suites d’un cancer du pancréas qu’il combattait depuis des années.

C’est par l’entremise d’un communiqué de son manager, Rodd Quinn, diffusé sur la chaîne publique SABC que l’information est tombée : “Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer (…) Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant. Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité”.

Chanteur engagé

Farouche opposant au régime de l’apartheid, maintes fois censuré par le régime, Johnny Clegg – surnommé “le zoulou blanc” -, jouait une musique qui propageait un message de paix et d’unité, en convoquant des rythmes traditionnels zoulous, des claviers 80’s et des guitares. Avec son groupe Savuka, il a dédié à Nelson Mandela, alors prisonnier, son titre le plus connu, Asimbonanga. Presque dix ans plus tard, en 1997, l’ancien Président d’Afrique du Sud rejoignait le chanteur sur scène, à Francfort, lors d’un concert.



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Publish date : 2019-07-16 22:56:17

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