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Quand le maire de Toulouse s’infiltre parmi les casseurs

Quand le maire de Toulouse s’infiltre parmi les casseurs




Jean-Luc Moudenc est visiblement un amateur de sensations fortes. Le maire LR de Toulouse affirme en effet qu’il s’est volontairement retrouvé pris entre le feu des policiers et des manifestants les plus déterminés, début décembre, lors d’une manifestation des “gilets jaunes” dans sa ville. Un journaliste local a reconnu l’édile, grimé en “casseur”, au milieu de l’émeute. “J’ai mis une tenue de motard pour m’anonymiser et m’infiltrer 10 minutes dans les groupes violents pour voir leur mode opératoire et leur composition”, détaille-t-il à Libération. 
“J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite”
L’expérience de Benalla auprès des forces de l’ordre lui aurait donné envie de s’immerger dans la masse ? A-t-il raté son diplôme de RG ? En tout cas, ce proche d’Édouard Philippe garde des souvenirs mémorables de sa virée près des barricades : “J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite, unis pour lancer des projectiles contre les forces de l’ordre. Jamais je n’avais vu ça ! La phrase ‘les extrêmes se rejoignent’ a pris tout son sens sous mes yeux”. 
Et l’édile de décrire par le menu la stratégie du “black bloc”, déjà longuement décrite depuis 2016 : “J’ai vu l’hétérogénéité de la composition des groupes violents, chacun étant reconnaissable par des codes vestimentaires différents, ainsi que l’efficacité très élaborée de leur ‘équipement’ d’attaque et de leur protection contre les gaz”. L’apprenti-sociologue a bizarrement vu ce qu’il s’attendait à voir.



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Publish date : 2019-01-17 11:16:30

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“Gilets jaunes” et journalistes, pourquoi tant de haine ?

“Gilets jaunes” et journalistes, pourquoi tant de haine ?




Lors de l’acte IX des “gilets jaunes” (GJ), des journalistes ont été pris à parti dans plusieurs villes de France. A Rouen, une équipe de LCI a été violemment attaquée. Comment expliquez-vous la violence physique qui s’exerce contre eux dans le cadre de cette mobilisation ?
Alexis Lévrier – La haine à l’égard de la presse a toujours existé. Depuis le XVIIe siècle, le journaliste est l’éternelle figure du bouc émissaire. Il alimente un sentiment de concurrence et de rivalité de la part du pouvoir politique, des intellectuels, mais surtout de la part du public, qui se rêve en concurrent du journaliste. Ce sentiment est particulièrement fort dans les grandes périodes insurrectionnelles. La naissance de nouveaux médias et la contestation des médias dominants sont des phénomènes structurels dans ces situations. Ce n’est pas choquant, car cette rivalité entre médias alternatifs et médias dominants, entre lecteurs et journalistes est enrichissante : elle oblige le journaliste à constamment se réinventer. Le problème, c’est que ce mouvement très critique des médias dominants intervient dans un contexte où les journalistes n’ont jamais été à ce point discrédités.
VIDÉO @paris_normandie. Une équipe de journalistes de la chaîne @LCI ciblée par des manifestants à #Rouen. Les deux journalistes étaient accompagnés de deux agents de sécurité, dont l’un a dû être transporté à l’hôpital.
🔴 Suivez notre direct sur les ➡ https://t.co/VeQGgFWrvs pic.twitter.com/VmU9bpLOdI— paris_normandie (@paris_normandie) January 12, 2019

Comment en est-on arrivé à ce stade ?
Je pense qu’il y a une responsabilité politique à cela. Les politiques, qui sont eux-même très discrédités, cherchent à se redonner un peu de crédibilité en attaquant la presse. Ils l’ont abondamment fait durant la campagne de 2017, où même Jean-Pierre Raffarin a fait siffler les journalistes dans un meeting. Jean-Luc Mélenchon a aussi une responsabilité particulière, il faut le dire. Quand il déclare sur son blog que “la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine”, il arme idéologiquement des gens qui, un jour, peuvent passer à l’acte. C’est ce qui se produit. Au moment des perquisitions au siège de la France insoumise (LFI), il a également déclaré dans une vidéo Facebook à propos de France Info : “Pourrissez-les partout où vous pouvez”. Quand vous dites cela, vous encouragez les gens à la haine. Et comme le mouvement des “gilets jaunes” n’est pas structuré, qu’il n’a pas de service d’ordre, cela peut donner lieu à des violences. Dès le 24 novembre à Toulouse il y a d’ailleurs eu des tentatives de lynchage de journalistes de CNews et BFM TV. Il faut cependant nuancer : cela concerne seulement une partie des “gilets jaunes”, d’autres au contraire interviennent en pacificateurs.
Les politiques ne sont tout de même pas les seuls responsables…
En effet. Les responsabilités sont partagées. Les leaders des “gilets jaunes” auraient par exemple dû être des figures d’apaisement, ce qui n’a pas été le cas. Je pense aussi que la critique radicale des médias qui s’est développée depuis les années 1990, et qui manque totalement de nuances, a une part de responsabilité dans la violence qui s’exprime. Dans le prolongement et la caricature des travaux de Bourdieu, des intellectuels comme Frédéric Lordon ont tendance à mettre tous les journalistes dans le même sac, et à les présenter comme des “chiens de garde”. Tout ce discours de haine systématique, qui présente le pouvoir médiatique comme aussi forcené que le pouvoir politique, et porteur d’un “racisme social foncier”, entretient un climat de haine irraisonné. Je me suis moi-même retrouvé transformé en “chien de garde”, simplement parce que je ne voulais pas tomber dans la dédiabolisation de la presse. Or je ne crois pas qu’on puisse parler de “Parti médiatique”, d’“église médiatique”, ou de “caste médiatique”. Toute cette école de critique systématique des médias se trompe, car elle nie ce qui fait l’intérêt même de la presse : sa diversité.
N’y a-t-il pas eu un traitement trop unanimement à charge contre les “gilets jaunes” par les médias de masse au début du mouvement ?
L’autocritique des médias sera en effet nécessaire. Le journaliste Vincent Glad a raison de parler d’une “fracture médiatique”, qui date de l’époque de la “fracture sociale” de Chirac en 1995. Cette fracture s’est creusée au moment du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, car tout le camp du “oui” était représenté dans les médias dominants, alors qu’internet était le seul média alternatif où la voix du “non” pouvait s’exprimer.

[https://t.co/N2pzmMmNY9] Il y a dans ce pays une fracture médiatique. Les médias sont haïs pour les mêmes raisons que les politiques. Les journalistes sont perçus comme lointains et défendant les intérêts d’une autre classe sociale. https://t.co/EuUQ71QqBu
— Vincent Glad (@vincentglad) 3 janvier 2019

Cette fracture est réelle, et elle est de nouveau apparue au début du mouvement des “gilets jaunes”. Certains éditorialistes ont eu des propos très clivants, qui relevaient simplement du mépris de classe. Christophe Barbier a par exemple déclaré le 30 novembre qu’il suffirait de supprimer la redevance télé pour satisfaire les “gilets jaunes”, car beaucoup d’entre eux “n’ont pas beaucoup d’autres distractions dans la vie”. On ne peut pas faire plus méprisant. D’autres ont cependant fait évoluer leur discours, comme Jean-Michel Aphatie. Il y aura en tout cas une autocritique des médias à mener sur la composition des plateaux, et sur l’ouverture à la société civile.
Barbier : «il y aurait quelque chose de très populaire à faire, c’est la suppression de la redevance TV, car beaucoup de #giletsjaunes regardent la télé parce qu’ils n’ont pas d’autres distractions dans la vie»
Ce mépris… pic.twitter.com/ArozfLvxn2— Alex (@AlexLeroy90) December 3, 2018

L’autocritique pourrait aussi porter sur le contenu des JT. Arrêt sur images a par exemple révélé que TF1 avait seulement consacré deux sujets aux violences policières en deux mois de mouvement…
En effet, souvent les médias alternatifs permettent de voir en creux les manques des médias dominants. Regardez ce que fait Vécu. Ce que son fondateur a déclaré dans Quotidien est insupportable [à propos des agressions physiques de journalistes, il déclare : “On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”, ndlr], mais s’il a pu créer ce média c’est qu’il est spécialisé sur les violences policières dont on n’a pas suffisamment parlé dans les médias dominants. Sur leurs plateaux, on fait plus souvent intervenir des représentants des forces de l’ordre, que des victimes. Les “gilets jaunes” n’ont cependant pas à se plaindre de leur couverture médiatique. Combien de mouvements sociaux réunissant 100 000 personnes chaque week-end bénéficie d’une telle couverture, avec des éditions spéciales à chaque fois ? Le 24 novembre, la manifestation des femmes un an après MeToo a réuni plus de personnes que les GJ, mais les médias en ont moins parlé.
Les agressions de journalistes, « c’est déplorable mais à un moment donné, il va falloir que les médias aillent dans le bon sens. »

Rencontre avec Gabin Formont, fondateur de Vécu, “le média du gilet jaune” sur Facebook : ➡ https://t.co/[email protected] #Quotidien pic.twitter.com/xXoBoBJGGG— Quotidien (@Qofficiel) January 15, 2019

Sans doute parce qu’elle était moins “spectaculaire”. De même, les chaînes d’info en continu préfèrent montrer des images d’émeutes à Paris que des images de discussions sur les ronds points, qui sont pourtant au cœur du mouvement…
Bien sûr. La télégénie d’une manifestation qui peut déborder à tout moment est bien plus forte que celle d’un rond point pacifique où il y a quelques personnes qui discutent. J’attends plutôt ce travail de la presse écrite, et il a été fait – par Florence Aubenas dans Le Monde par exemple.
On entend dire dans les manifestations que “la seule info c’est sur les réseaux sociaux”. Et de fait, les médias plébiscités par les GJ se revendiquent “sans intermédiation”, à l’image de Brut ou Vécu. Comment interprétez-vous ce phénomène ?
Les GJ ont le sentiment que l’absence de montage et de journaliste apparent à l’image garantit la vérité. Or il y a une éditorialisation dans le choix même des interlocuteurs, et dans la manière dont on se positionne. Il n’y jamais de médiatisation neutre. Même si vous diffusez des images “sans filtre”, le regard est d’autant plus subjectif qu’il est caché. Les GJ prétendent vouloir accès à la vérité brute, mais c’est exactement l’inverse : ils attendent simplement un discours d’accompagnement et de promotion de leur mouvement. Or le travail journalistique est un travail critique qui consiste à confronter des sources, à remonter à la base, à vérifier l’information. La médiation journalistique est indispensable à cela. Quand on voit que Russia Today est plébiscité par les GJ alors que l’AFP est huée sur la place de la Bourse lors de l’acte 8, ça fait peur. Les gens en arrivent à croire que Poutine est de leur côté, alors que son but est de déstabiliser les démocratie occidentales. Cette naïveté peut conduire au pire.
Propos recueillis par Mathieu Dejean



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/01/16/actualite/gilets-jaunes-et-journalistes-pourquoi-tant-de-haine-111159347/

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Publish date : 2019-01-16 14:46:56

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Alexandre Benalla conservait un quatrième passeport et un téléphone secret-défense

Alexandre Benalla conservait un quatrième passeport et un téléphone secret-défense




Encore un nouvel élément accablant dans l’affaire Benalla. Selon les informations du Canard enchaîné de ce mercredi 16 janvier, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda a “oublié” de demander à Alexandre Benalla la restitution de son passeport de service ainsi qu’un téléphone crypté après son évincement de l’Elysée.
“Un appareil classé secret-défense”
Au total donc, Alexandre Benalla possédait quatre passeports, souligne le journal : deux diplomatiques, et deux de service. Ces derniers “facilite[nt] le passage des frontières et permet de voyager sans visa dans certains pays”, indique Le Canard. Le téléphone serait un “téléphone Teorem”, autrement dit “un appareil classé secret-défense”. Habituellement utilisé par les chefs d’Etat ou les militaires, il permet de passer des communications sécurisées.
DEMAIN DANS LE CANARD
Feuilleton Benalla : un quatrième passeport dans sa collection !— @canardenchaine (@canardenchaine) January 15, 2019

Alexandre Benalla a restitué ses passeports diplomatiques le 9 janvier dernier. Et son avocate a rendu l’un des passeports de service deux jours plus tard. Il lui avait été délivré le 28 juin dernier, deux semaines à peine avait que n’éclate l’affaire. “Un passeport de service ne doit plus être utilisé à l’issue de la mission pour laquelle il a été conféré”, note Le Parisien. Des “oublis” sur lesquels, on suppose, sera interrogé Patrick Strzoda lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé ce mercredi matin sur franceinfo le sénateur LR de Moselle François Grosdidier, membre de la commission d’enquête sénatoriale qui a affirmé que Christophe Castaner, Jean-Yves Le Drian et Patrick Strzoda seront interrogés par la commission sur les révélations du Canard. Les auditions doivent reprendre dès ce mercredi après-midi.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/01/16/actualite/alexandre-benalla-conservait-un-quatrieme-passeport-et-un-telephone-secret-defense-111159282/

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Publish date : 2019-01-16 10:37:46

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La marque "Big Mac" a été révoquée dans toute l’Union européenne

La marque "Big Mac" a été révoquée dans toute l’Union européenne




“Un Big Mac avec du bacon, est-ce encore un Big Mac ?” Alors que McDonald’s France lançait mardi une campagne publicitaire pour promouvoir un nouveau Big Mac, la chaîne américaine perdait dès le lendemain l’utilisation exclusive du terme en tant que marque déposée au sein de l’Union européenne.
La raison : une requête déposée devant l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) par l’entreprise irlandaise Supermac’s en mars 2017. Cette dernière accusait McDonald’s d’abuser de son pouvoir en se livrant à “de l’intimidation en matière de marques déposées, déposant des noms de marque tout bonnement mis de côté pour être utilisés contre de futurs compétiteurs” déclare Pat McDonagh, le fondateur et directeur général de Supermac’s dans un communiqué.
Just leaving this here…😃😎💪https://t.co/OsUqbbgKk3— Supermac’s (@SupermacsIRE) January 15, 2019

“David contre Goliath”
Créée en 1978 avec l’ouverture de son premier restaurant à Ballinasloe, dans le centre de l’Irlande, l’entreprise reprochait notamment à la chaîne américaine d’avoir empêché son expansion au Royaume-Uni et dans l’Union européenne en se servant de la similarité entre son nom et celui du sandwich américain.
Pat McDonagh, explique : “Nous savions que c’était David contre Goliath quand nous avons entamé cette bataille (…) Mais ce n’est pas parce que McDonald’s a les poches profondes et que nous sommes relativement petits que nous ne nous défendrons pas”.
McDonald’s n’a pas encore réagi
Le groupe américain n’a pas encore communiqué publiquement. Interrogé par l’AFP, il n’a pas encore réagi. Il peut encore faire appel de la décision.
Le titulaire apportera sans aucun doute plus de preuves afin d’apprécier le caractère sérieux de l’usage devant les chambres de recours. #BigMAc #droitdesmarques— Yann Basire (@yannbasire) January 16, 2019



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/01/16/actualite/la-marque-big-mac-ete-revoquee-dans-toute-lunion-europeenne-111159318/

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Publish date : 2019-01-16 12:11:52

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Marie Toussaint, en lutte contre "l’inaction climatique"

Marie Toussaint, en lutte contre "l’inaction climatique"




Sans elle, la pétition la plus signée de l’histoire de France n’aurait pas vu le jour. Marie Toussaint, 31 ans, présidente de Notre affaire à tous, est à l’origine de “L’affaire du siècle”, un recours en justice déposé par quatre ONG (avec la Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace et Oxfam) contre l’Etat pour “inaction climatique”.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/01/16/actualite/marie-toussaint-en-lutte-contre-linaction-climatique-111159274/

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Publish date : 2019-01-16 10:45:39

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"Retour à Reims" : l’adaptation scénique inventive de Thomas Ostermeier

"Retour à Reims" : l’adaptation scénique inventive de Thomas Ostermeier




Avant les premières parisiennes de Retour à Reims à l’Espace Cardin, c’est en Suisse que Thomas Ostermeier a pris ses quartiers d’hiver. En décembre 2018, le metteur en scène y répétait avec Irène Jacob, sur le plateau du Théâtre Vidy-Lausanne, la recréation en version française de la pièce qu’il consacre au livre de Didier Eribon.
Cette troisième mouture du spectacle fait suite à une première en anglais, présentée en juillet 2017 au Manchester International Festival avec l’actrice Nina Hoss, et à la reprise de la pièce en allemand dans son camp de base berlinois en septembre de la même année.

C’est dire l’urgence quasi militante qui anime le directeur de la Schaubühne de Berlin et sa volonté de faire entendre dans toutes les langues et aux quatre coins de l’Europe la parole du sociologue français pour partager avec le public les questions intimes et politiques qu’il pose dans son essai.
Avec Retour à Reims, l’auteur de Réflexions sur la question gay s’interroge pour la première fois sur les rapports qu’il entretient avec ses origines sociales populaires. Né de parents ouvriers, il rompt très jeune avec sa famille pour échapper à l’emprise d’un père alcoolique, violent et homophobe, et quitte la ville de Reims pour suivre des études à Paris.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/01/15/actualite/retour-reims-ladaptation-scenique-inventive-de-thomas-ostermeier-111159057/

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Publish date : 2019-01-15 17:49:13

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Au Nigeria, les rescapés de Boko Haram tentent de survivre dans l’indifférence

Au Nigeria, les rescapés de Boko Haram tentent de survivre dans l’indifférence




Vu de l’extérieur, le camp de déplacés Dala Standard, à Bayan Texaco, dans le nord de Maiduguri (nord-est du Nigeria), a tout d’une forteresse. Un mur en parpaings l’encercle, le dérobant au regard des passants qui sillonnent les rues sablonneuses. A l’ombre d’un grand margousier, un des rares arbres à supporter l’aridité du climat en cette fin de mois d’octobre, une brèche de deux mètres y a été creusée. Des sacs de ciments empilés les uns sur les autres en bloquent le passage, et protègent les occupants d’éventuels échanges de tirs. Le 31 octobre, Boko Haram, la secte islamiste sunnite devenue une armée terroriste, a ciblé et brûlé en partie le camp de déplacés Dalori 2, à l’entrée de la ville, tuant deux personnes. De part et d’autre de ce barrage improvisé, des miliciens à la mine patibulaire contrôlent les entrées et les sorties. L’un d’entre eux, au regard martial, ne nous quittera pas d’une semelle une fois passé ce check point.
30 000 nouvelles arrivées depuis le 20 décembre
De l’autre côté, la citadelle se révèle bien plus fragile qu’elle n’en a l’air. Des cabanes bigarrées et en équilibre précaire, construites à la hâte avec des branches et quelques haillons, sont alignées à perte de vue. Mille quatre cents personnes, venues principalement des villages de Gidimbari, Minnati, Magumeri et Kukawa – tous attaqués et brûlés par les insurgés il y a environ quatre semaines – s’entassent dans cette cour des miracles, sur un terrain prêté par un propriétaire terrien. Dala Standard fait partie des nombreux camps informels ou semi-informels qui entourent Maiduguri. Depuis le 20 décembre, 30 000 personnes y ont trouvé refuge, suite à une recrudescence des combats entre l’armée nigériane et le groupe jihadiste. Assis sur un tapis, Makinta, le chef de la communauté aux joues ornées de scarifications, contemple ce paysage de désolation avec fatalisme.
Makintu, 36 ans, leader de la communauté (Gottay Photography / Première Urgence Internationale)



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Publish date : 2019-01-15 18:02:42

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Violences policières : “Un palier a été franchi dans l’usage de la force par la police”

Violences policières : “Un palier a été franchi dans l’usage de la force par la police”




Depuis le début du mouvement des “Gilets jaunes”, on recense près de 100 blessés graves dus aux lanceurs de balles de défense et aux grenades explosives. Ce bilan est-il lourd pour un mouvement social en France ?
Jérémie Gauthier – En effet. Le comptage des blessés par Libération, la recension effectuée par le site “Désarmons-les !” [un collectif contre les violences d’Etat, ndlr] ou encore le travail du journaliste David Dufresne sur Twitter montrent l’étendue de la violence de la part de la police. Certes, cette violence est graduée, couvrant un spectre allant de l’insulte et la menace à des blessures graves. Mais ces dernières sont préoccupantes : le site “Désarmons-les !” recense 17 éborgnements, des mutilations, des mains arrachées, une personne qui a perdu l’audition et une personne décédée [une femme de 80 ans blessée dans son appartement par une grenade lacrymogène le 1er décembre à Marseille est décédée à l’hôpital le lendemain, ndlr]. On peut donc estimer à bon droit qu’au cours de ce mouvement, un palier a été franchi dans l’usage de la force par la police.
Quelles sont les manifestations concrètes de ce franchissement de palier ? L’usage de tirs tendus de Flash-Ball au visage en fait-il partie ?
L’usage répété des LBD40 en tirs tendus par des policiers est en effet documenté par de nombreux témoignages, j’en ai moi-même été témoin. Il pose vraiment question. L’exigence de proportionnalité est, rappelons-le, centrale dans la doctrine policière. Or ces tirs visent parfois des personnes qui ne semblent pas impliquer un danger imminent pour d’autres manifestants ni pour les forces de l’ordre elles-mêmes. Qui plus est, les contextes dans lesquels ces tirs sont effectués ne permettent pas d’assurer la précision du tir. D’où par exemple le cas de ce pompier gravement blessé à la tête et plongé dans le coma artificiel à Bordeaux le 12 janvier [vraisemblablement touché par un tir de Flash-Ball ou une grenade de la police, ndlr]. Enfin, ces armes sont parfois utilisées par des policiers qui ne sont pas des spécialistes du maintien de l’ordre, notamment par les Brigades anticriminalité (BAC), ce qui est franchement problématique.
La journaliste de l’AFP @elo_maou a elle-même pu tourner des images de ce même manifestant un peu plus tard, au moment de son évacuation par des pompiers 7/11 pic.twitter.com/6XZjgwdae3— AFP Factuel 🔎 (@AfpFactuel) January 13, 2019

Pourquoi les BAC sont-elles mobilisées dans ces manifestations ?
A la différence d’autres unités de maintien de l’ordre comme les CRS ou les gendarmes mobiles, les BAC sont des unités mobiles, en civil. Elles sont principalement utilisées à des fins d’interpellation, comme l’a révélé une note des services de la préfecture de police qui avait fuité avant le 8 décembre. Mais elles peuvent également intervenir en dehors des manifestations, en cas de pillage, quand les pilleurs sont à la fois mobiles et en effectifs limités.
Le secrétaire national de l’UNSA CRS s’est en effet plaint que des missions de maintien de l’ordre soient assignées à des personnels non-formés à cette tâche, comme les BAC, accusées d’abuser du Flash-Ball…
Les “baqueux” doivent en principe être habilités à utiliser ce type d’arme et ils sont censés avoir reçu une formation. Dans les faits, celle-ci se limitent bien souvent dans la police à quelques heures au cours d’une carrière. Une fois que l’habilitation est acquise, il n’y a pas de formation continue, et les agents de la BAC, qui sont pour la grande majorité des gardiens de la paix, ne sont pas des professionnels du maintien de l’ordre. Or il existe dans la police de fortes concurrences, voire des tensions entre les différents services. Les CRS voient donc parfois d’un mauvais œil la mobilisation de policiers qui ne sont pas spécialement formés pour le maintien de l’ordre.
Ce franchissement de palier dans l’usage de la force s’explique-t-il par un changement de la doctrine française du maintien de l’ordre, ou par la nature du mouvement auquel les policiers font face ?
Les deux sont évidemment liés. Mais ce qui me semble déterminant, c’est que l’emploi de techniques de plus en plus répressives s’est répandu depuis un certain temps. On a vu émerger cette tendance après les révoltes dans les banlieues en 2005, dans les quartiers populaires donc, puis elle s’est élargie aux mouvements sociaux contestataires à partir des années 2010 – je pense aux mouvements contre les lois travail, à Notre-Dame-des-Landes, Bure ou Sivens. L’usage des Flash-Ball et des grenades de désencerclement s’est à ces occasions généralisé. Il faut bien comprendre qu’il s’agit là aussi d’une spécificité française à l’échelle européenne. En Allemagne, ces armes ne sont pas utilisées en maintien de l’ordre, et très rarement en police de sécurité publique.
A l’échelle européenne, la France fait donc figure d’exception ?
Oui. La plupart des autres pays européens ont opéré un changement de doctrine du maintien de l’ordre, adossé à une stratégie de désescalade. L’action policière vise alors à éviter la confrontation physique et l’usage de la violence. On déploie pour ce faire des stratégies de communication avec les groupes mobilisés, en amont et pendant les manifestations. L’absence de recours aux lanceurs de balles de défense et aux grenades de désencerclement entre dans ce type de stratégie. La France suit une trajectoire inverse : il y a un recentrement sur les fonctions répressives de la police, ce qui a pour corollaire un élargissement de la “communauté d’expérience” des violences policières. Les groupes sociaux confrontés aux violences policières comprennent désormais non seulement des jeunes hommes des quartiers de banlieues, mais également, lors des conflits récents, des ouvriers, des syndicalistes, des militants de tous bords, des supporters de footballs, des lycéens, des étudiants ainsi que des journalistes. Les “gilets jaunes”, c’est-à-dire des protestataires souvent novices, issus des classes populaires et moyennes, viennent à leur tour grossir les rangs de cette communauté d’expérience.
Le gouvernement a peu de mots pour condamner ces violences policières. Christophe Castaner a même déclaré le 14 janvier qu’il n’avait “jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant”. N’y a-t-il pas un risque de rupture à persister ainsi dans le déni ?
Cela participe du principal problème posé par ce conflit. En tant que spécialiste des questions policières, j’hésite paradoxalement à parler encore de police dans ce contexte, car le problème est d’ordre politique. Le pouvoir semble chercher en effet une solution policière à un conflit qui demande, à mon sens, une solution politique. Il fait donc reposer sur la police la résolution du conflit, ce qui est extrêmement préoccupant et risqué en termes de violence. Les policiers eux-mêmes le ressentent. Certains syndicats et témoignages de policiers le disent. Le corollaire de cette stratégie, c’est le silence des représentants de l’État concernant les personnes blessées et mutilées depuis fin novembre : elles ne sont pas reconnues comme telles.

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}(document, ‘script’, ‘facebook-jssdk’));[ACTU] Point presse du ministre de l’intérieur. Alors que les journalistes l’interrogent sur les violences policières Christophe Castaner répond ” je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des Gilets Jaunes” :[ACTU] Point presse du ministre de l’intérieur à l’issue de la cérémonie des vœux aux fonctionnaires de l’administration territoriale à la préfecture de l’Aude. Alors que les journalistes l’interrogent sur les violences policières Christophe Castaner répond ” je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des Gilets Jaunes” : (extrait à 2 minutes 40)Posted by TV Carcassonne on Monday, January 14, 2019
Le ministre de l’Intérieur estime que l’usage de la force par les policiers a toujours été “proportionné”. Au regard du nombre de blessés et de certaines vidéos, est-ce vraiment le cas ?
La vidéo n’est pas toujours d’un grand secours, parce qu’elle ne permet pas en général de saisir l’ensemble de la situation. Il est préférable d’observer le profil des personnes blessées : pour la grande majorité d’entre elles, il ne s’agit pas d’activistes organisés ni de personnes ayant commis des faits de violence au cours des mobilisations. Ainsi par exemple ce jeune homme de 15 ans qui sortait d’un magasin Go Sport à Strasbourg et qui a été blessé au visage. La liste des blessés publiée par “Désarmons-les !” permet de saisir la part prépondérante des jeunes et une large distribution géographique des faits, qui ne concernent pas seulement Paris.
allo @Place_Beauvau – c’est pour un signalement – 262 (précisions 2)

Il a 15 ans, 6h d’opération. Sa famille vient de m’écrire: «mâchoire en bouillie, plusieurs broches et il en a pour 6 mois en se nourrissant essentiellement de liquide.»#ActeIX Strasbourg #flashball pic.twitter.com/7F7wexX8Xu— David Dufresne (@davduf) January 13, 2019

La question de l’impunité supposée des policiers revient souvent dans le débat sur les violences policières. L’IGPN a été saisie de 67 dossiers par l’autorité judiciaire depuis le début du mouvement. Ce système de contrôle interne fonctionne-t-il ?
On peut en douter. Les travaux sociologiques sur le travail de l’IGPN, c’est-à-dire sur les sanctions dispensées en interne, montrent deux choses : les policiers sont certes un corps de fonctionnaires fréquemment sanctionné, mais les faits sanctionnés concernent avant tout des atteintes à l’institution : des policiers qui s’en prennent à d’autres policiers, qui ne respectent pas la hiérarchie ou les règles administratives, ou qui sont mêlés à des affaires de corruption. Les faits de violence commis à l’égard d’individus sont en revanche très peu sanctionnés, que ce soit en police du quotidien ou en maintien de l’ordre. Le paradoxe est que le poids politique à la police s’accroît quand un conflit social se durcit, puisque sa contribution à la gestion de ce conflit devient de plus en plus déterminante. Le rapport de force entre la police et l’État tend donc à pencher en faveur de la première. Une des contreparties à ce fort investissement policier dans un période de danger accru, sera donc sûrement le maintien à des niveaux faibles des sanctions contre les policiers impliqués dans des violences.
Comment voyez-vous les choses évoluer ?
C’est impossible à dire. Ce mouvement a eu pour origine des questions économiques : carburant, impôt et justice fiscale. Il témoigne également d’une crise de représentation. A bien des égards, on peut l’assimiler à une réaction contre la violence symbolique exercée par les catégories dominantes, notamment par l’État, sur les catégories populaires. Depuis quelques semaines, on peut observer une évolution : les “gilets jaunes” commencent à protester aussi, et de plus en plus, contre les violences physiques résultant de l’action policière. La contestation de la violence physique a ainsi rejoint celle de la violence symbolique.
Propos recueillis par Mathieu Dejean
Jérémie Gauthier et Fabien Jobard, Police. Questions sensibles, Presses Universitaires de France, 2018



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Publish date : 2019-01-15 18:25:11

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Les survivantes de Boko Haram

Les survivantes de Boko Haram




Un vent sec balaye les ruelles étroites et défoncées de Bolori II, au nord de Maiduguri (nord-est du Nigeria), soulevant des nuages de détritus et de poussière. Dans ce quartier labyrinthique peuplé de 400 000 âmes, des centaines d’enfants en haillons courent pieds nus, traînant derrière eux des cerfs-volants fabriqués avec des sacs en plastique, ou faisant rouler des pneus, sous une chaleur qui ne descend jamais au-dessous de quarante degrés.



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Publish date : 2019-01-15 17:00:16

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A quoi va ressembler le "grand débat national" ?

A quoi va ressembler le "grand débat national" ?




C’est à la veille du lancement du “grand débat national” que le gouvernement à choisi de répondre aux questions que tout le monde se posait au niveau de son organisation. Après une mise en place chaotique, il semblerait que les contours du débat qui doit permettre de désamorcer la crise des Gilets jaunes aient été mis au clair.

Qui peut y participer ?

D’après le communiqué adressé par le Premier ministre, tout le monde – “citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non-lucratif” – peut se lancer dans l’organisation ou la participation à un débat. “Nous comptons sur chacun de nos concitoyens pour prendre l’initiative et permettre la discussion la plus large et la plus représentative possible”.

De quelle manière ?

Plusieurs démarches sont possibles. Pour les personnes souhaitant organiser un débat, elles peuvent le faire de deux manières, soit par des “réunions d’initiative locales”, soit sur des “stands de proximité”. Pour cela, le gouvernement a mis en place “kits d’organisation et des présentations des thématiques”.
Concernant les “réunions d’initiative locales”, les maires de communes ont d’ores et déjà été sollicités. Dès la mi-décembre, des cahiers de doléances ont été installés en mairie afin de récolter les avis et attentes des citoyens. Aujourd’hui, ils sont encouragés à créer des espaces de discussion au niveau local.
Les “stands de proximité” quant à eux ne semblent pas totalement au point, au vu des précisions donné par le communiqué. L’objectif est de permettre “à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat”, mais leur mise en place n’est pas très claire. La seule information fournie nous indique qu’ils seraient installés “dans des lieux de passage du quotidien”, sans plus de précision. La Commission nationale du débat public (CNDP) parle d'”une centaine de demi-journées, 50 dans des gares, 30 sur des marchés et 20 ailleurs” mais cela n’est pas confirmé dans le communiqué. Des informations supplémentaires doivent être communiquées d’ici une dizaine de jours.
Enfin, des “conférences citoyennes” seront mises en place à partir du premier mars au niveau régional. Les participants, tirés au sort parmi les citoyens, pourront y “échanger sur les analyses et propositions issues des différents débats”.
Et pour ceux qui n’auraient pas le temps ou l’envie de se déplacer, ils pourront participer en ligne, via la plateforme numérique, à partir du 21 janvier. Ils peuvent également envoyer leurs contributions par voie postale, à l’adresse Mission Grand Débat – 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris.

Sur quoi porteront les débats ?

Après de nombreuses polémiques au sujet des thèmes qui seront abordés durant ces débat, le président de la République Emmanuel Macron a précisé dans sa lettre qu’il y aurait une trentaine de questions regroupées autour de quatre thématiques. A savoir : fiscalité et dépenses publiques, organisation des services publics, transition écologique, démocratie et citoyenneté.
Il déclare également qu’il n’y aura pas de “questions interdites”. Cela avait d’ailleurs porté à confusion lorsque Chantal Jouanno, qui devait à l’origine piloter le projet, avait annoncé sur le plateau d’Europe 1 que le Mariage pour tous pourrait faire partie des thèmes évoqués dans le débat.
Aucun thème n’est exclu donc, mais le président de la République précise que : “Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (…) afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage.”, faisant ainsi passer le message qu’il n’y aurait pas de débat possible sur l’ISF.
Qui s’occupera de son encadrement ?
A l’origine, c’est Chantal Jouanno, en tant que présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) qui était chargée d’organiser le débat. Mais après de nombreuses critiques sur son salaire de présidente, cette dernière s’est retirée du comité de pilotage, laissant le soin au gouvernement de désigner de nouveaux organisateurs.
Deux membres du gouvernement ont été choisi pour la remplacer. C’est Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique qui est désormais chargé de coordonner la logistique du débat. Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, animera quant à lui le réseau des maires.
Ils seront accompagnés par un “collège de garants” chargé de garantir l’indépendance du débat. Il est composé de cinq personnes, dont deux désignées par le gouvernement et trois par l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Il y aura également un “comité de suivi” qui sera chargé qui sera chargé de veiller un pluralisme.
Combien de temps va-t-il durer ?
La durée du grand débat national est fixée à deux mois. Il débute aujourd’hui, mardi 15 janvier, et devrait être clôturé le 15 mars. Ensuite, il est prévu que les observations constatées au cours des différents débats soient remontées et traitées avant la fin du mois d’avril.



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Publish date : 2019-01-15 15:26:41

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