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Alexandre Benalla aperçu à Londres avec un fiché S

Alexandre Benalla aperçu à Londres avec un fiché S

Alexandre Benalla aperçu à Londres avec un fiché S
Mauvais temps pour l'ancien bras droit de l'Élysée aux multiples privilèges : le Canard enchaîné publie ce matin des révélations concernant un voyage effectué le 5 septembre dernier à Londres "en compagnie d'un individu fiché S, proche du sulfureux Alexandre Djouhri", suspecté d'être impliqué dans des ventes d'armes en Afrique. Le journal satirique, la veille l'audition de l'ancien garde du corps du président de la République par la commission d'enquête du Sénat, ne s'est pas privé d'annoncer sa publication opportune. DEMAIN DANS LE CANARD
L'étrange escapade de Benalla à Londres— @canardenchaine (@canardenchaine) September 18, 2018 Le Canard, qui a eu accès à une note de la PAF [Police aux frontières], en retranscrit quelques lignes. L'attitude des deux hommes, filmés peu avant 19 heures sur le perron de Saint-Pancras, "laisse entendre qu'ils se connaissent. Ils discutent ensemble". Benalla, c’est le furet de la comptine : cette fois-ci, il a pris l’Eurostar avec un fiché S proche de l’homme d’affaires et intermédiaire Alexandre Djouhri… que Macron essaie pourtant de tenir à distance raisonnable (@canardenchaine) pic.twitter.com/xMyuzD60fZ— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) September 18, 2018 Le syndicat policier, Vigi-MI, s'est étonné que la voiture de fonction utilisée par Alexandre Benalla n'aie pas été perquisitionnée et que son téléphone ne lui ait été ni confisqué, ni n'ait été "ausculté". Lors de la perquisition de l'appartement d'Issy-les-Moulineaux de l'ancien adjoint au chef de cabinet de l'Élysée, le coffre-fort du locataire avait été trouvé vide. La BRDP [Brigade de répression de la délinquance contre la personne] s'était interrogée sur le contenu de ce coffre et notamment sur le sort des armes d'Alexandre Benalla. Celui-ci avait alors déclaré qu'elles avaient "dû être emmenées dans un lieu sûr par une personne" de confiance. Une affaire de réseaux Cet épisode nous interroge sur les contacts d'Alexandre Benalla et potentiellement de la macronie. D'après le Carnard enchaîné, l'homme en compagnie duquel il a été vu à Londres est "soupçonné de jouer les intermédiaires dans des ventes d'armes en Afrique". Alexandre Djouhri, qui a déjà été remarqué dans des cercles proches du pouvoir actuel est un transfuge qui serait passé de la chiraquie à Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire du financement libyen de la campagne de l'ancien président de la République en 2007. Actuellement à Londres, dans les mains des autorités britanniques, il attend que celles-ci tranchent, décidant, ou non, de le livrer à la justice française, comme l'ont demandé les juges en charge de l'affaire. En plus d'avoir servi d'intermédiaire entre les proches de Nicolas Sarkozy et le gouvernement de Khadafi, il aurait exfiltré de Libye l'ancien directeur de cabinet du dictateur jusqu'en Afrique du Sud où il a été blessé de plusieurs balles.

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Publish date : 2018-09-19 10:15:29
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Plus de 400 000 euros de frais de taxi et de limousine pour l'ex-patron du Grand Palais

Plus de 400 000 euros de frais de taxi et de limousine pour l'ex-patron du Grand Palais

Plus de 400 000 euros de frais de taxi et de limousine pour l'ex-patron du Grand Palais
Pris en flagrant délit de notes de frais excessives, à bord d'une limousine rutilante. Ce 19 septembre, le Canard enchaîné révèle un rapport confidentiel de la Cour des Comptes, qui épingle l'ex-président du Grand Palais, Jean-Paul Cluzel. Ses frais de taxi et la location d'une limousine ont en effet coûté plus de 410 000 euros, en cinq ans. Rien qu'en 2014, selon l'hebdomadaire, “95.090 euros ont été dépensés, soit près de 8 000 euros par mois” par l'ex-patron du Grand Palais, qui y était en poste de janvier 2011 à janvier 2016. DEMAIN DANS LE CANARD
Record : 410 000 euros de frais de limousine et de taxis pour l'ex numéro 1 du Grand Palais, Jean-Paul Cluzel— @canardenchaine (@canardenchaine) September 18, 2018 Cluzel se défend de ce "montant extravagant" Interrogé par l'AFP, M. Cluzel a réagi : “Le Canard me reproche d'avoir eu pour les besoins du service à RMN-Grand Palais une voiture qu'il qualifie de limousine et un chauffeur. Ainsi que d'avoir engagé des frais de taxis pour un montant extravagant. Je n'ai jamais utilisé ce chauffeur à des fins personnelles”. Selon lui, il y a donc méprise : ce chauffeur “servait également pour les membres de la direction, les artistes, collectionneurs et invités, et pour le transport des plis”. Quand à la voiture, elle n'était pas du standing allégué par le Canard, selon Cluzel : “Elle n'est pas une limousine mais une Peugeot 508. À ceci s'ajoutait un recours ponctuel aux taxis, notamment pour les heures très tardives et pour les invités quand mon chauffeur ne pouvait suffire à lui seul”.  Le Canard prend une 508 pour une limousine de luxe et se trompe dans ses calculs. https://t.co/kplcZbW5YU— Jean-Paul Cluzel (@cluzeljp) September 18, 2018 Un chantier au coût astronomique Le volatile ajoute que le Grand Palais est également engagé dans un vaste chantier de rénovation d'ici 2023, dont la facture “est en train d'exploser”, en raison d'une “dérive astronomique” (les travaux seraient passés de 466 à 541 millions d'euros). Là encore, selon Emmanuel Marcovitch, président par intérim de la RMN - Grand Palais, le journal est lui-même excessif. Il s'agirait de “raccourcis trop rapides sur l'évolution du coût du chantier”.

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Publish date : 2018-09-19 10:41:48
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"Je traverse la rue, je vous en trouve": l'idéologie à l'œuvre derrière la phrase de Macron

"Je traverse la rue, je vous en trouve": l'idéologie à l'œuvre derrière la phrase de Macron

"Je traverse la rue, je vous en trouve": l'idéologie à l'œuvre derrière la phrase de Macron
"Allez à Stain, expliquer aux jeunes qui ont choisi de devenir chauffeur Uber, volontairement, qu'il vaut mieux tenir les murs ou dealer, allez leur expliquer!" L'apostrophe, d'il y a maintenant deux ans, est du candidat Emmanuel Macron lors d'une rencontre avec la rédaction de Mediapart. Le désormais président de la République nous a habitué à son "parler vrai", qui fut même un avantage. Au cours de sa première année de présidence, ses déclarations successives ont néanmoins ponctué la chute de sa popularité. La dernière en date, qui s'est déroulée dimanche 17 septembre dans les jardins de l'Élysée à l'occasion des journées du patrimoine, a, à son tour, créé la polémique. Le président déclarait à un jeune horticulture au chômage, Jonathan Jahan, qu'il suffisait qu'il traverse la rue pour lui trouver du travail. La scène, filmée, s'est vite retrouvée sur les réseaux sociaux et la vidéo comptabilise déjà plus de deux millions de vues sur twitter. VIDÉO - Macron à un jeune chômeur qui peine à obtenir un travail : "Je traverse la rue je vous en trouve" #JEP2018 pic.twitter.com/clfFlBuL52— Arthur Berdah (@arthurberdah) September 16, 2018 Une forte polémique a suivi tout au long du week-end alors qu'hier, la parole a été donnée par BFMTV et Europe 1 au jeune homme avec lequel Emmanuel Macron avait eu cet échange. Le jeune diplômé d'un CAP en horticulture est donc revenu sur sa démarche et la réponse du président : il explique son geste - c'était "le moment ou jamais" de parler au président de la République - pour, en solde de tout compte, l'"[l'avoir] un peu en travers de la gorge", en obtenant une réponse qui "était loin d'être [convaincante]". C'est donc une occasion pour Les Inrocks de revenir plus en détail et sur le fond sur cet échange en compagnie de trois spécialistes, dans leurs domaines respectifs, du marché du travail en France : Daniel Cohen, directeur du département de recherche en économie de l'École Normale Supérieure et auteur de nombreux ouvrages à destination du grand public [le dernier en date paraît cette rentrée aux édition Albin Michel : "Il faut dire que les temps ont changé..." Chronique (fiévreuse) d'une mutation qui inquiète] ; Pierre Courtioux, directeur de recherche à l'EDHEC et chercheur associé au Centre d'économie de la Sorbonne ; François Sarfati, maître de conférence au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et chercheur au CEET (Centre d'études de l'emploi et du travail). "Si vous êtes prêt et motivé"... Face à un jeune homme, diplômé mais ne trouvant pas d'emploi dans sa filière, le président de la République l'a renvoyé aux métiers nécessitant moins de compétence, d'après le principe suivant lequel nécessité fait loi. Le demandeur d'emploi n'avait pourtant pas attendu dimanche dernier pour s'en rendre compte, lui qui déclare sur BFMTV qu'il "[a] un CAP horticole, certes, mais [qu'il] ne cherche pas que dedans [cette profession. ndlr.], [il a] déjà fait de la plonge, des cafés, [il a] de l'expérience en soudure, en préparation de commande". Alors que Pierre Courtioux nous rappelle que les dernières recherches dans ce domaine font état de la "pression sur le niveau de diplôme" pour se maintenir dans les classes moyennes, Daniel Cohen nous interroge : "Est-ce que les jeunes voulant un emploi doivent renoncer à leurs ambitions? [...] Ce n'est pas une réponse qui est adaptée."  Cette situation selon l'économiste, s'inscrit dans une évolution sur le temps long faisant partie du "mal de [notre] société" : il s'agit de la polarisation des emploi avec d'une part "ceux très diplômés et très bien payés" et d'autre part "ceux très peu qualifiés et très peu payés" ; laissant les emplois intermédiaires des classes moyennes s'effacer. La réaction de Macron accepte cette polarisation, or, selon Daniel Cohen, face à "un enjeu à hauteur d'une ambition politique présidentielle, [nécessiterait] bien de conquérir pour les classes moyennes une place dans la société". L'auteur de Trois leçons sur la société post-industrielle (2006) voit dans cette réaction la marque qu'Emmanuel Macron est, en partie, l'héritier de la "révolution conservatrice" des années 1980, incarnée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, et de son "utopie morale conservatrice", séparant "ceux prêt à l'effort" des "fainéants". Le sociologue François Sarfati y voit, quant à lui, une expression du "mépris [des membres] des classes dirigeantes pour les classes populaires [...] [qui] projettent sur les autres leurs vécus" sans tenir compte des différences pré-existantes à cette situation. Ce qui sous-tend cette prise de position, selon le sociologue, est "un mélange de libéralisme et, en même temps, d'une forme de dirigisme très fort" qui entend plier l'orientation professionnelle des individus aux demandes des différents secteurs, indépendamment de leur souhait. "Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler" D'après le président de la République, "il n'y a pas un endroit où [il va] où ils [les cafetiers et restaurateurs.ndlr.] ne [lui] disent pas qu'ils cherchent des gens." D'après le sociologue François Sarfati, l'exemple pris par Emmanuel Macron est intéressant pour illustrer ce discours du "quand on veut, on peut". Il explique : depuis une décennie, le patronat affirme qu'il souffre d'une vacance de près de 120 000 postes et qu'il ne trouve pas d'employés, ce qui prouverait que les chômeurs n'ont pas envie de travailler. Le sociologue émet deux remarques contre ce discours : d'abord, il est très difficile de chiffrer cette offre qui ne repose, au fond, que sur les déclarations de bonnes intentions des employeurs ; deuxièmement, de quels emplois parle-t-on? Il s'agit le plus souvent d'emplois à temps très partiels sur des horaires très décalées qui sont, avant tout, aux yeux d'un demandeur d'emploi, une promesse de précarité et d'emplois dévalorisés. Selon Daniel Cohen, il existe, en effet, un "principe de réalité" selon lequel certains métiers "utiles" doivent être pourvus alors qu'ils sont faiblement attractifs. Cependant, pour l'économiste, reconnaitre son existence est une chose, l'accepter en est une autre. Il incombe aux politiques de mener une réflexion sur la manière de rendre ces emplois dignes et attractifs. La méthode la plus adaptée, selon lui, passerait par l'intégration dans les nouvelles technologies. "Je traverse la rue, je vous trouve un emploi" La discours d'Emmanuel Macron repose sur l'idée qu'il est facile de trouver un emploi, à condition de le vouloir véritablement et d'agir dans ce sens. Le sociologue François Sarfati nous invite à nous interroger sur ce présupposé : "[Une] très grande partie des emplois se trouvent non pas dans les petites annonces, mais par le réseau, rappelle-t-il, par le 'capital social'. [...] Cette notion de 'capital social', c'est tout un tissu de relations tissées durant les études ou les expériences professionnelles. Donc, plus on a de 'capital social' [...] plus on a de chance d'être mis en contact avec des opportunités d'emploi. Par ailleurs, il faut avoir à l'esprit que le 'capital social' est aussi un facteur d'enfermement. Quand on vient de l'horticulture, il est fort à parier qu'on soit plutôt orienté vers l'horticulture plutôt que la restauration. Un autre sujet à ne pas perdre de vue est qu'on n'est pas tous égalitaires devant la géographie du travail. C'est le cas de la jeunesse en particulier, des jeunes des missions locales pour lesquels, quand on leur demande de se projeter dans l'emploi, des distances de 10 à 12 kilomètres sont déjà considérables dans des territoires semi-ruraux ou très mal desservis. [...] À l'inverse, dans des filières d'apprentissage financières, les jeunes entre 20 et 25 ans aspirent au marché international. Quand on a 25 ans en 2018 [l'âge de Jonathan Jahan. ndlr.], la projection dans l'emploi se fait sur une base sociale reposant sur les diplômes obtenus." "C'est comme si j'avais pris une claque" Interrogé par nos confrères de BFM, Jonathan Jahan a eu des mots très durs, évoquant ses angoisses et doutes personnels : "Est-ce que je suis maudit? Je ne sais pas, je ne comprends pas, avant de continuer au sujet du président de la République, [il] n'est pas du tout dans la réalité lui [...] il est encore dans le monde des bisounours". D'après l'économiste Daniel Cohen, il y a, derrière cette "posture assumée de refus de la langue de bois" d'Emmanuel Macron, une "réalité de ses croyances : il faut donner au marché une chance [...] Tout job est bon à prendre plutôt que de ne pas en avoir". L'emploi, en 2018, est pour les jeunes entre 20 et 30 ans, une préoccupation fondamentale. Celle-ci se décline toute-fois différemment selon l'origine sociale, le capital culturel ou le diplôme. Le sociologue François Sarfati nous propose une synthèse des profils : "Les très peu diplômés aspirent à un emploi, n’importe lequel, si possible un CDI, et si possible pas trop mal payé. À l’inverse, les plus diplômés ou ayant une expériece professionnelle préalable ont pour priorité un emploi où ils s’épanouissent, où ils ont de bonnes relations, une progression de carrière possible, avec des éléments qui les intéressent. On observe donc des formes d’inégalités très structurantes. Les faiblement diplômés et ceux évoluant dans les secteurs les plus 'précaires' se projettent dans 'l’emploi à tout pris' ; tandis qu'au sommet se développent des aspirations à l’expression de soi, la créativité etc." "Quand les gens n'ont pas les compétences particulières, c'est pour ça qu'on investit" L'économiste Pierre Courtiaux considère que cette scène qui s'est déroulée dimanche dernier dans les jardins de l'Élysée est "l'expression d'une tension", entre d'une part une politique libérale, conforme aux directives européennes et inspirant à la "cité de la connaissance", c'est-à-dire une société où l'on produit de manière très qualitative en s'appuyant sur des travailleurs très formés ; et d'autre part une volonté de maintenir l'emploi peu qualifié au coût de travail réduit. Cette tension s'exprime de façon ponctuelle - sous couvert de "parler vrai" et de "pragmatisme"- dans le cadre des déclarations d'Emmanuel Macron mais est, selon l'économiste, structurelle dans les politiques menées en France depuis les années 1990 (à partir desquelles la promotion de la formation continue s'est développée). Pour Daniel Cohen, cette sortie du président de la République, quelques jours après la présentation de son plan pauvreté, est symptomatique du "social-libéralisme" qu'il voit dans le "macronisme" : le président dit, selon l'économiste, "oui au marché émancipateur, en ce qu'il crée des opportunités, mais tout en aidant ceux ne pouvant en profiter". Entre-deux, les classes moyennes et les classes populaires sont astreintes à l'effort. Dans le cas présent, résume le chercheur, "on a ici un jeune homme qui veut se maintenir ou intégrer la classe moyenne et à qui on dit qu'il doit faire ses preuves, quitte à faire le deuil de ses inspirations".

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/09/19/actualite/je-traverse-la-rue-je-vous-en-trouve-lideologie-loeuvre-derriere-la-petite-phrase-demmanuel-macron-111126470/
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Publish date : 2018-09-19 09:40:59
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“Je l'ai un peu en travers de la gorge”, confie le chômeur invité “à traverser la rue” par Macron

“Je l'ai un peu en travers de la gorge”, confie le chômeur invité “à traverser la rue” par Macron

“Je l'ai un peu en travers de la gorge”, confie le chômeur invité “à traverser la rue” par Macron
L'entrevue entre Emmanuel Macron et un jeune chômeur le 16 septembre a fait couler beaucoup d'encre. En cause, le discours tenu par le président de la République à ce jeune homme désespéré de voir tous ses CV et ses lettres de motivation rester sans réponse. “Il y a des tas de métiers, il faut y aller ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue et je vous en trouve”, avait déclaré le chef de l'Etat sur un ton cavalier, comme si l'intéressé ne se donnait pas assez de mal, et qu'il était dans cette situation par sa faute. VIDÉO - Macron à un jeune chômeur qui peine à obtenir un travail : "Je traverse la rue je vous en trouve" #JEP2018 pic.twitter.com/clfFlBuL52— Arthur Berdah (@arthurberdah) September 16, 2018 “Ce qu'il a dit n'est pas normal” Le jeune homme de 25 ans, qui travaille dans le domaine horticole, est revenu sur cet échange au micro d'Europe 1 ce 18 septembre. Et il en garde une grande amertume : “Ce qu'il a dit n'est pas normal. Je l'ai un peu en travers de la gorge.” “Je ne m'attendais pas à le croiser au départ, explique d'abord Jonathan. J'ai pris une photo avec lui, je lui ai serré la main et puis je me suis dit : 'c'est le moment où jamais de lui poser la question'”, raconte-t-il. Alors qu'Emmanuel Macron lui a conseillé d'aller voir dans les bars et restaurants du quartier Montparnasse, l'intéressé, Jonathan Jahan, réplique : "Il n'y a pas de problème, s'il y a du boulot, qu'il m'accompagne jusqu'à Montparnasse ! Je vais faire l'essai dans la semaine, on verra par la suite.” S'il est si sûr de lui, c'est qu'il se lève tous les jours à 6h du matin pour trouver un emploi, et qu'il a déjà essuyé “des lettres et des lettres de refus”, comme il l'explique. “Je ne fais pas ça pour faire le buzz” De manière plus générale, le jeune homme affirme être déçu par le traitement de la question de l'emploi en France par Emmanuel Macron, alors qu'il y a 3,44 millions de chômeurs : “Je ne fais pas ça pour faire le buzz, je fais ça pour savoir ce qu'il en est par rapport à l'emploi. Et je vois que ça n'avance pas”. Sur la forme, à la vision de cette séquence vidéo, on ne peut que souscrire à l'affirmation de Raoul Vaneigem dans le Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967) : “Le sens du respect s'est déchu au point de se satisfaire en humiliant”.

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Publish date : 2018-09-18 10:17:37
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Quatre chercheurs décryptent le discours d'Alain Soral

Quatre chercheurs décryptent le discours d'Alain Soral

Quatre chercheurs décryptent le discours d'Alain Soral
Toujours une étrange sensation, que d’attendre un visage qu’on ne connaît pas. Place de la Madeleine (VIIIe arrondissement de Paris), nous avons rendez-vous avec le mystérieux "Collectif des 4", un nom simple, loin du fantasmé "Comité Invisible" –collectif de l’incendiaire L’insurrection qui vient dont Julien Coupat était soupçonné d’être l’auteur principal, où devaient se trouver un psychanalyste, un sociologue, un politologue et un spécialiste de l’extrême-droite française. Ensemble, ils sortent un petit livre explosif et inédit : Le Cas Alain Soral. Radiographie d’un discours de l’extrême-droite. Menaces autour de la sortie du livre  Pas de chance, les auteurs ne viendront finalement pas. A leur place, leur représentant, un autre sociologue dont on taira le nom, venu parler de ce livre confectionné par plusieurs mains anonymes. La raison ? "La dangerosité liée au personnage, nous confie le sociologue. C’est un personnage d’inspiration fasciste, au sens propre du terme, c’est-à-dire quelqu’un dont le rapport de force est déterminant dans sa vision du monde". Des malheureuses déconvenues avec le fondateur d’Egalité & Réconciliation, "premier site politique de France", nous rappelle-t-on avec plus de 8 millions de visites par mois, il y en a eu. En septembre 2015, l’éditeur du livre Le Système Soral, Marc Grinsztajn, se fait agresser dix jours après sa parution. "Les auteurs n’avaient pas envie de se confronter à ce genre de situation, tout en réalisant un travail sérieux", souligne l’universitaire. La tension a monté d’un cran chez les éditions Le Bord de l’eau quand elles ont reçu un coup de fil, il y a deux mois, de l’avocat d’Alain Soral –également avocat du notoire historien négationniste Robert Faurisson — Me Damien Viguier pour demander des infos sur le livre. Le spectre de la menace judiciaire plane déjà autour du livre bien avant sa sortie. Ce qui est d'autant plus inquiétant que les chercheurs n'ont aucune idée de comment ce dernier a pu être mis au courant. Comprendre le discours pour comprendre l’homme Le travail est d’ampleur, a duré deux ans et nécessité plus de 1 500 heures de visionnage dont l’étude se propose pour sujet principal Alain Soral, et ses nombreuses vidéos en ligne postées depuis plus dix ans en continu. Un travail inédit, écrit-on, puisque aucune étude universitaire n’a encore été à proprement parler réalisée. "Pour la plupart, ce sont des livres de circonstances, certains d’où transpiraient l’insulte comme celui d’Haziza, [Vol au-dessus d’un nid de fachos chez Fayard] ou centrés sur le facho-business, c’est-à-dire l’affairisme du personnage", analyse le chercheur. Des ces heures à observer l’idéologue sur son canapé rouge, il en est sorti un bouquin de 180 pages pour comprendre le mythe soralien. Mais "l’idée n’est pas de statuer sur la psychologie du cas Soral puisque personne d'entre nous ne l’a rencontré, prévient le représentant du collectif. Nous ne travaillons pas sur la figure de l’homme mais sur la structure du discours. Pour nous, il s’agissait de retranscrire ce qu’il dit afin d’en laisser transparaître l’aberration logique ainsi que la violence verbale. Le livre fait attention à ne pas surinterpréter ce qu’il dit. D’où l’approche transdisciplinaire." Vidéo à l’appui, les auteurs commentent et analysent Alain Soral avec précision, allant jusqu’à même interroger sa logorrhée de manière à comprendre ce qu’elle dit de l’homme, dans la lignée du travail de Cécile Alduy, Marine Le Pen prise aux mots. Aux mots, et à l'écran où lapsus, spontanéité, gestes, peuvent fournir aux chercheurs un formidable "matériel secondaire d'analyse." Extrait : «Son discours s’autonomise de toute expérimentation empirique, dans une logique de construction d’un monstre ennemi avec lequel il lutte psychiquement. Ainsi libérée de la réalité, la parole s’emballe, tourne autour de thèmes récurrents, d’associations d’idées sans fondements, et la forme du discours vient refléter cette absence de limites, il n’y a pas de scansion ni de ponctuation dans le langage soralien, seulement une tirade qui monte en intensité et en excitation durant des heures.» L’antisémitisme moderne, punk et pop Le questionnement du discours passe également par l’analyse des thèmes récurrents participant de la vision de la France d’Alain Soral, et d’un antisémitisme moderne. S’il y a ainsi des "formes d’antisémitismes traditionnelles qu’on retrouve chez Maurras [théorisant les juifs comme une nation à l’intérieure de la nation], il apporte une nouveauté lorsqu’il se définit comme national-socialiste, sans l’approche raciale, en donnant une dimension pop et sociale, commente le sociologue. Il injecte du marxisme, de l’intérêt pour les classes sociales populaires. De cette manière, il crée un mix partagé entre antisémitisme traditionnel et moderne avec un style un peu punk, post-anar qui parle à ceux qui défient les élites". Si l’œuvre est bien un travail d’ordre universitaire, il se lira plus facilement qu’une étude traditionnelle, convoquant avec prudence les concepts afin de saisir simplement l’énigme d’Alain Soral et tenter d'élucider une partie des raisons du succès du discours soralien. D’ailleurs, avec un peu de pathétique, les auteurs admettent bien mener un travail de "salubrité publique, malgré la conscience du fait que l’objectivation rationnelle est de peu de poids face à l’ardent besoin de croire et à la haine ainsi que nous l’a appris la psychanalyse à propos de la religion". Pour autant, cela reste un "discours de mise en garde pour ceux qui pourraient être séduits", complète le sociologue. L’ouvrage aura le mérite d’ouvrir des pistes pour de futures travaux. Qui est le public d’Alain Soral ? Comment ses vidéos sont-t-elles consommées ? En somme, comprendre "l’énigme d’un certain succès collectif, peut-on lire dans les dernières pages du livre. Manifestement, la marque Alain Soral fait recette et l’offre antisémite correspond, sinon à une demande, du moins à une attente politique". Un travail sans hauteur ou jugement moral prenant le temps de prendre au sérieux un homme trop souvent raillé pour ses saillies sulfureuses, mais de fait trop peu analysé alors que son public ne cesse de croître depuis des années. Le collectif des 4, Le cas Alain Soral. Radiographie d'un discours d'extrême-droite, Éditions Le Bord de l'eau, 2018 ,180 pages. A lire le 19 septembre prochain.

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Publish date : 2018-09-18 10:19:10
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Des photos choc pour ne pas oublier le Mediator

Des photos choc pour ne pas oublier le Mediator

Des photos choc pour ne pas oublier le Mediator
Elles sont souvent longues et fines. il y a parfois encore les agrafes. Elles se situent en tout cas toujours vers la poitrine, là, près du cœur. L’ensemble de ces cicatrices est immortalisé et couché sur du papier glacé noir et blanc. Pendant plus d’un an, le photographe Marc Dantan a parcouru les routes de France pour aller à la rencontre des victimes du Med...

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Publish date : 2018-09-18 17:00:01
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Chantal Mouffe-Miossec : le populisme de gauche en question

Chantal Mouffe-Miossec : le populisme de gauche en question

Chantal Mouffe-Miossec : le populisme de gauche en question
“Tu es bien populiste de gauche, hein ?” C’est avec un doigt suspicieux posé sur le coude de Christophe Miossec que Chantal Mouffe interpelle l’artiste, durant la séance photo concluant cet entretien. Sourire gêné du Brestois. Le prosélytisme so...

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Publish date : 2018-09-18 17:00:30
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Laurent Chauvaud, l‘homme qui entend chanter les coquilles Saint-Jacques

Laurent Chauvaud, l‘homme qui entend chanter les coquilles Saint-Jacques

Laurent Chauvaud, l‘homme qui entend chanter les coquilles Saint-Jacques
Elles sont partout. Dans des cartons, des boîtes rouillées ou neuves, des sachets en plastique ou des Tupperware, des tiroirs, sur les murs, la table… Elles sont émiettées, intactes, en lamelles, non loin de là, dans la rade, parfois dans son estomac et tous les jours dans sa tête. Tout en montrant avec de grands gestes son atelier-laboratoire àSource link : https://www.lesinrocks.com/2018/09/18/actualite/laurent-chauvaud-lhomme-qui-entend-chanter-les-coquilles-saint-jacques-111125760/
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Publish date : 2018-09-18 17:00:35
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Clément Méric : la mémoire et le combat

Clément Méric : la mémoire et le combat

Clément Méric : la mémoire et le combat
Subitement, tous les regards se sont tournés vers eux, qui aiment tant la discrétion. A la douleur infligée par la mort de leur ami Clément Méric, militant antifasciste de 18 ans tombé le 5 juin 2013 sous les coups d’Esteban Morillo, skinhead proche du groupuscule d’extrême droite Troisième Voie, il a fallu ajouter le traitement de choc médiatique. Les caméras à la sortie du lycée, les questions inquisitrices des journalistes, les professions de foi “antifascistes” d’une classe politique qu’ils méprisent... Même le regard curieux du réalisateur Frédéric Goldbronn, qui a tenté de les convaincre de participer à un documentaire, leur a paru intempestif. Son projet de film a avorté faute de réponse. “Clément, tué par les fascistes. Ni oubli, ni pardon.” Cinq ans après, alors qu’à Paris s’est clos le procès de ses agresseurs aux assises, le vide laissé par Clément Méric est toujours béant sur la place Guérin, lieu de rendez-vous de tous les “irréguliers” à Brest, sa ville natale. Il y a été filmé en 2010 avec une partie de sa bande, dans le clip du rappeur local MC Pounz, Les Anarchistes. A l’entrée du squat L’Avenir, animé par un collectif d’habitants en lutte contre un projet immobilier privé, un tag lui rend hommage. Plus discret, à l’angle opposé de ce lieu de rencontre entouré d’arbres centenaires, un portrait de lui orne un recoin du Café de la Plage.

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Publish date : 2018-09-18 17:00:45
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Les Inrocks

L'édito de Miossec, rédacteur en chef invité : “Danser sous la pluie”

L'édito de Miossec, rédacteur en chef invité : “Danser sous la pluie”

L'édito de Miossec, rédacteur en chef invité : “Danser sous la pluie”
N’ayant jamais écrit un seul édito de ma vie, j’en profite pour faire un très grand coucou à Rachid Taha (on venait du même coin) et ouvrir, dans la foulée, les guillemets : “La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie.” C’est écrit par un vieux compagnon de route de Béatrice Dalle, Sénèque. Vous croiserez dans ces pages de belles personnes qui savent danser sous la pluie, qui savent affronter les éléments parce que la vie à l’abri est impensable. Et sous la pluie, s’il y a une chose que l’on aime faire, c’est rire. On y trouve beaucoup de gens marrants, dans ces pages, des gens marrants qui savent pleurer aussi. Comme quand Clément Méric perd la sienne, de vie, pour nous protéger des cellules fascistes qui se répandent dans les villes, villages du pays. Toutes les personnes ici présentes sont des combattants, combattantes. Des personnes qui avancent en se tenant droit, et ont toutes un drôle de rapport à l’argent, quand j’y pense. Et sont douces, aussi. Irène Frachon a découvert un charnier de milliers de personnes et les responsables sont toujours là, les corps aussi. Laurent Chauvaud nous hurle que la terre meure sous nos yeux avec des chiffres, et des coquilles Saint-Jacques. Stephen Smith donne des choses à savoir sur l’immigration, et donc sur la démographie. Des grenades, des munitions pour les conversations qui de plus en plus souvent deviennent folles. Vous entrerez dans une ville hospitalière, Brest, et découvrirez son nouveau représentant : Lesneu. Mais vous n’y verrez pas ses environs de toute beauté, on se les garde. C’est plus loin dans la campagne qu’avec Sophie Calle il y avait eu l’enterrement des secrets d’un village. Une autre fois, ce fut à Ouessant, en compagnie de Pippo Delbono, qu’elle chercha à se faire enterrer. Cette fois-ci, c’est un chat, un disque (un titre Lebeau-Miossec) et un gros panier de musiciens. Je ne crois pas qu’il y ait plus opposé que le facteur Cheval du punk, Antoine Rigal, et l’extrêmement réfléchi Johann Le Guillerm. Donc, les voilà. Avec Gérard Lefort, Guillaume Dustan, Georges Perros, Agnès Berthon, Eric Chevillard, le crachin n’est pas tiède. Ayant été par le passé, et par moments, journaliste olé-olé, j’ai été extrêmement et très agréablement surpris par la gentillesse, l’envie, le désir de ceux-ci. J’ai eu la chance de les voir danser sous la pluie, eux aussi. Et ça fait du bien. Comme ce numéro, j’espère. En tout cas, c’était l’idée. Notre numéro spécial avec Miossec en rédacteur en chef est disponible ici: 

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