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Dans “Le Monde”, 90 personnalités dénoncent “la haine des musulmans”

Dans “Le Monde”, 90 personnalités dénoncent “la haine des musulmans”




“Jusqu’où laisserons-nous passer la haine des musulmans ?”, s’interrogent artistes, journalistes et universitaires dans une tribune publiée dans Le Monde, mardi 15 octobre. Les 90 signataires dont Omar Sy, Céline Sciamma, Christine Delphy et Guillaume Meurice, ont décidé de réagir face à l’agression verbale subie par une femme portant le voile par un élu du Rassemblement national (RN), vendredi 11 octobre.
En pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, cette mère d’élève qui accompagnait la classe de son fils en sortie scolaire a violemment été prise à parti par Julien Odoul, élu RN, qui lui intimait d’enlever son voile au motif qu’elle se trouvait dans un établissement public.
Alors que, “rien, ni dans le règlement ni dans la loi, ne justifiait que cette femme soit poussée vers la sortie de l’assemblée régionale. Elle avait tout à fait le droit d’y être, vêtue de son foulard”, rappellent les signataires. “Cette scène, ces mots, ce comportement sont d’une violence et d’une haine inouïes. Mais par notre lâcheté, par nos renoncements, nous avons contribué, petit à petit, à les laisser passer, à les accepter”, poursuivent-ils.

>> A lire aussi : Laurence Ferrari tacle Julien Odoul sur son attitude envers une femme portant le voile

“Si vous saviez, vous nous signaleriez ?”

La tribune dénonce également l’amalgame qui a été fait entre la pratique de la religion musulmane et le radicalisme religieux. Tout en fustigeant une parole politique qui ne se positionne pas clairement à l’encontre de ce courant de pensée : “Où est la parole publique de premier niveau, celle de nos élus, des partis politiques, celle des ministres, celle du président de la République pour refuser l’inacceptable ?”
Les signataires prennent pour exemple la prise de parole du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui a listé à l’Assemblée nationale les “signes de radicalisation” à signaler.
Radicalisation : @CCastaner évoque les “signes qui doivent être relevés”.#DirectAN #Prefecture pic.twitter.com/qeQRsykXyt— LCP (@LCP) October 8, 2019

Citant notamment “la pratique exacerbée de la religion en période de ramadan” ou “la pratique régulière et ostentatoire de la prière”, pratiques tout à fait courantes pour un musulman pratiquant. Comme le souligne également cette autre tribune parue sur Bondy Blog.
Intitulée “Si vous saviez, vous nous signaleriez ?”, elle dénonce l’appel passé par le président de la République à “faire bloc” pour combattre “l’hydre islamiste”.
“Nous sommes des femmes et des hommes qui pouvons être considérés comme des musulmans pratiquants. Des détenteurs de signaux faibles (…) Nous sommes votre collègue, votre ami, votre supérieur hiérarchique, votre employé, votre voisin. Vous nous croisez en faisant vos courses, dans des réunions de quartier, au sein d’associations, lors de sorties scolaires, dans vos clubs sportifs. Tel est notre quotidien dont nous parlons rarement car ces pratiques, quotidiennes, si elles sont visibles relèvent de l’intime. Des pratiques qui demain, pourraient nous incriminer ?”, interpellent les signataires.
Dans la même veine, les personnalités publiant leur tribune dans Le Monde posent la question : “Jusqu’à quand allons-nous accepter que des citoyennes, des citoyens soient insultés, agressés, attaqués, stigmatisés en raison de leur religion ?”. Et de demander “urgemment” au gouvernement et à Emmanuel Macron de “dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société.”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/15/actualite/actualite/dans-une-tribune-du-monde-90-personnalites-sinterrogent-jusquou-laisserons-nous-passer-la-haine-des-musulmans/

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Publish date : 2019-10-15 16:36:16

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[Vidéo] Laurence Ferrari tacle Julien Odoul sur son attitude envers une femme portant le voile

[Vidéo] Laurence Ferrari tacle Julien Odoul sur son attitude envers une femme portant le voile




“Vous êtes fier de vous ? Vous n’êtes pas honteux ?” Voilà comment Laurence Ferrari s’est adressée à Julien Odoul lors de son émission Punchline, sur CNews, lundi 14 octobre. Dans cette séquence (à partir de 45 minutes 40 sur la vidéo ci-dessous), on peut voir la journaliste tenter de faire réagir l’élu d’extrême droite, en lui montrant la désormais tristement célèbre photo d’un enfant en pleurs dans les bras de sa mère.

Cette photo prise en pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté vendredi 11 octobre a été publiée dans la foulée d’une intervention d’Odoul dans l’hémicycle, diffusée par l’homme politique lui-même. Dans celle-ci, on peut voir l’élu RN interpeller la présidente du conseil régional afin que celle-ci demande à ce qu’une mère accompagnatrice d’un groupe scolaire retire son voile. De quoi donner lieu à des cris de colère dans la salle, mais, surtout, provoquer les larmes du fils de cette dame. 
🔴 [RT]Au nom de nos principes républicains et laïcs, j’ai demandé à @MarieGuiteDufay de faire enlever le voile islamique d’une accompagnatrice scolaire présente dans l’hémicycle. Après l’assassinat de nos 4 policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautariste pic.twitter.com/3WzqDEC3nn— Julien Odoul (@JulienOdoul) October 11, 2019

Je bous, j’enrage, vraiment c’est la boule au ventre que je regarde cette photo.
Une accompagnatrice scolaire, cette maman sur la photo, a été prise à partie par des élus du RN lors d’une séance d’un conseil régional de Bourgogne Franche-Comté lui intimant de retirer son voile. pic.twitter.com/RZfyDEjCOL— Elsa Faucillon (@ElsaFaucillon) October 12, 2019

“Je ne regrette rien. et si c’était à refaire je le referais”

“Regardez la photo Monsieur Odoul, un petit garçon qui pleure dans les bras de sa maman. Vous êtes fier de vous ?”, lui demande à plusieurs reprises Laurence Ferrari, visiblement outrée. Devant l’absence de réponse de l’intéressé, qui crie à l’instrumentalisation de la photo qui lui est montrée, elle l’interpelle une fois de plus : “Vous ne répondez pas, êtes-vous fier d’avoir fait cela ?” “Je ne regrette rien. Et si c’était à refaire je le referais”, répond finalement son interlocuteur.
“Vous voulez me faire pleurer avec ces enfants, Madame Ferrari ?”, poursuit l’élu d’extrême droite, n’hésitant pas à faire un lien entre port du voile et islamisme : “Moi, ceux qui me font pleurer, ce sont les orphelins 263 victimes de l’islamisme en France.” “Vous dites n’importe quoi !, s’emporte alors la journaliste. Comment pouvez vous faire la comparaison entre l’islamisme et cette maman qui accompagne un groupe scolaire ?” Mais Julien Odoul n’en démord pas, et affirme sans sourciller : “C’était une provocation islamiste, je le soutiens.”
On ne doute pas une seconde qu’Eric Zemmour, qui a repris hier du service sur CNews malgré l’enquête récemment ouverte à son encontre pour “provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence” et sa condamnation pour “provocation à la haine raciale”, a apprécié le discours d’Odoul. A noter par ailleurs que, le même jour que l’émission de Ferrari, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, lui, affirmait sur LCI être déjà descendu d’un bus “où il y avait quelqu’un avec un voile”.
– Un ministre veut signaler des enfants.
– Une femme voilée se fait agresser par un élu.
– Un polémiste condamné est partout.
– Un journaliste dit qu’il descend du bus quand il y croise une femme voilée.
– Une université lance un questionnaire raciste.

Ça va, vous ?— Fabrice Arfi (@fabricearfi) October 15, 2019

>> A lire aussi : “Je déteste la religion musulmane” : Yves Thréard du “Figaro” en roue libre sur le voile




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/15/actualite/medias-actualite/video-laurence-ferrari-tacle-julien-odoul-sur-son-attitude-envers-une-femme-voilee/

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Publish date : 2019-10-15 12:20:27

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Affaire Benalla : quatre journalistes de Mediapart convoqués par la police

Affaire Benalla : quatre journalistes de Mediapart convoqués par la police




Quatre journalistes de Mediapart ont été convoqués par la police à la demande du parquet de Paris lundi 14 octobre pour être interrogés sur leurs révélations dans l’affaire Benalla, a annoncé le directeur de la publication, Edwy Plenel.
Trois journalistes de @Mediapart et son directeur de publication ont été convoqués par la police à la demande du parquet de Paris pour être interrogés sur l’un de nos articles dans l’affaire Benalla. C’est une nouvelle atteinte à la liberté d’informer : https://t.co/EnWwUKN4zA— Edwy Plenel (@edwyplenel) October 14, 2019

Une enquête préliminaire a été ouverte sur l’un des articles qui stipulait que le garde du corps d’Emmanuel Macron était “un spécialiste de l’effraction et de l’infiltration” et dévoilait qu’il s’agissait d’un proche d’Alexandre Benalla.
Edwy Plenel dénonce, dans un texte publié sur le site du média, une atteinte aux droits de la presse. “Le procureur de la République de Paris s’entête donc à mettre en cause le droit de la presse, en contournant la loi du 29 juillet 1881 qui le garantit”, écrit-il, rappelant que Mediapart avait déjà été visé par une perquisition “menaçant la liberté d’informer et le secret des sources”.

Atteinte à la liberté d’informer et au secret des sources

Le directeur de la publication réaffirme par ailleurs l’obligation pour les délits de presse d’être jugés par des tribunaux spécialisés dont les magistrats sont indépendants du pouvoir exécutif afin d’assurer l’impartialité du jugement.
Plenel souligne en ce sens l’illégitimité de la procédure qui est ici déployée : “Dans cette convocation massive de journalistes de Mediapart comme dans la tentative de perquisition dans nos locaux, c’est bien le pouvoir exécutif qui agit, puisqu’en France, le parquet lui est soumis au point que l’actuel procureur de la République a été personnellement choisi par le chef de l’Etat.”
Les quatre journalistes se sont rendus à la convocation mais ont fait valoir leur droit au silence. Ils ont refusé de répondre aux questions invoquant une atteinte à la liberté d’informer et au secret des sources. “Cette convocation collective comme la perquisition manquée installent un climat de pression sur notre travail d’information et d’intimidation vis-à-vis de nos sources”, a conclu Plenel.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/15/actualite/medias-actualite/affaire-benalla-quatre-journalistes-de-mediapart-convoques-par-la-police/

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Publish date : 2019-10-15 13:08:49

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“Je déteste la religion musulmane” : Yves Thréard du “Figaro” en roue libre sur le voile

“Je déteste la religion musulmane” : Yves Thréard du “Figaro” en roue libre sur le voile




La séquence a fait frémir plusieurs internautes. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Yves Thréard était invité à débattre dans Le Grand soir, sur LCI, lundi 14 octobre. Le thème ? “Voile : le gouvernement est-il ambigu ?” Il n’en fallait pas plus à l’éditorialiste pour lancer son pugilat contre le voile, et, surtout, les musulmans.
“Il m’est arrivé, en France, de prendre le bus ou un bateau où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descendu”, affirme-t-il sérieusement (vers 1 heure sur la vidéo). “Un simple voile, pas une burqa ?”, demande alors le journaliste Julien Arnaud. “Oui, mais avec tout l’habillement, l’abaya qui allait avec”, rétorque-t-il alors en poursuivant son réquisitoire.

“L’islamophobie, ça n’existe pas”

Tout au long de ses interventions, il ne cesse de lancer des formules toutes faites du style : “Ces problèmes-là on va les traîner combien de temps ?”, “On se fait grignoter”, “Ghettos islamisés”… Pour autant, il l’assure : “L”islamophobie, ça n’existe pas.” Mais s’empresse malgré tout d’ajouter : “Je déteste la religion musulmane (…) On a le droit de détester une religion, on tout à fait le droit de le dire.” (vers 1 heure 14).
Sinon sur le plateau de @LCI sous couvert de faux débats, on peut étaler sa propagande fasciste comme @yvesthreard pic.twitter.com/BWGBqm1bIZ— Maï Diaw (@MaiDiaw) October 14, 2019

Un énième discours islamophobe s’est donc encore étalé sur une chaîne d’information en continu. Sur la toile, les internautes ont vivement réagi, et ont préféré parfois utiliser l’humour :
. @yvesthreard dans le bus face une femme voilée. pic.twitter.com/YebQybs4pr— republiquemonamour (@Rpublikmonamour) October 15, 2019

Yves Thréard, du Figaro : “Il m’est arrivé de prendre un bus où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descendu.”
Merci pour l’idée. Désormais, je porterai un voile pour prendre le bus afin de m’éviter toute rencontre avec Yves Thréard. pic.twitter.com/DB51tsS8yN— Samuel Gontier (@SamGontier) October 14, 2019

“Il m’est arrivé de prendre un bus où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descendu.”, Yves Thréard.

Le voile c’est trop génial ! Au moins t’es sûre d’avoir une place assise dans le bus et tu fais sortir tous les haters !

Dites-moi que ça marche aussi avec la barbe ? pic.twitter.com/GwE9Y6luzh— Gary Roustan (@garyroustan) October 14, 2019

Yves Thréard vient de comprendre que son Uber est musulman. pic.twitter.com/6wOtfPjnnk— Cubidou (@Cyclopahtne) October 15, 2019

– Un ministre veut signaler des enfants.
– Une femme voilée se fait agresser par un élu.
– Un polémiste condamné est partout.
– Un journaliste dit qu’il descend du bus quand il y croise une femme voilée.
– Une université lance un questionnaire raciste.

Ça va, vous ?— Fabrice Arfi (@fabricearfi) October 15, 2019

La chaîne CNews contactera-t-elle prochainement Yves Thréard pour officier aux côtés d’Eric Zemmour ?

>> A lire aussi : Comment combattre Eric Zemmour ?




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/15/actualite/medias-actualite/je-deteste-la-religion-musulmane-yves-threard-du-figaro-en-roue-libre-sur-le-voile/

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Publish date : 2019-10-15 11:34:11

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Des personnalités réclament l’annulation du match France-Turquie

Des personnalités réclament l’annulation du match France-Turquie




A quelques heures du coup d’envoi de France-Turquie, la twittosphère s’agite. Alors que les Bleus s’apprêtent à disputer un nouveau match déterminant pour leur qualification à l’Euro 2020 ce lundi 14 octobre au soir, les tensions diplomatiques se sont invitées sur le terrain de foot. En cause : l’offensive militaire lancée le 9 octobre par la Turquie contre des positions kurdes dans le nord-est de la Syrie, laquelle a déjà fait selon l’AFP plus de 150 morts, a provoqué l’exode de plus de 130 000 personnes mais aussi l’évasion de cinq djihadistes de l’Etat islamique.
C’est dans ce contexte que vendredi 11 octobre, l’équipe nationale turque a opéré un salut militaire lors d’un match contre l’Albanie – et ce, alors que le règlement de l’UEFA “interdit toutes les références à la politique et à la religion”, comme le rappelle Ouest-France. Dans une photo postée sur Twitter, les joueurs ont par ailleurs dédié cette victoire, comme le traduit l’AFP, à “[leurs] valeureux soldats ainsi qu’à [leurs] militaires et concitoyens tombés en martyrs”.
Ay-Yıldızlılar, galibiyeti kahraman Mehmetçiklerimizle şehit olan askerlerimiz ve vatandaşlarımıza armağan etti. 🇹🇷 pic.twitter.com/NNZKlnnWga— Milli Takımlar (@MilliTakimlar) October 11, 2019

De quoi inciter plusieurs responsables politiques français à demander l’annulation du match France-Turquie, dont par exemple le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ou encore la conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes pour le Parti de gauche Corinne Morel Darleux (également autrice de Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, aux éditions Libertalia). Le tout sous le hashtag #AnnulationMatchFranceTurquie, actuellement en trending topic sur Twitter.
Avec ce salut militaire, l’équipe de football turque a hélas brisé la frontière qui doit séparer le sport de la politique. On ne peut décemment accueillir demain au Stade de France ceux qui saluent le massacre de nos alliés Kurdes ! #AnnulationMatchFranceTurquie pic.twitter.com/tjzRLYZsZL— Jean-Christophe Lagarde (@jclagarde) October 13, 2019

Si les footballeurs turcs font des saluts militaires, ils doivent s’attendre à être traités comme les militaires d’une armée ennemie. On ne joue donc pas au foot contre eux. La base de l’esprit sportif n’est plus là ! #AnnulationMatchFranceTurquie— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) October 14, 2019

Le football ne doit pas servir la propagande d’Erdogan : impensable que des joueurs turcs fassent le salut militaire sur notre sol, ou que la Marseillaise soit encore sifflée ce soir.

Le match France-Turquie au Stade de France doit être annulé !#AnnulationMatchFranceTurquie— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 14, 2019

Invité au micro de LCI ce matin, le député LR Eric Ciotti a lui demandé d’annuler le match “pour des raisons de sécurité”. 
Je demande solennellement de suspendre le match France-Turquie pour des raisons de sécurité.#FRATUR #LaMatinaleLCI pic.twitter.com/GywLBeRKms— Eric Ciotti (@ECiotti) October 14, 2019

>> A lire aussi : Turquie : camouflet de l’AKP à Istanbul, récit de 24 heures de confusion totale

“Comment dans des conditions aussi atroces l’équipe de France de football pourrait-elle jouer son match contre la Turquie comme si de rien n’était ?”

Il n’y a pas que les politiques qui ont tweeté à ce propos, en témoignent ces posts du journaliste David Dufresne ou encore de l’historienne Ludivine Bantigny.
C’est l’ #AnnulationMatchFranceTurquie qu’il faut décréter! https://t.co/qtWDfMHLKT— David Dufresne (@davduf) October 14, 2019

Comment dans des conditions aussi atroces l’@equipedefrance de football pourrait-elle jouer son match contre la Turquie comme si de rien n’était?! Et ce pendant que l’équipe turque fait le salut militaire en hommage à l’armée qui massacre des civils? #AnnulationMatchFranceTurquie pic.twitter.com/biFtLI7m2l— Ludivine Bantigny (@Ludivine_Bantig) October 14, 2019

De son côté, le service de presse de l’UEFA a déclaré au Huffpost que le match était pour l’heure maintenu.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/14/actualite/monde/des-personnalites-reclament-lannulation-du-match-france-turquie/

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Publish date : 2019-10-14 15:42:41

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L’ex-compagne de Nordahl Lelandais veut porter plainte contre les gendarmes

L’ex-compagne de Nordahl Lelandais veut porter plainte contre les gendarmes




“Si on m’avait prise au sérieux, cela aurait permis de stopper Lelandais. Il est finalement resté dans sa toute-puissance”, a déploré l’ex-compagne de Nordahl Lelandais lors d’une interview accordée au Parisien, ce lundi 14 octobre.
Karine (son prénom a été modifié) explique avoir vécu l’enfer lorsqu’elle s’est séparée de Lelandais et assure avoir alerté la police, en vain, à plusieurs reprises sur la dangerosité de son ancien compagnon. Elle raconte les menaces quotidiennes et le harcèlement que le meurtrier présumé de Maëlys de Araujo et Arthur Noyer lui a fait subir après qu’elle a mis fin à leur relation.

Les gendarmes alertés à quatre reprises

Elle raconte que l’ancien maître-chien est même allé jusqu’à lui foncer dessus en voiture, manquant de l’écraser. “Je suis allée à la gendarmerie pour la quatrième fois, poursuit-elle, les gendarmes ont d’abord refusé de prendre ma plainte. J’ai dû insister, pleurer, pour qu’ils le fassent.”
Elle arrive finalement à déposer plainte le 18 juillet 2017, environ un mois avant l’enlèvement de Maëlys. La jeune femme déplore que cette démarche n’ait pas donné lieu à une enquête qui, selon elle, aurait pu permettre de stopper Lelandais à temps. “Si la gendarmerie m’avait écoutée, on aurait pu éviter la mort de Maëlys, c’est certain. Je vais donc déposer plainte contre le gendarme qui n’a pas traité ma plainte”, assène-t-elle.

“Je suis désolée. J’aurais voulu faire mieux que ça pour toi”

Karine a également confié être encore dévastée par la mort de Maëlys : “Savoir qu’un enfant est parti alors que vous auriez pu l’éviter, c’est très difficile (…) J’ai aussi un grand sentiment de culpabilité. Le sentiment de ne pas avoir tout fait pour elle. De ne pas être allée jusqu’au bout en empêchant Lelandais de nuire et en persuadant les gendarmes de sa dangerosité”. “Je voudrais lui dire : ‘Je suis désolée. J’aurais voulu faire mieux que ça pour toi’”, poursuit-elle.
Maëlys, a disparu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 août 2017 alors qu’elle fêtait un mariage en Isère avec ses parents. Agée de neuf ans, la jeune fille avait été retrouvée sans vie neuf mois plus tard dans le massif de la Chartreuse. Le procès du meurtrier présumé, Nordahl Lelandais, devrait avoir lieu au printemps 2020.

>> A lire aussi : “Qualifier un criminel de monstre est un échec pour la société”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/14/actualite/actualite/lex-compagne-de-nordahl-lelandais-veut-porter-plainte-contre-les-gendarmes-qui-ne-lont-pas-prise-au-serieux/

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Publish date : 2019-10-14 16:57:22

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Mathieu Potte-Bonneville et Marie Cosnay, les migrants et l’accueil

Mathieu Potte-Bonneville et Marie Cosnay, les migrants et l’accueil




Qu’est-ce que “regarder l’immigration en face”, selon l’injonction faite à ses propres troupes par Emmanuel Macron le 16 septembre ? L’expression soulignait dans sa bouche un soupçon d’angélisme déconnecté de la réalité dans le camp des “progressistes” – puisque c’est de celui-ci que La république en marche se réclame. Ce dont on détournerait le regard, à bien suivre le chef de l’Etat, ce ne serait pas des 40 000 personnes mortes ou disparues en Méditerranée depuis l’année 2000, ni de celles qui agonisent dans les rues à Paris, Calais ou la Roya. Ce que l’on n’oserait pas affronter avec la fermeté nécessaire, c’est la vague migratoire qui menace de nous submerger, et qu’il faudrait “réguler”.
Les mots sont importants. Ils trahissent parfois une réalité logée dans leur creux : “Tout le discours hostile aux migrations est traversé par le lexique du flux, des courants, de la submersion : ce sont des fantasmes qui disent moins la crainte de l’invasion que celle de l’engloutissement (…). Par une forme d’ironie amère, notre époque voit s’affronter ceux qui se noient effectivement, dont les poumons s’emplissent d’eau de mer, et ceux dont les métaphores redoutent la noyade. (…) On pourrait dire : de même que le pouvoir est au bout du fusil, l’important semble aujourd’hui de se tenir sur la bonne rive de la métaphore”, écrivent le philosophe Mathieu Potte-Bonneville et l’écrivaine Marie Cosnay dans Voir venir, un très beau dialogue sur l’hospitalité. 
Regarder l’immigration en face, c’est ce qu’ils font tous les jours, comme des milliers de bénévoles, aidants, avocats et accompagnateurs dont on entend peu parler, sauf quand ils sont poursuivis en justice. Le premier habite dans le XVIIIe arrondissement de Paris, à deux pas de la porte de la Chapelle et de ses environs, où survivent depuis 2015 de nombreuses personnes en exil. La seconde vit à Hendaye, à la frontière entre la France et l’Espagne, une route très empruntée depuis 2018 par des Guinéens, Maliens, Camerounais ou Ivoiriens qui quittent leur pays.



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Publish date : 2019-10-14 16:57:42

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“Signaux faibles” de radicalisation : des enseignants de l’Université de Cergy reçoivent un étrange formulaire

“Signaux faibles” de radicalisation : des enseignants de l’Université de Cergy reçoivent un étrange formulaire




“Appel à vigilance”. L’intitulé de l’objet du mail reçu par les personnels de l’Université de Cergy-Pontoise, ce 14 octobre, a dû les faire frémir. Ils n’étaient pas au bout de leurs surprises.
Dans ce mail, adressé à l’ensemble des employés de l’Université, la personne chargée de la sécurité détaille les menaces “endogène” et “exogène” d’attaque terroriste. “La prévention de la menace endogène repose en grande partie sur la vigilance de tous”, précise le mail, que nous nous sommes procuré.
La suite ne manque pas de surprendre : “La première étape consiste en la détection de personnes susceptibles d’être en cours de radicalisation afin de les aider et d’aider leur famille à sortir de ce phénomène. C’est la raison pour laquelle je vous invite à prendre connaissance de l’imprimé joint en fichier attaché et de le communiquer à tous vos collaborateurs”.

“Fiche de remontée de signaux faibles”

En effet, un formulaire est adjoint au mail. Il est intitulé “fiche de remontée de signaux faibles”. On y trouve, pêle-mêle, ces items : “port de pantalon dont les jambes s’arrêtent à mi-molets”, “apparition du port d’un voile”, “port de la barbe sans moustache”, “arrêt de consommation de boissons alcoolisées”, “consommation récente de produits hallal”, et même “intérêt soudain pour l’actualité nationale et internationale” (sic).

(extrait de la fiche envoyée)
La découverte de ce formulaire a fait bondir Clément Carbonnier, professeur détaché de l’Université de Cergy au Canada. Sur Twitter, il a réagi en énumérant ces items et en concluant : “J’ai honte !”
Joint par Les Inrocks, il détaille : “Je suis maître de conférences. Je suis là pour enseigner. Et on me demande de ficher et de faire remonter des informations, avec notamment au milieu, des choses qui sont de l’ordre de la croyance religieuse (le fait qu’on porte la barbe sans moustache, ou le pantalon qui s’arrête à mi-mollets, etc.). En tant que fonctionnaire de l’enseignement supérieur, je trouve ça ahurissant de me demander de dénoncer des signes de croyance religieuse. Je n’ai pas de mot, je suis choqué.”

“Je ne vois pas comment ça peut être légal”

Renaud Epstein, chercheur rattaché en partie à l’Université de Cergy, a également reçu ce mail. Il juge cette liste “sidérante”. Sur Twitter, il commente : “Si je devais l’utiliser pour une auto-analyse, j’aurais de bonnes chances de gagner un voyage gratuit à Guantanamo”.
D’après Clément Carbonnier, ce formulaire pourrait être illégal : “C’est du fichage. On demande de faire remonter des informations nominatives sur des croyances religieuses. La constitution de fichiers nominatifs, il me semble que nous n’avons pas le droit. Mais en plus sur des signes de croyance religieuse, c’est encore pire. Je ne vois pas comment ça peut être légal.”
Après ses tweets, la direction de l’établissement l’a contacté par mail, nous explique-t-il, pour lui demander des “précisions” : “La direction avait l’air surprise. L’administration centrale n’a pas visiblement demandé un tel formulaire”.
Contactée par Les Inrocks, l’Université de Cergy n’a pour l’instant pas encore répondu.
Mise à jour à 19h35 : Joint par Les Inrocks, le président de l’Université de Cergy François Germinet affirme avoir envoyé un message de rectification et d’excuses aux personnes qui ont pu être choquées, et avoir retiré ce document qu’il juge “très maladroit”. Il rappelle que “ce ne sont pas les valeurs de l’université” et le que le but n’était pas de stigmatiser.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/10/14/actualite/societe/signaux-faibles-de-radicalisation-des-enseignants-de-luniversite-de-cergy-recoivent-un-etrange-formulaire/

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Publish date : 2019-10-14 18:46:42

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Une vidéo parodique de Trump exécutant des journalistes fait un tollé

Une vidéo parodique de Trump exécutant des journalistes fait un tollé




Un montage vidéo rendu public, et repris ici par le Huffpost, montre le président américain en train d’exécuter des journalistes et des opposants politiques. Comme le rapporte le New York Times, la parodie a été diffusée lors d’une conférence, à Miami, qui réunissait des partisans de Donald Trump.
Les images sont issues de la comédie d’espionnage britannique Kingsman : Services secrets. Mais petite variante : le visage de l’acteur principal a été remplacé par celui de Trump, tandis que ceux des autres protagonistes sont recouverts par les logos de médias américains comme CNN, le Washington Post ou NBC.

“Américain Priority” rejette toute violence politique

Celui qui porte le visage du locataire de la Maison Blanche dégaine une arme et se met à tirer à vue dans un édifice religieux baptisé “Eglise des fake news”. Ainsi, il s’en prend au défunt sénateur John McCain, à son adversaire démocrate Bernie Sanders, mais aussi à son prédécesseur, Barack Obama.

>> A lire aussi : “Revenez !”: des internautes appellent à l’aide les Obama sous leurs photos d’anniversaire de mariage

Alex Phillips, l’organisateur de l’événement au cours duquel a été diffusée cette vidéo – qui a eu lieu… dans le club de golf de Trump -, s’est pourtant défendu de toute intention de promouvoir la violence. “American Priority [le nom de la conférence, ndlr] refuse toute violence politique et souhaite promouvoir un dialogue sain sur la défense de la libre expression”, a-t-il déclaré au journal américain, assurant que la vidéo avait été montrée dans le cadre d’une exposition sur les mèmes.
Les médias visés par ce déferlement de haine n’ont pas tardé à réagir. CNN a ainsi sommé le président américain, son équipe de campagne et la Maison Blanche à condamner ces images. “Ce n’est pas la première fois que des partisans du président font la promotion de la violence contre les médias dans une vidéo qu’ils semblent trouver amusante, mais c’est de loin la pire”, a tweeté la chaîne.
CNN statement on video shown at @realDonaldTrump supporter conference at Trump’s Miami resort last week: pic.twitter.com/BVKI5N5a17— CNN Communications (@CNNPR) October 14, 2019

La presse régulièrement prise pour cible

Si l’ex-magnat de l’immobilier, déjà bien occupé par la procédure d’impeachment ou par les accusations d’agressions sexuelles qui le visent, n’a pas réagi en personne, la porte-parole de la Maison Blanche Stephanie Grisham a indiqué qu’elle condamnait le clip. “Le président n’a pas encore vu la vidéo. Il la verra rapidement, mais sur la base de tout ce qu’il a entendu il la condamne fermement.”
Re: the video played over the weekend: The @POTUS @realDonaldTrump has not yet seen the video, he will see it shortly, but based upon everything he has heard, he strongly condemns this video.— Stephanie Grisham (@PressSec) October 14, 2019

Tim Murtaugh, un porte-parole de l’équipe de campagne de Trump pour l’élection de 2020, a de son côté assuré auprès du New York Times que la vidéo n’avait “pas été produite par l’équipe de campagne” et que cette dernière ne “tolér[ait] pas la violence”. On retiendra malgré tout l’animosité toute personnelle du président américain envers les journalistes, qu’il ne rechigne jamais à qualifier de personnes “horribles et affreuses”.

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Publish date : 2019-10-14 19:06:55

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Les Inrocks

Dans “Jouir”, une journaliste décortique les mythes autour de l’orgasme féminin

Dans “Jouir”, une journaliste décortique les mythes autour de l’orgasme féminin




Elles parlent d’un sentiment de honte. Pleurent parfois. Se disent “incomplètes”. Toutes sont venues ce jour-là dans l’atelier organisé par Good For Her, l’un des rares sex-shop pour femmes de Toronto. Âgées de 20 à 60 ans, elles se présentent tour à tour, comme dans une réunion des Alcooliques Anonymes. Puis se délivrent d’un lourd secret : elles n’ont jamais eu d’orgasmes et en sont terrifiées.
C’est sur cette scène que s’ouvre Jouir, en quête de l’orgasme féminin (Ed. Zones/La découverte). Plus de 200 pages d’enquête minutieuse, précise, documentée mêlant analyses, reportages et récits gonzo.
Histoire, santé, sex-toy, tantra… A 36 ans, la journaliste canadienne Sarah Barmak fait un grand tour d’horizon de tout ce qui concerne le plaisir féminin. Et en démonte les mythes, souvent sexistes. Ce livre, finalement, c’est une sorte de “manuel destiné à toutes celles qui n’arrivent pas à jouir pour quelque raison que ce soit”, résume la journaliste française Maïa Mazaurette dans la préface. Un manuel, certes, mais aussi manifeste profondément féministe.

Egalité sexuelle = Egalité de jouir ?

Une chose est sûre, le plaisir féminin passe essentiellement par le clitoris, “seul organe humain dont le plaisir soit la raison d’être”. Mais, l’orgasm gap (l’écart orgasmique) entre les sexes, comme l’autrice l’appelle, est toujours aussi important. Selon un sondage de Cosmopolitan de 2015 auprès de 2 300 femmes, seules 57 % des femmes âgées de 18 à 40 ans affirment jouir la plupart du temps lorsqu’elles ont un rapport avec un homme, tandis qu’elles constatent que leurs partenaires y parviennent 95 % du temps.
Peut-on vraisemblablement parler d’un âge d’or de la sexualité féminine pour qualifier l’époque dans laquelle nous vivons ? Comment expliquer que nous ne sautions toujours pas le pas de la masturbation ? L’égalité sexuelle se limite-t-elle vraiment à l’égalité face à la jouissance ? Que se cache-t-il réellement derrière cette aspiration au droit au plaisir ?

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Premier problème : l’étude de la sexualité féminine a été trop longtemps négligée. Difficile alors de lutter contre la croyance selon laquelle celle-ci serait “mystérieuse”… En 2006, une étude menée sur le corpus de la Bibliothèque nationale de médecine américaine montrait qu’on pouvait y trouver près de 14 000 publications sur les troubles sexuels masculins, contre à peine 5 000 sur les troubles sexuels concernant les femmes.
Sorte de fil conducteur du livre, Vanessa, une jeune écrivaine et réalisatrice de Toronto va même jusqu’à se filmer en train de se masturber pour prouver à son médecin, que oui, les femmes peuvent parfois éjaculer.
En réalité, dans l’histoire des femmes et des sexualités, le plaisir féminin a été cycliquement oublié puis redécouvert. Sous l’Empire romain, l’orgasme féminin et l’éjaculation féminine étaient synonymes de bonne santé. Dans la Grèce antique, il était perçu comme une force. Si dans le judaïsme, le sang menstruel est considéré comme quelque chose d’impur, l’orgasme féminin est, lui, célébré. “Mais à un moment donné, pour la vulve, la fête a été finie”, s’amuse Sarah Barmak qui décrit comment le début de la chrétienté marque ce dégoût pour l’appareil reproducteur des femmes. Elle parle même de “clitangoisse” pour qualifier les nombreuses tentatives d’occultation de la sexualité féminine.

Le désir

Éminemment influent, encore aujourd’hui, dans le monde de la psychanalyse, Freud avait estimé que les femmes ne jouissant pas grâce à la pénétration d’un pénis n’avaient pas franchi le stade psychologique de l’enfance.
“Humiliée dans son amour-propre par la comparaison avec le garçon tellement mieux pourvu, elle (la petite fille) renonce à la satisfaction masturbatoire par le clitoris”, expliquait-il carrément en 1933 dans son cours intitulé “La féminité”. Et en 2019, gare à celle ou celui qui osera utiliser publiquement les mots “règles”, “vagin” et “clitoris”. Il y a trois ans, une enseignante d’un collège dans le Michigan a été renvoyée pour avoir prononcé le mot “vagin” dans un cours d’art plastique sur la peintre Georgia O’Keeffe.

>> A lire aussi : Pourquoi a-t-il fallu attendre 2018 pour voir du sang dans une pub pour serviette hygiénique ?

“Le fait que le corps lui-même, dans son anatomie pure et simple, puisse faire l’objet de tant de répression, de désinformation et d’effacement à travers l’histoire, voilà le véritable mystère à résoudre”, tranche alors Sarah Barmak.
Dans une société où l’orgasme (masculin ?) est glorifié, il devient en quelque sorte un indicateur du bon fonctionnement sexuel et source de dysfonctionnement dans les cas où il est absent.
Le plus important ? Remettre la notion de désir au cœur de l’échange. C’est en tout cas ce que vise une animation pour le moins surprenante. Retour en 2013 au festival Burning Man où la journaliste assiste à la présentation en direct et en personne d’une femme atteignant l’orgasme. Des inconnus discutent et tentent de comprendre ce qui se joue ici. Comme cet homme qui veut donner davantage de plaisir à sa compagne, ou cette femme qui ne l’a jamais atteint.
Le porno alternatif peut aussi avoir une carte à jouer. En remettant en question les représentations féminines du porno classique, il donne à voir des corps, des sexes, et des manières de jouir différentes. En parallèle, émergent des groupes d’entraide et d’empowerment féminin.
Pour Sarah Barmak, une chose est sûre : “Il existe autant de sexualités que de façon d’être une femme”. “Il existe mille et un aspects de cette discussion que j’ai à peine évoqués. Je pense notamment aux expériences sexuelles très diverses des femmes ménopausées, des femmes âgées, des femmes queer et intersexuées – toutes ces femmes souvent trop rarement évoquées lors des discussions sur le sexe”, conclut-elle.
Bref, Jouir, en quête de l’orgasme féminin est bien plus qu’un simple livre, c’est un manuel de survie.
Jouir, en quête de l’orgasme féminin, de Sarah Barmak, Ed. Zones/La découverte, sortie le 3 octobre, 208 pages, 17 euros.



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