close
L’Internaute

Municipales à Strasbourg : sondage, candidats… Le point sur l’élection

Municipales à Strasbourg : sondage, candidats… Le point sur l’élection




Sommaire

Candidats aux municipales
Sondages des municipales

L’essentiel

A Strasbourg, à quelques mois des municipales 2020, sept candidats se sont officiellement lancés dans la course aux municipales dans la capitale strasbourgeoise. Quelle sera la couleur politique de la huitième ville de France à l’issue de ces municipales ? L’édile socialiste Roland Ries, âgé de 74 ans, n’a pas souhaité briguer un nouveau mandat. Deux de ses adjoints se présentent comme têtes de liste aux municipales : Mathieu Cahn avec l’investiture du PS et le haut fonctionnaire Alain Fontanel, choisi par le parti de la majorité présidentielle.

A droite, le LR Jean-Philippe Vetter a été désigné comme tête de liste par son parti, et souhaite incarner le “changement que les Strasbourgeois attendent”, selon ses dires. Du côté du RN, après l’abandon du candidat initialement investi par le parti de Marine Le Pen, le parti d’extrême droite a choisi une femme pour prendre la tête de cette campagne, Hombeline du Parc.

Les écologistes ont choisi Jeanne Barseghian comme tête de liste, enthousiasmés par la bonne dynamique d’EELV aux européennes. “Un ou une maire écologiste à Strasbourg, c’est possible”, a-t-elle assuré, à 20 Minutes. Contrairement aux plans initiaux de la gauche, EELV fera donc candidature à part, laissant LFI et Génération.s se regrouper sans eux. L’alliance de gauche a annoncé dernièrement le nom du candidat qui portera ses couleurs : il s’agira de Kévin Loquais.

En direct – Les dernières actus des municipales à Strasbourg

Alain Fontanel porte plainte pour protéger sa famille

L’actualité du 30 janvier – Le candidat LREM pour ces élections municipales 2020 à Strasbourg a déclaré dans un communiqué posté sur Facebook que sa fille de 10 ans avait trouvé dans son jardin un tract de sa campagne électorale, recouvert de croix gammées. C’est la raison pour laquelle le candidat a décidé de porter plainte, afin de protéger sa famille. Alain Fontanel a posté le message suivant : “Le débat public est souvent rugueux, c’est la règle du jeu. Il devient malheureusement de plus en plus souvent agressif voire violent sans que cela ne suscite de réelles réactions. (…) Je considère qu’une étape est clairement franchie dans le cadre des municipales : c’est un acte d’intimidation et de menace, dans mon espace privé, où ma famille vit. Strasbourg ce n’est pas cela et ça ne pourra jamais l’être. J’ai bien évidemment décidé de porter plainte. Je ne me laisserai jamais intimider et je prendrai toutes les mesures pour protéger mon équipe et ma famille. Chacun doit pouvoir défendre ses idées en démocratie, dans le respect et dans l’écoute des autres. Je continuerai pour ma part à toujours respecter ces principes.”

EELV en tête des sondages parce que “la planète va très mal” ?

L’actualité du 29 janvier – Richard Kleinschmager, politologue, s’est exprimé auprès de France 3 sur les sondages qui donnent EELV en tête des intentions de vote pour ces élections municipales à Strasbourg. Selon lui, ces chiffres sont “très étonnants”. Professeur de géopolitique à l’université de Strasbourg, il estime que les Strasbourgeois fondent leur choix pour ces municipales sur des enjeux écologiques, en partie parce que “la campagne n’a pas vraiment démarré” et que nous sommes à encore un mois et demi des élections. Selon lui, à l’approche des élections, les débats et l’opinion des citoyens se recentreront davantage sur les problématiques locales, auquel cas Jeanne Barseghian pourrait être plus en difficulté que les sondages ne l’annoncent pour le moment. Richard Kleinchmager a développé son point de vue ainsi : “Les gens se positionnent sur cette idée que la planète va très mal. (…) La question est de savoir si le local va reprendre de l’importance. Généralement, dans les dernières semaines, les questions proprement locales s’imposent, et la campagne se personnalise.”

Alain Fontanel (LREM) présente une partie de ses colistiers

L’actualité du 28 janvier – Alain Fontanel a présenté 50 de ses 64 colistiers, dont 80% sont issues de la société civile. Au vu des premiers noms présentés, la campagne du candidat LREM s’annonce manifestement centrée sur des problématiques de quartiers. On retrouve sur cette liste des dirigeants de centres socioculturels (le directeur de l’Ares Marc Philibert, la vice-présidente du centre socioculturel de Koenigshoffen Jamila Mayima et le président du centre socioculturel du Neuhof Patrick Roger), mais aussi plusieurs personnes engagées dans des associations de quartier comme Faiçal Amroune ou Jacques Stumpf. Concernant l’absence sur cette liste de Roland Ries, le maire sortant, Alain Fontanel a précisé : “C’est son choix.”

Alain Fontanel (LREM) réagit au projet de Benjamin Griveaux de déplacer la gare de l’Est

L’actualité du 27 janvier – Benjamin Griveaux, candidat officiel LREM à la mairie de Paris, ne s’est pas fait que des amis en déclarant ce dimanche son projet de déplacer la gare de l’Est en dehors de la capitale. Dans le Grand-Est en particulier, son projet a été fortement critiqué, puisque les trains communiquant avec les villes de Strasbourg, Mulhouse, Metz ou Nancy, arrivent à la gare de l’Est actuellement. Jean Rottner (LR), président de la région Grand-Est, a affirmé que “Benjamin Griveaux a dû trop jouer au Monopoly dans son enfance”. Au sein même du mouvement présidentiel, Benjamin Griveaux ne fait pas l’unanimité, puisque son collègue Alain Fontanel, candidat investi par LREM aux municipales de Strasbourg, a lui aussi vivement critiqué cette idée d’aménagement à Paris, évoquant une “vraie schnaps idée !”. Plus précisément, le candidat estime que “déplacer la gare de l’Est en périphérie est un non sens sur le fond comme sur la méthode” et s’est déclaré “fermement opposé” à ce projet. Alain Fontanel défend une liaison entre “Strasbourg, capitale européenne” et le “coeur de Paris”.

Les centres socio-culturels de Strasbourg invitent les habitants à rencontrer les candidats

L’actualité du 24 janvier – Plusieurs centres socio-culturels de la capitale alsacienne ont pris l’initiative d’organiser des rencontres entre les candidats aux élections municipales et les habitants de la ville, “en mobilisant en priorité ceux que l’on entend le moins”, précise l’invitation du centre social l’Escale. L’objectif sera d’organiser des rotations toutes les vingt minutes autour de plusieurs tables, autour de chacune desquelles seront réunis huit habitants, un candidat, un modérateur et un scribe. Plusieurs dates sont proposées, une dans chacun des centres socio-culturels mobilisés pour cet événement intitulé “Élections Municipales, j’ai des choses à dire !”. L’organisation de ces rencontres précise dans son communiqué qu’il s’agit de donner aux habitants “l’occasion de s’exprimer au sujet de ce qui les préoccupe, de leurs envies et de leur vie dans leur quartier”, précisant également que “ce temps de rencontre n’est pas un débat, ni un meeting, ni ” un temps de bureau des plaintes ” mais un temps de parole pour les habitants, un espace de production et de transmission d’idées”.

Premier sondage à Strasbourg : EELV est en tête

L’actualité du 23 janvier – Un sondage réalisé par l’Ifop pour Sud Radio a été publié ce 23 janvier, qui dessine les contours d’un second tour opposant Jeanne Barseghian, la candidate EELV, et le candidat Alain Fontanel, tête de liste LREM. La première est créditée de 27% des intentions de vote et son rival de 25% des intentions de vote. On trouve ensuite la liste LR de Jean-Philippe Vetter, suivie par celle du RN menée par Hombeline du Parc. Les listes de gauche de Kévin Loquais (LFI et Génération.s) et de Mathieu Cahn (PS) obtiennent chacune 9% des intentions de vote. Pour voir le détail de cette enquête, cliquez ici.

Une nouvelle liste à Strasbourg ? Qui sont les “habitants aux commandes” ?

L’actualité du 21 janvier – Ces habitants (habitants, plutôt que citoyens, ils y tiennent) de la ville de Strasbourg ont décidé de monter leur propre liste indépendante pour ces élections municipales dans la capitale alsacienne. Mécontentés par plusieurs décisions politiques de la ville, ils revendiquent des ambitions de “transparence financière”, et souhaitant faire de Strasbourg la “capitale des données publiques”, en rendant accessibles sur internet toutes les données des contrats de la ville, conventions et dépenses de la municipalité. Leur objectif ? Faire de Strasbourg une ville majeure de la “démocratie participative”. Pour constituer une liste, Pacha Mobasher, un des habitants à l’initiative du projet, lance un appel à candidatures afin de réunir les 65 colistiers nécessaires : “On sait qu’il y a des listes orphelines et nous appelons à ce qu’elles se rejoignent, afin d’avoir des personnes de tous les quartiers. Notre tête de liste n’est pas désignée.” Les “habitants aux commandes” souhaitent bousculer les propositions qui ont émergé lors de ces élections municipales, qu’ils jugent insatisfaisantes : “L’offre politique s’est dessinée à l’automne et on a constaté qu’aucune liste d’habitants n’émergeait, contrairement aux projets actuels de partis et de personnes,” estime Pasha Mobasher.

Bilan du maire sortant : Roland Ries, un bâtisseur ?

L’actualité du 20 janvier – A l’âge de 74 ans, Roland Ries ne se représente pas aux élections municipales de Strasbourg, après deux mandats successifs. Selon le constat de 20 Minutes, Roland Ries a su donner un nouveau visage à la capitale alsacienne, en la rapprochant du Rhin et de la ville de Kehl. Roland Ries avait fait de l’emploi sa priorité et a su tenir sa promesse sur ce terrain, avec 10 000 emplois nets créés depuis 2015 sur l’ensemble de l’agglomération. Le maire PS a aussi étendu le réseau des tramways dans la ville, et a permis la construction de 3300 logements, au lieu des 3000 annoncés. Un objectif atteint donc, peut-être au détriment des projets de verdure de la ville. Bilan en demi-teinte également en ce qui concerne les mesures écologiques et les objectifs d’impliquer la population dans une démocratie locale via des pétitions citoyennes. Dernier projet d’envergure : le maire Roland Ries a fait construire le théâtre de Maillon, une salle de spectacle inaugurée en octobre 2019 par Emmanuel Macron.

Le local du candidat LREM dégradé à plusieurs reprises

L’actualité du 17 janvier – Samedi dernier, un homme été interpellé à la fin de la journée de manifestation contre la réforme des retraites, et a été placé en garde à vue durant quarante heures. Il est soupçonné d’être l’auteur de multiples dégradations qui ont eu lieu contre le local de la campagne de la liste LREM pour ces élections électorales. Dans le même temps, l’itinéraire habituel des manifestations a été modifié : il passait jusqu’alors devant les locaux LREM, mais ce n’est plus le cas à présent. Le candidat LREM, Alain Fontanel, premier adjoint sortant, est accusé par certains Strasbourgeois d’être intervenu auprès de la police municipale pour demander ce changement d’itinéraires des cortèges de manifestants, mais dément catégoriquement ces soupçons.

En savoir plus sur les municipales à Strasbourg

Candidats aux municipales à Strasbourg en 2020

Candidature PS : Tandis que l’actuel maire de Strasbourg Roland Ries, âgé de 75 ans, a décidé de ne pas se présenter aux élections municipales de 2020, c’est un de ses adjoints, Mathieu Cahn, qui a été officiellement investi par les socialistes. Âgé de 44 ans, il a déclaré auprès de 20 Minutes “avoir des choses à apporter après [s]es deux mandats [d’adjoint].” “Je vois les sujets sur lesquels nous ne sommes pas allés assez loin,” a-t-il déclaré aux médias. En tant que troisième adjoint à la mairie de Strasbourg, il est en charge de la vie associative et de la jeunesse, de l’animation urbaine et de la politique événementielle de la huitième ville de France.
Candidature LREM : Le parti présidentiel a investi Alain Fontanel, actuellement premier adjoint au maire, pour ces élections municipales. A la mairie, il est en charge des questions de transition écologique, de santé et d’alimentation. Ce haut fonctionnaire, diplômé de Sciences Po et de l’ENA, est un ancien cadre du PS. Il est aussi vice-président de l’Eurométropole de Strasbourg et président de la Compagnie des transports strasbourgeois depuis 2014. Auparavant, il avait été de 2010 à 2015 conseiller régional d’Alsace.
Candidature EELV : Jeanne Barseghian a pris la tête de la liste des verts pour cette campagne. Une liste de rassemblement, écologiste et citoyenne, que la candidate espère propulser à la tête de la ville. Première à s’être déclarée candidate dans la course aux municipales, elle espère bien surfer sur le score des écolos aux législatives européennes. La liste de Yannick Jadot avait obtenu 20% des suffrages, en deuxième position derrière LREM. Jeanne Barseghian souhaite “un véritable changement écologique, social et démocratique” pour la capitale alsacienne.
Candidature LFI – Génération.s : A Strasbourg, comme dans d’autres villes, le parti de Jean-Luc Mélenchon et celui de Benoît Hamon partagent une liste commune pour ces élections municipales. Alors qu’une coalition de gauche avec EELV semblait initialement se profiler dans la capitale alsacienne, EELV a finalement préféré faire cavalier seul suite à ses résultats encourageants aux élections européennes. “On se parlait tous. Mais après les élections européennes, les écologistes nous ont dit qu’ils poursuivaient leur propre démarche. Nous n’allions pas rester les bras croisés,” a détaillé l’insoumis Sébastien Mas. Cette liste “Strasbourg en commun” sera mené par Kévin Loquais.
Candidature LR : Jean-Philippe Vetter a été investi par le parti de droite. Agé de 39 ans, cet élu du conseil municipal et métropolitain assure vouloir incarner le “changement” voulu selon lui par les Strasbourgeois. Malgré le faible score du parti aux européennes, il assurait en octobre à 20 Minutes que “les Strasbourgeois n’ont pas peur du renouvellement”. Le candidat est également soutenu par le mouvement Libre ! de Valérie Pécresse.
Candidature RN : Le 18 décembre, le parti de Marine Le Pen a choisi sa candidate pour ces élections municipales de 2020. C’est la conseillère régionale Hombeline du Parc qui a été désignée comme tête de liste, suite à l’abandon de Thibault Gond-Manteaux seulement 24h après son investiture et une semaine avant les révélations de 20 Minutes sur des condamnations dont il avait écopé en 2011 et 2012 en raison de sa participation à “des expéditions à visée raciste”. Selon la candidate d’extrême-droite, Strasbourg est devenue une ville “froide, sale et bétonnée”, qu’elle souhaite “nettoyer”.
Candidature UPR : Le parti de François Asselineau a investi pour cette campagne électorale à Strasbourg la candidate Pascale Hirn.
Candidature Citoyens engagés : Chantal Cutajar, adjointe au maire Roland Ries et chargée de la démocratie locale, a annoncé sa candidature à ces élections municipales strasbourgeoises. Justice sociale, réduction des inégalités, lutte contre l’intolérance, contrôle citoyen des promesses politiques et objectifs écologiques, tels sont les mots d’ordre de la candidature de Chantal Cutajar.
Candidature les Habitants aux commandes : En réaction notamment à la candidature de Chantal Cutajar, un collectif d’habitants souhaite monter sa propre liste, récusant le terme de “citoyens”, à la mode et trop utilisé selon eux. “L’offre politique s’est dessinée à l’automne et on a constaté qu’aucune liste d’habitants n’émergeait, contrairement aux projets actuels de partis et de personnes,” estime Pacha Mobasher, candidat sans étiquette aux dernières élections législatives.

Sondages sur les municipales à Strasbourg

Un sondage réalisé par l’Ifop a été publié le 23 janvier 2020. Selon cette enquête, EELV (Jeanne Barseghian) arrive en tête des intentions de vote avec 27%, suivi de près par LREM (Alain Fontanel) avec 25%. On trouve ensuite LR (Jean-Philippe Vetter) avec 14% des intentions de vote, le RN (Hombeline du Parc) avec 11%, puis la liste LFI et Génération.s (Kévin Loquais) et la liste du PS (Mathieu Cahn) a égalité avec 9% des intentions de vote. La liste de Chantal Cutajar obtient seulement 2% des intentions de vote et celle de l’UPR 1%.

Lintention de vote au 1er tour des #Municipales2020 à #Strasbourg

– #EELV/#PCF 27%
– #LREM/#Modem 25%
– #LR 14%
– #RN 11%
– #LFI/#Gs 9%
– #PS 9%
– “Citoyens engagés” 2%
– #UPR 1% pic.twitter.com/OCVfVV3T4j
— Ifop Opinion (@IfopOpinion) January 23, 2020




Source link : https://www.linternaute.com/actualite/politique/2354235-municipales-a-strasbourg-sondage-candidats-le-point-sur-l-election/

Author : Marion Douzet

Publish date : 2020-01-30 18:17:00

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Tags : L’Internaute

The author News2