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Jean-Luc Mélenchon : que reproche-t-on au chef des députés insoumis ?

Jean-Luc Mélenchon : “Peut-être que Richard Ferrand est tombé dans un piège”




“La République, c’est moi !” Cette phrase, prononcée par Jean-Luc Mélenchon lors d’une perquisition du 16 octobre 2018, lui vaut d’être jugé à partir de ce jeudi 19 septembre. Le leader de La France insoumise (LFI), mais aussi les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud, le parlementaire européen Manuel Bompard, le conseiller d’État Bernard Pignerol et l’attachée de presse du mouvement, Muriel Rozenfeld, vont comparaître devant le tribunal correctionnel.
Ils sont poursuivis pour des actes d’intimidation à l’encontre de l’autorité judiciaire, rébellion et provocation. Le 16 octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon s’était opposé avec virulence à la perquisition menée au siège de son parti dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris. L’une portait sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et l’autre sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de la France insoumise, confiées depuis novembre à des juges d’instruction.
Le chef de file de La France insoumise, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile quelques heures avant, avait dénoncé une “énorme opération de police politique” à son encontre. Plus tard, il s’était rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition avait viré à la confrontation.
Là, devant les caméras de télévision, il avait alors appelé ses proches à “enfoncer la porte” pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours, affirmant notamment : “La République c’est moi”. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui tentait de s’interposer.
“Un procès politique” dénonce les Insoumis
Ces dernières semaines, les Insoumis et en premier lieu leur chef ont martelé l’idée d’un “procès politique” et d’une justice aux ordres du pouvoir. Ils l’abordent sous le terme de “lawfare”, pratique selon eux de plus en plus courante des dirigeants à travers la planète pour museler les oppositions. Jean-Luc Mélenchon, en particulier, a profité de son périple en Amérique latine cet été pour rendre visite à l’ex-président brésilien Lula en prison et faire le parallèle entre leurs deux situations.
Dans une tribune, le chef des Insoumis et quelque 200 personnalités comme l’ex-président brésilien Lula et le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel estimaient que “le temps des procès politiques doit cesser” et appelaient à “la coopération mondiale des résistances juridiques”.
Lors de sa première prise de parole publique à son retour d’Amérique latine, Jean-Luc Mélenchon a été jusqu’à qualifier les magistrats de “menteurs”. “Je n’ai pas confiance dans la justice”, a-t-il confié, avant de lancer: “Je n’ai pas peur, ni des campagnes de presse, ni des policiers, ni des magistrats, vous pouvez me mettre en prison, me rendre inéligible, je n’ai pas peur !”.
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Author : Paul Turban,AFP

Publish date : 2019-09-19 04:18:00

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